» Dédé « le facteur toujours le bienvenu!!!

Anonyme dit :

Je me souviens aussi du « Dėdė », avec son vélo à sacoches, qui n’hésitait pas à apporter le courrier à la maison pour s’hydrater d’un petit pastis en fin de tournée dans les années 90.

LA VIGIE CITOYENNE.

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La receveuse et le facteur, l’ami, le messager, porteur des bonnes et des mauvaises nouvelles …

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Marie et Victor Théophile COUTURIER (alors en tenue militaire). Théo, ainsi l’appelait-on, sera pendant de longues années facteur auxiliaire. il décèdera en 1974. Son épouse Marie, porteuse des télégrammes, décèdera en 1978. Albert leur fils, ancien militaire, deviendra facteur au village et leur petit-fils Michel occupera un poste de responsable au Centre de tri postal de Dijon. Autant dire une famille PTT, « Théo », grand « chiqueur, finira ses jours en se déplaçant complètement courbé, marqué par les durs labeurs et toutes les vicissitudes de l’époque..

Les P.T.T., les Receveurs et facteurs.

Eh oui !….avant et encore dans les années 1960, on disait couramment les P.T.T. (Poste-Télégraphe-Téléphone). Personne alors n’imaginait l’arrivée du portable et d’internet, entrainant à terme la disparition du télégramme et de la cabine téléphonique. Personne ne se serait alors aventuré à pronostiquer la fermeture éventuelle du bureau de poste local. Et pourtant, voyez où nous en sommes aujourd’hui ! Même le facteur ne connaît plus la notoriété qui était la sienne…ce n’est plus l’homme « attendu » qui apportait, avec sa présence amicale, les bonnes et parfois moins bonnes « nouvelles ». A son insu, la boîte aux lettres et l’auto l’ont écarté de la population. Non seulement le bureau de poste rendait de bons et loyaux services à toute une population, surtout rurale et ancienne, limitée dans ses déplacements, mais le facteur était l’homme providentiel, riche d’un élogieux prestige. C’était l’homme sur lequel on pouvait compter qui pouvait, dans le monde rural notamment, vous donner quelques infos et vous faire quelques commissions. C’était un fonctionnaire très populaire. Hélas le fil conducteur s’est rompu. Curieusement, malgré toutes les évolutions en matière de circulation : autos-trains- avions, la lettre qui nous arrivait le lendemain de son expédition, par un facteur à pied ou à bicyclette, ne vous parvient plus aussi ponctuellement et encore sous réserve d’un timbre spécifique, sinon !…On nous dit aujourd’hui … « le volume du courrier est en diminution »… oui mais, en plus du progrès, on a tout fait pour l’écarter ! La meilleure preuve, les deux tarifs !

A Messigny, dans les années 30, la « receveuse »Emilie MONTIGNY était installée au n°22 de la place de l’église. Elle fut remplacée en 1939 par Charles MOUGENOT qui occupera le poste jusqu’en 1945. Mademoiselle CHARPENTIER lui succèdera en 1957 date de sa retraite, elle sera remplacée pendant 9 ans par M. MOURLIN. Le 6 Octobre 1966 arrivera M. DEVELLE qui tiendra ce poste pendant 15 ans, étant remplacé le 5 Janvier 1982 par M. Alain VIARD qui prendra sa retraite à Messigny en 2002. M. Serge LECLERC sera installé à ce poste jusqu’en 2005 date à laquelle il rejoindra une autre affectation. Depuis, hélas, de sérieuses menaces « plombent »le bureau de Poste de Messigny et Vantoux. Aujourd’hui devenu plus une agence postale qu’un bureau. L’ouverture au public est limitée à 4 jours par semaine et l’après midi seulement. Là aussi, la politique du fric compte plus que le service public. L’Etat n’est plus au service du citoyen, c’est le citoyen qui doit dorénavant s’incliner devant la mise en sommeil progressive des services publics. Et là; à l’instar d’autres services, ce sont surtout les ruraux qui trinquent, victimes de services privés en recherche du profit.

La localisation de notre bureau des P.T.T. aura changé De l’arrière de l’église il passera en contre bas, de l’autre côté de la route nationale, le 30 Janvier 1940. Puis partira rue des écoles, au n° 6 bis le 16 Mai 1978.

Qui se souvient encore du facteur, enveloppé l’hiver dans sa grande pèlerine avec son énorme sacoche porteuse des lettres et journaux. Il allait d’un bon pas, frappant à la porte des maisons pour y remettre ce que le contenu de sa sacoche lui dictait. Avant les années 1950 la boite aux lettres n’était pas exigée. Quelques mots sur le temps, la santé, les infos avant de s’éloigner alertement pour poursuivre et terminer sa « tournée ». C’était l’homme attendu qui devait se prémunir de toutes les offres de boisson. Un métier compliqué pour éviter de déplaire, tant ce n’est pas facile de refuser constamment… ! Du fin fond des bois, comme des fermes isolées, grâce au facteur, ces citoyens restaient reliés à la société.

Messigny et Vantoux connaitront comme facteurs: Emile BAUDRY-Louis PAIN-Eugène COTTET- Marcel MARANDE- Albert COUTURIER de cette époque révolue du facteur à pied. Le bureau des P.T.T. de Messigny desservait bien entendu le village mais également avec ses facteurs :Vantoux- Asnières- Savigny le Sec-Epagny- Marsannay le Bois- Sainte Foy- Curtil St Seine et Saussy, y compris toutes les fermes isolées, baraques de bûcherons, etc.. . Dans les années 1930/1940 Théophile COUTURIER avait été affecté comme facteur auxiliaire pour effectuer les remplacements. Son épouse Marie était alors, pour les deux communes de Messigny et Vantoux la « porteuse » de télégrammes. Tâche ingrate, le télégramme étant souvent porteur de mauvaises nouvelles.

Depuis 1990 l’administration des P.T.T. une et indivisible a été transformée en Etablissement Public Industriel et Commercial. En quelques années de profonds changements sont intervenus, sous la pression d’une technologie en pleine évolution et d’un secteur privé glouton. Téléphone et télégramme ayant été découplés du secteur postal, des services privés se sont installés dans une concurrence sauvage, avec des tarifs élevés, sans que l’usager y retrouve son compte. Devenu trop esseulé et fragile, le service postal, ex PTT, a vu son quadrillage remis en cause et sa présence rurale fortement menacée. On voit même aujourd’hui des colis, arrivés à l’agence postale et non réclamés dans les 15 jours, faute d’en avoir avisé le destinataire, repartir chez l’expéditeur. Réponse du service postal: c’est à vous de suivre votre colis ! Où va-t-on ?…

Comme ils sont loin nos facteurs d’antan, à pied ou à vélo ! Eux qui savaient se transformer occasionnellement en coursiers auprès du boulanger, de l’épicier, voire auprès du docteur ou l’alerter, pour rendre service aux personnes âgées comme aux habitants des fermes isolées. On a coutume de dire « on n’arrête pas le progrès » certes, mais peut-on appeler ça le progrès ? Financier oui, mais social surtout pas !

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Ce qui aura été le dernier bureau des P.T.T. de Messigny et Vantoux, inauguré en 1978

G. BALLIOT

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Troquer le 4/4 pour le bus !!!

Arlette dit :

Vous ne croyez quand même pas que ces dames qui emmènent leurs mômes à l’école en 4-4 vont prendre le bus? le maire dit que çà coûterait très cher pour très peu de gens alors? et puis ce n’est pas aussi prestigieux que la salle des fêtes. Au fait on n’entend plus à ce sujet les riverains râleurs contre cette salle. Grandes g….et rien dedans.

LA VIGIE CITOYENNE.

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C’est l’histoire du singe …

Joseph Josephin dit :

C’est l’histoire d’un singe qui vivait heureux dans sa jungle. Il se nourrissait des succulents fruits cueillis dans la canopée. Un jour, un individu chelou l’a sorti de son habitat naturel. Il lui présenta un saladier de fraises. Le singe regarda le plat avec ses beaux fruits rouges qu’il ne connaissait pas. Il ne touchera pas aux fraises et l’individu considérera qu’il n’avait pas faim.

Privés de transports en commun par leur municipalité, les habitants ont été contraints de s’organiser. Ils ont dû s’équiper d’une ou plusieurs voitures selon la composition de la famille et leurs moyens. D’autres, ont opté pour le scooter ou profite des déplacements de leurs voisins pour faire leurs courses ou se rendre chez un spécialiste à Dijon. Pour les plus jeunes c’est l’auto stop et le taxi pour les visiteurs qui rendent visite à leur famille ou des amis à la maison de retraite ou de convalescence sur le plateau de la mare. Face à la capacité d’adaptation de la population, la municipalité en a donc conclu que faire venir les transports en commun de la Métropole à Messigny et Vantoux n’était pas nécessaire et coûterait trop cher !!! Un argent que l’on peut gaspiller ailleurs pour satisfaire les égos de quelques uns. Mais les habitants ont-ils été un jour consultés ?

LA VIGIE CITOYENNE.

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Transports en commun; plus de services , moins de pollution …

Anatole dit :

Vous avez parfaitement raison. Ce manque de moyens de transport est scandaleux comparé au gaspillage que nous pouvons constater que ce soit au niveau communal; départemental; régional ou national ( nouveau carrefour route d’Is sur Tille, la route d’Étaule ). Cette fragmentation des devoirs est très utile pour repousser les évolutions. Avant de repartir sur Dijon le bus d’Ahuy stationne sur la place pendant une longue période. Il lui serait facile d’arriver jusqu’à Messigny et Vantoux, mais non ce serait trop simple. On argumente en nous disant – mais personne ne prend le bus- peut-être mais les temps de rotations sont tellement espacés que la dissuasion a été la plus forte. Personne ne veut voir que les étudiants et les personnes âgées y trouveraient une large satisfaction. Voilà un sujet pour les prochaines élections.

LA VIGIE CITOYENNE.

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Le stop des jeunes faute de transports en commun suffisants !!!

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Habiter en dehors des grandes villes, sans transports en commun réguliers pose un problème réel, inquiétant.  Certains habitants n’ont pas de voiture, d’autres, plus âgés ne veulent pas la prendre pour leur sécurité et éviter les problèmes de stationnement de plus en plus compliqués au centre ville. Quant aux ados, ils ont les transports scolaires mais comment faire pour rentrer à la maison quand les cours finissent plus tôt ou sont annulés et que les parents sont à leur travail ? Comment rejoindre les copains en ville pour les sorties ? Comment rentrer ensuite à la maison? On rencontre de plus en plus de jeunes qui font du stop à partir d’Ahuy ( terminus des transports en commun de la Métropole ) avec les risques que cela comporte !!! Autant de situations préoccupantes qui devraient conduire la municipalité à réfléchir pour le mieux vivre de tous et la sécurité des  jeunes habitants.

LA VIGIE CITOYENNE.

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Atrazine, l’incroyable hypocrisie de la France !!!

LA FRANCE INTERDIT UN PESTICIDE… MAIS L’EXPORTE VERS DES PAYS EN DÉVELOPPEMENT
L’atrazine, herbicide utilisé dans les cultures de maïs et de canne à sucre, est interdit depuis 2004 en Europe. Il s’agit d’un perturbateur endocrinien dont les effets peuvent être graves à long terme. Or, la France, la Suisse, l’Italie, l’Espagne, les Pays-Bas et la Belgique l’exportent dans des pays en développement.

Il s’appelle l’atrazine. Cet herbicide est interdit depuis 2001 en France et depuis 2004 en Europe. Il est classé par l’Agence européenne des produits chimiques (ECHA) comme « très toxique pour la vie aquatique avec des effets à long terme. Il peut endommager des organes suite à une exposition prolongée ou répétée ».

Risque de cancer

Et pourtant, selon les données de l’ECHA, relevées par Le Monde, la France a autorisé, depuis le mois de janvier, l’exportation de sept cargaisons de ce pesticide vers la Chine, la Suisse, le Pakistan, le Soudan, l’Ukraine et l’Azerbaïdjan. « Ce sont des intentions d’exportation », précise l’ECHA à Novethic, « les exportations réelles sont déclarées à l’ECHA à la fin de l’année ». La France n’est pas le seul pays à vouloir exporter ce produit. L’Italie, la Suisse (déjà importatrice), les Pays-Bas, la Belgique et l’Espagne suivent eux aussi le mouvement.

Pour l’association helvétique Public Eye, pas de doute, l’usage de cet herbicide est la signature du géant bâlois Syngenta. « La firme domine les ventes d’atrazine (50% de parts de marché) », explique l’association. « L’atrazine est un perturbateur endocrinien qui affecte le système reproducteur et augmente les risques de cancer », ajoute Public Eye.

Violation de la convention de Bâle

Contacté par Novethic, Syngenta affirme « ne pas donner d’information sur la production ni sur les pays de destination ». Mais l’entreprise rappelle que « cet herbicide homologuée est utilisée dans plus de soixante pays dans le monde ». « Il s’est imposée comme un outil important et efficace pour les agriculteurs dans le désherbage de nombreuses cultures dont le maïs et la canne à sucre », souligne Xavier Thévenot, porte-parole du groupe.

Pour Laurent Gaberell de Public Eye, ces exportations sont une violation de la convention de Bâle sur le transport de déchets dangereux. « L’atrazine est un produit de protection des cultures et n’est donc absolument pas classée comme « déchet » . Cette convention ne s’applique donc pas à l’atrazine », répond Syngenta.

Marina Fabre @fabre_marina

LA VIGIE CITOYENNE.

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Souvenir, souvenir …

Danielle dit :

Simplement pour vous signaler que mon grand-père paternel : Mr CORNEMILLOT Georges se trouve sur la photo des pompiers de Messigny ; 3ème personne en partant de la droite de la photo .
Mme RUIZ née CORNEMILLOT Danielle

LA VIGIE CITOYENNE.

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Salle des fêtes ; était-ce un poisson d’avril !!!

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Une affichette bleue apposée sur le panneau de permis de construire de la salle des fêtes, délivré le 1er avril,  nous informe d’un constat d’huissier de justice. Que se passe-t-il ? Soyez vigilants,  consultez le site officiel de la Mairie qui ne manquera pas de vous donner des informations dans les plus brefs délais .

LA VIGIE CITOYENNE.

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La Compagnie des Sapeurs Pompiers de Messigny …

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les pompiers de Messigny et Vantoux au concours départemental de Chatillon/Seine en 1930.où ils avaient obtenu 1 prix d’excellence et 2 prix d’honneur.

C‘est en 1910 que Messigny se dotera d’une compagnie de Sapeurs Pompiers avec à sa tête, comme lieutenant, Emile MONTIGNY. Elle disparaitra avec la guerre 1914/1918 pour être reconstituée en 1920. En prendront successivement la tête Charles CREPIN, puis Jules GAUSSOT, Albert JAVELLE, André CHOUMETTE, et André MEURET. Elle disparaitra en 1953 par une démission collective suite à des invectives sur la façon de marcher au pas lors des défilés, puis sur un incident de moto pompe un jour d’incendie. Participant à de nombreux concours départementaux elle avait pourtant connu une grande célébrité face à des compagnies autrement plus importantes, preuve de sa discipline et de la qualité de ses entrainements.

Chaque année elle organisait une fête au village connaissant un très grand succès, avec loteries et stands très animés. Se dotant par ailleurs d’une clique, clairons et tambours, avec participation à toutes les commémorations et fêtes. Chaque manifestation avait alors « de la gueule » comme on dit couramment. Les relations dijonnaises de monsieur CHOUMETTE, avec la clique des pompiers dijonnais, y ayant beaucoup contribué.

Emile GALLAND et la sonnerie aux morts !

En 1947, viendra s’installer à Messigny monsieur Emile GALLAND, chef de la clique des sapeurs pompiers dijonnais, prenant sa retraite après 40ans de service. Dès son arrivée au village avec Jean et Pierre ses deux fils et leur famille respective, ils s’investiront brillamment dans la clique municipale lui apportant un tonus supplémentaire. En 1926, monsieur André CHOUMETTE connaissant Emile GALLAND comme un excellent musicien et compositeur lui avait demandé alors une sonnerie spécifique pour marquer les hommages à rendre aux soldats tombés aux Champ d’Honneur. Sonnerie qui n’existait pas, ce que déplorait monsieur CHOUMETTE. C’est ainsi qu’Emile GALLAND, répondant à cette requête amicale, composera la si émouvante sonnerie « Aux Morts », aujourd’hui mondialement connue.

Hélas, seulement 4 années après son arrivée à Messigny, monsieur Emile GALLAND décédait. Le mardi 17 Juillet 1951, à l’issue de la cérémonie religieuse, monsieur CHOUMETTE lui rendra un mémorable hommage qui marquera les esprits, car peu d’habitants étaient au courant du talent et des mérites du défunt. Monsieur GALLAND, dans sa modestie, n’avait jamais cherché à obtenir la reconnaissance de sa composition. La popularité de ce chant si tragique lui suffisant amplement. Sa reconnaissance officielle lui importait peu. Cet hymne sera exécuté, pour la première fois à Paris le 14 Juillet 1931, par la Garde Républicaine, sous les ordres de Pierre DUPONT, lequel s’en verra du coup attribuer la composition.

Vues et Emile GALLAND- 13-3-2019 015

-original de l’allocution de M. CHOUMETTE, le 17 juillet 1951.

Après le décès de son père, Jean GALLAND partira habiter et travailler à Dijon comme facteur. Pierre, resté à Messigny y décèdera en 1963, laissant son épouse et ses huit enfants : Denis- Rolland- André- Jean Pierre- Jean Louis- Bernard- Yves et Christian. Leur maman partie à Dijon y est décédée voici quelques mois. De son séjour à Messigny et Vantoux Mme GALLAND, maman exemplaire malgré tous ses soucis, a laissé d’excellents souvenirs. Toutes celles et ceux l’ayant alors connu peuvent témoigner de son extraordinaire bonté.

A l’appui du rappel sur l’existence d’une Compagnie des Sapeurs Pompiers à Messigny et Vantoux, il eut été anormal de ne pas souligner la participation du musicien compositeur Emile GALLAND ayant marqué, par son talent, notre histoire locale et nationale d’un hymne inoubliable. 

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– Monsieur Emile GALLAND 

G. BALLIOT

LA VIGIE CITOYENNE.

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Un couple de  » col vert « explore le Suzon à la recherche de l’endroit idéal pour nicher …

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Les canards mâles ont au derrière le plumage vif et chatoyant que les mousquetaires ont au chapeau pour affirmer leur virilité. Les canes ont le plumeau gris terne que les concierges ont dans l’escalier pour souligner leur féminité.
Fonds de tiroir – Desproges

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LA VIGIE CITOYENNE.

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Rénovation de la salle des fêtes : 2,8 M€ ou 3,8 M€ !!!

Arlette dit :

C’est vraiment çà. Dans le journal Bien Public de dimanche dernier on peut lire dans l’article sur la salle des fêtes écrit au journal par le maire et pas par le local: la rénovation-extension de la salle des fêtes et la création d’un espace sportif (pour ENVIRON 2,8 M€) regroupant etc…ENVIRON c’est qu’on ne sait pas bien si c’est çà ou pas? Il faut lire 3,8 M€ laisse entendre quelqu’un du conseil. Donc faute de frappe du journal. Et puis avec ce budget total de 3 M€, ils veulent faire tout le reste, ils se moquent de nous. C’est du foutage de g….

LA VIGIE CITOYENNE.
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Le centre de vacances  » La Cigogne  » de nouveau en vente !!!

Jacques dit :

Il parait effectivement que l’ex-colonie de vacances  » La cigogne » soit de nouveau en vente après presque 1 an d’attente!
Les casseroles aux fesses du soit disant intéressé un certain Monsieur TOTA ont eu raisons compte tenu de l’importance de l’investissement.

LA VIGIE CITOYENNE.
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Une lectrice a aimé les  » travailleurs des forêts … »

Mme GARNIER dit :

Merci Monsieur Balliot, je suis à jour dans les lectures de tous vos récits tellement précis et vivants rendant hommage à ces travailleurs des forêts, des hommes courageux pour des travaux précis et finalement riches de connaissances professionnelles.
C’est passionnant, tellement bien raconté et les photos ajoutent encore aux qualités de ces hommes dur au labeur.

LA VIGIE CITOYENNE.

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Pas de crise de vocation à Messigny et Vantoux …

Joseph Joséphin dit :

49% des maires sortant disent vouloir abandonner tout mandat électif, d’après une étude menée auprès de 35.357 élus et publiée ce jeudi.

Les maires de France ont le blues. D’après une enquête de l’Observatoire de la démocratie de proximité publiée jeudi en partenariat avec le Cevipof de Sciences-Po et l’Association des maires de France (AMF), un maire sur deux ne souhaite pas se représenter aux municipales de 2020, notamment dans les petites communes. Au total, cette étude a été menée auprès de 35.357 élus. 20% des maires interrogés ont répondu au moins partiellement au questionnaire qui leur a été soumis.

Entre « résignation et incertitude », 49% des maires sortants interrogés disent vouloir « abandonner tout mandat électif ». En 2014, 40% des maires avaient effectivement été renouvelés aux municipales. Si un tel renouvellement traduirait « une vitalité de la démocratie », il « met aussi en exergue une certaine crise des vocations ».

Messigny et Vantoux semble, heureusement à l’abri de cette crise des vocations. Le maire sortant et sa valeureuse équipe seraient prêts à relever le défit pour un deuxième mandat. Difficile et douloureux pour eux d’abandonner des chantiers qu’ils ont initiés. Et ils ont à coeur de mener leur mission jusqu’à son terme avant de passer la main en laissant une situation saine et enviable à leurs successeurs.

LA VIGIE CITOYENNE.

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Les réactions de 3 lecteurs …

Rouletabille dit : ( citoyens vigilants )

Ce système semble être une découverte pour la municipalité, pourtant il existe depuis longtemps dans plusieurs de nos quartiers. Inutile d’afficher ce logo en entrées de village. Cela fait ‘chic’ mais ne décourage en rien les voyous. Il y a beaucoup plus astucieux à mettre en oeuvre…..

Antoine dit : ( citoyens vigilants )

Parfaitement d’accord, d’autant que ce système a plutôt une très fâcheuse réputation vous ne trouvez pas.

Anatole dit : ( pourquoi un 2ème mandat )

J’ose croire si je m’en tiens à certains échos qu’il trouvera sur sa route une autre liste qui lui posera des problèmes. C’est logique d’ailleurs après l’imposant échec des sortants.

LA VIGIE CITOYENNE.

 

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Pourquoi un second mandat ?

Jean Ris dit :

Vincent est dans l’obligation de faire un nouveau mandat pour ne pas voir ses revenus s’effondrer brutalement. Comme il n’y a pas d’opposition sérieuse en face, ça ne devrait pas être compliqué malgré la batterie de cuisine qu’il traîne. Reste à trouver 18 potiches.
Certains adjoints aux dents longues devront avaler une nouvelle couleuvre.
Bien joué Vincent, au royaume des aveugles, les borgnes sont rois.

LA VIGIE CITOYENNE.

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Quid de la participation citoyenne à Messigny et Vantoux !!!

 

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Le 11 décembre 2018, la VIGIE écrivait :

«  Le Major Jean- Philippe Cottin a fait un exposé sur la » participation citoyenne » en préambule de la réunion . Il a proposé au Conseil Municipal que la commune adhère à une » convention citoyenne » pour contribuer à l’amélioration de la sécurité des personnes et des biens dans le village. Une réunion publique devrait se tenir en janvier pour informer les habitants et faire appel à des volontaires qui désirent devenir « référents » de quartier . »

Une réunion s’est bien tenue en janvier 2019 à la salle des fêtes mais depuis plus de nouvelles. !!! Pas de volontaires !!!

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LA VIGIE CITOYENNE.

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Les débardeurs et les schlitteurs …

A. DECAMP et Schlitteurs- 16-3-2019 008

  • Deux schlitteurs l’un derrière l’autre. Voyez la charge de bois et comme les pieds doivent s’accrocher au sol pour la descente. Après il faudra remonter la schlitte sur le dos. Quel métier et « chapeau » messieurs les schlitteurs !

Un hommage de G.BALLIOT à : Julien MULLER- André MEURET et Michel CAMUZAT

Antérieurement les chevaux, ou les bœufs parfois, étaient utilisés pour transporter le bois de chauffage, de la forêt au domicile des particuliers, que ce soit à la campagne ou à la ville. Ils étaient également attelés pour « débarder » le bois en forêt et du parterre de la coupe vers un dépôt en bordure de route.

C’était, en forêt surtout, un métier extrêmement dangereux, nécessitant en permanence une appréciation exacte du terrain, de ses déclivités, comme des possibilités inhérentes à l’attelage. Bien des hommes y ont été blessés, bien des chevaux y ont laissé leur vie. Le débardeur, dans les coteaux en particulier, devait prendre constamment d’énormes risques. La moindre erreur d’appréciation pouvait lui être fatale, comme à l’attelage. C’était, pour lui et sa famille, constamment « le salaire de la peur ! » En terrain moins accidenté les arbres étaient attachés à un « triqueballe » sorte de chariot à deux roues pour être conduits en place chargeable.

A Messigny et Vantoux, deux hommes s’étaient particulièrement spécialisés dans le débardage et le charroi du bois : André MEURET et Julien MULLER. Ils connaissaient les moindres détails des territoires forestiers des environs. Bien avant la pointe du jour, ils étaient déjà sur la route. De retour au domicile en fin de matinée, l’après midi ils repartaient pour livrer le chargement de bois dans les villages alentours ou à Dijon. Rien ne les arrêtait, le lendemain était fait comme la veille, quel que soit le temps ! Entretenir le matériel, soigner et nourrir les chevaux, le repas, dormir un peu et déjà, sur le coup des 3 heures du matin, les préparatifs pour un nouveau départ. Infatigables…ils étaient infatigables ! Et pourtant comme ils devaient être longs, finalement, ces parcours répétitifs vers Curtil, Val-Suzon, quand ce n’était pas Francheville.

Mais le plus pénible et surtout le plus dangereux restait le débardage en forêt dans les coteaux. Il y avait alors mille précautions à prendre pour que bêtes et hommes ne soient pas emportés par la poussée du chargement, veiller que le charroi ne se couche pas dans un dévers, ne pas glisser et se faire prendre par une roue, éviter les arbres ou les repérer à temps et s’en servir éventuellement pour stopper une descente compromise par une vitesse devenue trop grande qui aurait tout emporté. C’était un métier terrifiant, exigeant une connaissance parfaite des lieux comme des capacités de l’attelage. Avant 1945 et l’apparition des roues à pneus, important progrès pour le débardage comme pour la route, les charrettes étaient montées sur deux hautes roues en bois et ferrées. C’était encore autrement plus traître que les roues à pneus. Dans les pentes, parfois rapides, il fallait constamment une analyse prompte et sans erreur, sinon…

Pour remplacer bœufs ou chevaux est arrivé le tracteur. Mais pour autant les difficultés ne se sont pas effacées. Les dangers étaient toujours là, bien présents et aussi menaçants.

Qui se souvient de Michel CAMUZAT, commis de Pierre ESTIVALET. C’était un débardeur très expérimenté il savait se sortir de situations très difficiles, exemple dans le coteau pentu du belvédère de Sainte FOY. Combien de fois n’y a-t-il pas frôlé la mort. C’était, de surcroit, un dur au mal. Un jour, dans les coteaux de Jouvence derrière l’actuel Chenil, lors d’un débardage, suite à un accident, il s’est retrouvé, seul, avec une jambe cassée. Il réussira néanmoins, en se trainant, à rejoindre la route de Val-Suzon au pont Joliet, pour stopper un automobiliste et se faire conduire à l’’hopital. Quelque temps plus tard il reprendra son travail comme si rien ne s’était passé.

Le comble sera qu’il est mort chez lui, dans son garage, écrasé par son tracteur qu’il avait stoppé et qui s’est mis soudain à avancer inexorablement. Horrible fin de celui qui avait été un casse-cou du débardage en forêt.

Dans les forêts ou parties de forêts trop pentues, pour descendre le bois en bas de coteau il faut parfois en passer par le schlittage, pour ne pas avoir à jeter le bois à maintes reprises sur des centaines de mètres. Là encore, un métier qui n’allait pas sans prendre des risques énormes. Un métier qui exigeait une connaissance parfaite du terrain comme de ses propres capacités. Car là, attention, quelques 3 à 400 kgs de bois pouvaient rapidement vous passer sur le dos. La descente du schlitteur avait quelque chose de majestueux mais combien terrifiante. A la moindre erreur, à la moindre faiblesse, à la moindre glissade, ce pouvait être la catastrophe !

Débardeurs forestiers, schlitteurs …des métiers dont on parle peu, mais néanmoins, qui sont restés «  des métiers de titans » ! C’est pourquoi, écrivant ce «  papier », je me permets de rendre un hommage particulier à Julien MULLER, André MEURET et Michel CAMUZAT, tous les trois aujourd’hui disparus. Je ne peux oublier ce qu’ils ont fait, les risques qu’ils ont pris, souvent j’y pense.

Il y a, à MESSIGNY et VANTOUX, un « Vosgien » qui connaît parfaitement le schlittage pour l’avoir pratiqué. Il en parle merveilleusement bien, je me devais de vous le signaler !

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                           Un débardage au tracteur dans un « combet »

LA VIGIE CITOYENNE.

 

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Réunion du Conseil du mercredi 3 avril ; des annonces inespérées !!!

1er avril 2019, des annonces étonnantes …

  • début des travaux de réhabilitation de la décharge communale avant la fin du 2ème trimestre 2019.
  • révélation de l’origine des traces d’atrazine.
  • récupération des pierres de taille du mur d’enceinte de la communauté de communes qui seront très prochainement utilisées pour des travaux au presbytère.
  • accord amiable entre la Mairie et l’utilisateur actuel du portail de l’ancienne école porté disparu pendant plusieurs années.
  • annonce de la candidature du Maire pour un second mandat.
  • publication du plan de révision du P L U au 2ème trimètre 2019.
  • révélation du site retenu pour honorer l’ancien Maire Émile Montigny.
  • début des travaux de réhabilitation de la salle des fêtes en mai.

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LA VIGIE CITOYENNE.

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Un second mandat pour parachever son oeuvre !!!

Antoine dit :

Tonton, pourquoi tu tousses! monsieur le maire aimerait bien voir commencer les travaux de la salle des fêtes et autres mais il reste tant et tant d’obstacles non résolus. Un signe qui ne trompe pas il fait savoir partout qu’il va se représenter au printemps prochain. Y a d’la joie….

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Salle des fêtes ; début des travaux !!!

La salle des fêtes ne serait plus disponible à la location à partir de fin avril 2019. On peut donc légitimement penser que la municipalité a dû recevoir toutes les autorisations nécessaires pour envisager de débuter les travaux !!! Le Conseil Municipal devrait donc logiquement annoncer l’ouverture du chantier, en mai, lors de sa prochaine réunion le mercredi 3 avril 2019 !!!

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Ma mini revue de presse …

Pause des dividendes cette année pour certaines entreprises du CAC 40 .

En 2018, les dividendes avaient atteint 46,5 milliards. Cet entracte dans la distribution de dividendes dans seulement un 1/4 des entreprises du CAC 40 devrait leur permettre, en cette période de crise, d’assimiler tranquillement ceux de l’année dernière. Mais les 3/4 des entreprises n’ont pas renoncé à les augmenter !!! Bon appétit !!!

Les tarifs EDF vont augmenter en juin !!!

Pourquoi en juin ? Il est prudent d’attendre la fin de l’élection Européenne et les mois d’été car les factures sont plus légères en cette période estivale. Une augmentation, quel que soit son taux, sur une facture réduite a moins de chance d’affoler les consommateurs

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Les gilets jaunes dénoncent des fins de mois difficiles !!!

Mais les Députés sont -ils convaincus par la longue mobilisation de cette France paupérisée, ignorée, invisible qui attend d’être entendue !!! Les réponses aux revendications des gilets jaunes n’ont que trop tardé !!! Les deux » France » campent sur leurs positions. Le gouvernement joue la montre et espère que le mouvement va s’essouffler. Il cherche aussi, par tous les moyens, à le discréditer en l’accusant d’être responsable de la présence des casseurs et de leur comportement. Les gilets exercent seulement leur droit de manifester. Et c’est au gouvernement et lui seul qu’il appartient de protéger les personnes et les biens, pas aux manifestants.

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Source : Aujourd’hui Week-End

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Les charbonniers …

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  • Le charbonnier MILESI, fils d’une famille de bûcherons et charbonniers, « dresse  sa meule » avec soin. Cette image nous donne l’occasion d’admirer sa brouette très spéciale et également sur le côté son petit traineau ( schlitte ) pour débardage de la charbonnette jusqu’aux abords de la « meule ».

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  • Cette photo nous montre la « meule » terminée avant qu’elle ne soit recouverte puis mise à feu. Impressionnante avec cette charbonnette si harmonieusement dressée. L’agent forestier René MARION semble admiratif de ce travail. Sur le côté gauche, on peut voir « la bique » du bûcheron sur laquelle il couche les perches pour les scier.

En début du XX ème siècle le charbon de bois était encore très utilisé, par certains boulangers d’abord, puis par nombre de foyers, pour la cuisson alimentaire destinée aux volailles ou porcs, par exemple. Voire également chauffer les fers à repasser. Il y avait une certaine réticence à utiliser le charbon de bois à l’intérieur des maisons. Les malaises qu’il pouvait provoquer incitant à une grande prudence. La hantise du charbon de bois était devenue telle, qu’il s’utilisait le plus souvent possible à l’extérieur des habitations 

Selon l’expression populaire bien connue, charbonnier était un des métiers où il fallait « aller au charbon » et j’ajouterai « nuit et jour ». Les contraintes liées à ce métier étaient redoutables par la fatigue et pour le porte monnaie éventuellement. Il fallait au charbonnier de l’époque assumer une grande vigilance, de jour comme de nuit, tout en restant très technique selon les changements climatiques. Une négligence dans les contrôles et toute la « meule » pouvait être perdue. Les bons charbonniers étaient très recherchés. Il y avait chez eux comme un don difficile à transmettre. Il faut dire aussi que les clients étaient exigeants, car très à même d’en apprécier tout de suite la qualité. Pour en juger il suffit simplement d’en prendre un morceau et de le claquer avec l’ongle. Si le charbon tinte c’est parfait, sinon  sa qualité est douteuse. Ce métier, qui était directement exercé en forêt, est aujourd’hui quasiment disparu. De nos jours, sa fabrication est industrialisée. Hier était carbonisée seulement la charbonnette sur le lieu de son exploitation, aujourd’hui beaucoup de déchets, bois de scieries et autres, le sont également au titre du recyclage.

Jusque dans les années 1960 le premier travail du charbonnier était d’installer dans les pentes forestières sa baraque puis des plates-formes, à la pioche et à la pelle, afin de pouvoir y aménager ses « meules ». Oui, ses « meules » car c’est ainsi que le charbonnier devait s’organiser, étant constamment en activité sur au moins trois « places à charbon ». Une meule en construction, une en « cuisson », la 3ème en attente de sa mise en sacs d’où la nécessité de 3 plates-formes au moins. Autour d’un piquet central assez gros et haut il « dressera » avec beaucoup d’application huit à dix stères de charbonnette en forme de demi-sphère la plus parfaite possible. La perfection de ce travail comptera beaucoup dans la qualité de son charbon. Sa « meule » terminée il devra la recouvrir d’une épaisse couche de mousse et de feuilles, puis de terre. Ayant retiré le pieu central, par cette sorte de cheminée ainsi créée, il introduira les braises qui mettront le feu à l’ensemble. La charbonnette se trouvait ainsi « cuite » lentement, à l’étouffée, sans aucune flamme, le feu simplement entretenu par quelques aérations savamment installées tout autour selon son appréciation liée au temps. Dès lors il lui faudra veiller constamment, de jour comme de nuit, pour éviter les prises d’air importantes qui provoqueraient des flammes et réduiraient en cendres tout ou partie de la « meule ». Des pertes financières très sensibles pouvaient en découler. Pour lui et son patron, adjudicataire de la coupe. Ah, ce n’était pas toujours très drôle, surtout les journées ou les nuits de grand vent. Ce métier pratiqué en famille devenait plus simple, mais pour un charbonnier seul c’était parfois infernal. Car il lui fallait bien s’absenter, pour assurer son ravitaillement. Et là, non seulement il fallait faire vite mais rien n’était garanti pendant l’absence, même de courte durée.

Lorsque le charbonnier estimait sa meule, totalement « cuite », au constat d’une vapeur bleutée, dont lui seul savait apprécier le niveau, il lui fallait complètement l’obstruer et la recouvrir encore plus pour l’éteindre et la refroidir. C’était aux environs de 3 jours et 3 nuits qu’il avait été contraint de la surveiller au plus près …mais sans pour autant cesser tout travail. Car les autres « meules » étaient là, en attente. Quel métier et quelle santé ! Une fois totalement éteinte la meule était découverte et pouvait alors commencer la mise en sac, imagée par le fameux slogan « …noir comme un charbonnier ! » car la poussière ne le ménageait pas, çà non !

Comme on peut le vérifier, rien ne lui était épargné, surtout que ce n’était toujours qu’un épisode de l’éternel recommencement, dans une organisation du travail bien rôdée. Car cette charbonnette il lui fallait aller la quérir, et parfois assez loin, avec la brouette ou le traineau, pour l’amener sur la plateforme ! Comment s’étonner alors que l’on puisse dire du charbonnier « …qu’il était maître chez lui ! ». Lui seul savait où en était l’avancement et l’organisation de son travail et personne ne pouvait le conseiller.

Dans les environs certaines familles : BOLATRE- DEL TORO- FAIVRE- MILESI- PY- et j’en passe sans doute, s’étaient forgées une solide réputation dans ce métier si particulier.

Evidemment, on l’aura compris, le charbonnier, seul ou en famille, vivait constamment en forêt où il «  baraquait ». Alors lorsqu’il pouvait en toute quiétude trouver quelques heures de répit comment s’étonner de le retrouver au village. A la recherche de personnes avec qui il pouvait causer, s’informer. Les commerces locaux de Messigny en offraient l’avantage, qu’il vienne de Ste FOY, CURTIL, SAUSSY, SAVIGNY le SEC ou VAL-SUZON.

Avec l’arrivée de la guerre, l’essence étant de plus en plus rare, le gazogène est arrivé en force. Pour faire face aux besoins et activer la production charbon, des fours métalliques ont été confectionnés et mis à la disposition des charbonniers. On en trouve encore quelques vestiges, ici et là, abandonnés en forêt comme pour nous rappeler les mauvais souvenirs, nés de la folie d’un homme !

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  • Charbonnier ? Un métier dont on moquait le visage noirci, oubliant tout le reste !… Ici la mise en sac du charbon. Voyez l’astuce pour tenir le sac bien ouvert. 

G. BALLIOT

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Le Château de Vantoux peut-être vendu !!!

Château de Vantoux

En 1330, Eudes de Saulx cite « la maison-forte de Vantoux ». La lignée des Saulx-Vantoux s’éteint au milieu du XVII° siècle. Il n’y a pas de lien avec la lignée des Berbisey. En 1670, Jean ‘I’ de Berbisey fait démolir ce qui restait de l’ancienne maison-forte des comtes de Saulx tombée en ruines et en 1699, Jean ‘II’ de Berbisey, Premier président du Parlement de Bourgogne, lance la construction de ce château tel que nous le voyons aujourd’hui. Effectivement sans descendance, Jean ‘II’ de Berbisey légua tous ses biens à la Présidence du Parlement de Bourgogne. A partir de cette date le château connut une succession de propriétaires allant du baron au roturier. Le 31 janvier 1959, le Comte Le Gouz Xavier de Saint-Seine se porte acquéreur du château. La structure particulière de ce dernier en fait le premier édifice du genre construit en Bourgogne au XVIII° siècle. Il est classé monument historique le 10 mars 1944 et le 7 mai 1945. Référence : Le Château de Vantoux et son village – Claude Kayser – Ed. Coloradoc – 1996.

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Bon repas et bon appétit avec votre ami …

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Le château de Vantoux en vente !!!

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Le Château de Vantoux fut construit de 1700 à 1704, par le baron de Saulx-Vantoux, Jean de Berbisey, le premier président du Parlement de Bourgogne. Il mourut en 1748 sans héritiers, alors il légua par testament toute sa fortune et son domaine, à la charge de premier président au Parlement.

Le Château de Vantoux est la propriété de la comtesse Xavier de Saint-Seine.

La SCI du Château de Vantoux a été créée en 2002. Elle est spécialisée dans le secteur d’activité de la location de terrains et autres biens immobiliers.

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D’un lecteur Arménien…

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Les familles de bûcherons …

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La forêt aura employé beaucoup de «  bras » : avant, pendant, et une décennie après la dernière guerre, soit comme bûcherons, charbonniers ou débardeurs. Un monde vivant souvent en famille, sur le lieu de travail. Mais impliquant de construire la « baraque » qui allait devenir la résidence de toute la famille pendant la durée de l’exploitation. Ces familles étaient le plus souvent au service d’un exploitant forestier et le suivaient, selon ses acquisitions. D’autres, plus locaux, n’exerçaient que dans leur environnement, changeant constamment de « patrons »mais avec l’avantage de résider au village en famille. C’était alors, chaque jour, l’aller et retour sur le chantier, pourtant parfois assez éloigné.

Dans la première moitié du siècle dernier le bois s’exploitait encore à la cognée pour les perches et les arbres de moindres dimensions. Et, à deux, au « passe-partout » (grande scie à large lame et sans monture) pour les arbres au-delà de 40 cm de diamètre. Mais encore fallait-il « entailler » à la cognée le tour de l’arbre, au niveau écorce aubier. La scie compromettant la pousse des rejets sur le pourtour du tronc. Telle était l’obligation découlant du Code Forestier. Les exploitations forestières se pratiquent normalement hors sève, donc en automne et hiver. Le bûcheron doit veiller à ne pas exploiter les arbres marqués pour être «réservés » que ce soit des « baliveaux »(perches de la première génération) des « modernes » (arbres de 60 cm et plus de circonférence) ou « anciens » ( arbres de plus de 1,m 40 de circonférence). Le service forestier veille et des sanctions parfois sévères peuvent tomber.

Au village on dénombrait des familles de bûcherons dont c’était le métier : Emile PARRIOT et Georges BARON, ou la famille LENZINI (5 personnes) vivant en « baraque » dans la forêt, sur le talus, face à Jouvence. Vers 1940, on dénombrait dans la commune quantité de bûcherons, disons itinérants,  plus des charbonniers et des débardeurs. Messigny était, à l’époque quasiment un centre de travailleurs forestiers.

L’outillage du bûcheron était assez limité : serpes, cognées, scies et un passe-partout. Une meule en gré était installée auprès de sa baraque pour aiguiser régulièrement les outils. Car l’affutage avait une importance énorme tant sur le rendement travail que sur la fatigue. Des limes diverses servaient à l’entretien des scies et du passe-partout. Il fallait également que le bûcheron fabrique ses «  biques » c’est-à-dire ses chevalets sur lesquels il poserait ses perches pour « rogner » la charbonnette ou scier le plus gros bois à la dimension fixée. Travail qu’il fera souvent le soir à la nuit tombée, à la lueur des feux. Chaque « bique » était fabriquée à partir d’une grosse bûche dans laquelle il perçait, à l’aide d’une tarière, quatre trous dans lesquels il emboiterait ensuite 4 « pieds » en bois. La difficulté résidait dans ces perçages. Tant il fallait veiller à donner la bonne inclinaison à chacun d’eux afin d’obtenir une bonne assise de la « bique ».

Chaque semaine passait le marchand de bois ou son commis de coupe, pour vérifier la qualité du travail, l’empilage, compter les stères et…payer ! C’était un métier de titans, non seulement pour le bûcheron mais pour son épouse et les enfants dès qu’ils avaient une dizaine d’années. Toute la famille était au travail, soit pour débroussailler devant le bûcheron afin de faciliter l’exploitation à la cognée, soit pour scier des perches abattues ou   « rogner » la charbonnette à la serpe ou la scie, soit pour bruler les branchages car en ce temps là tout devait être parfaitement propre sur le parterre de la coupe. L’arrivée de la tronçonneuse modifiera profondément ce vieux métier. Les rendements seront accrus mais les frais d’entretien aussi. Et, bizarrement, malgré de meilleurs rendements volumes, les salaires ne suivront pas à l’’identique.

Devant une situation qui se compliquera, avec la guerre et l’occupation, l’administration des Eaux et Forêts sera conduite à ouvrir de vastes chantiers forestiers, pour faire face aux besoins en charbon de bois pour les gazogènes. Des chantiers qui serviront par la suite, fort heureusement, de « planques » aux réfractaires au Service du Travail Obligatoire.

Depuis la seconde moitié du siècle dernier, d’imposants engins mécaniques ont remplacé les bûcherons. Ces machines abattent, ébranchent et découpent à la dimension souhaitée. On n’arrête pas le progrès ! Sauf que la forêt n’est plus aujourd’hui considérée, gérée et exploitée que pour le profit. Les parties jugées non rentables, dans une parcelle, ne sont plus exploitées et ce qui vient de l’être présente un véritable spectacle de désolation. Il est loin le temps de la coupe de bois totalement exploitée offrant une belle vision, avec son parterre parfait et ses belles piles de bois harmonieusement bien réparties. Ce qui se passe aujourd’hui est extrêmement grave ! On détruit la réelle richesse de la forêt. Celle qui devrait rester au service de l’homme pour lui apporter l’oxygène, le protéger des vents, lui conserver ses sources, etc. Aujourd’hui, dans la gestion de la forêt, est abandonné tout ce fondamental pour le profit. Alors même que nous produisons de plus en plus de nocivités et qu’il faudrait les combattre. Les engins d’aujourd’hui écrasent tout. Sur le sol damé, l’eau ne pouvant plus s’infiltrer ruisselle. Conséquence les sources ne sont plus correctement alimentées… quand elles peuvent l’être encore !

A côté des professionnels du bûcheronnage, n’oublions pas « l’affouagiste ». Il exploite son « lot » d’affouage pour son usage personnel. Etre affouagiste n’est pas un métier c’est un moyen de se chauffer au moindre coût. Dans les années 1950, Messigny avec quelques 500 habitants comptait une bonne centaine d’affouagistes. Vantoux avec une centaine d’habitants, ayant sa forêt communale avait ses propres affouagistes.

Faire son affouage n’est pas une partie de plaisir, même aujourd’hui avec l’aide d’une tronçonneuse. Ce travail exigeant nécessite d’abord une grande vigilance, les accidents en ce milieu pouvant être très graves. Ce sont surtout des branches mortes, restées en suspension dans la ramure, dont il convient de se méfier. C’est extrêmement traître car elles sont parfois peu visibles, pour chuter rapidement alors que se couche l’arbre où la perche que vous abattez. Mais, par contre, combien est grand le plaisir du petit casse-croûte sur un tronc d’arbre, surtout entre voisins d’affouages. Les anciens expliquaient souvent que couper son bois  était idéal pour se chauffer constamment. Lors de l’abattage, du sciage, du débardage, de la fente des grosses bûches et enfin …devant son feu ! Là, c’est surtout devant l’âtre d’une grande cheminée, que vous avez enfin la récompense de tous vos efforts, notamment avec le petit apéritif à portée de main. Ne laissons pas tomber les bons moments de la vie, veillons à les entretenir soigneusement !

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Légende des photos :

L’agent forestier Adrien KELLE en discussion avec un couple de bûcherons en forêt domaniale de Val-Suzon

M. Alphonse DECAMP, en 1962 à 80 ans, avec cognée et scie, partant à l’affouage

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L’Atrazine, le feu follet des Grandschamps …

Les traces d’atrazine sont de nouveau absentes aux dernières analyses sans que l’on sache pourquoi !!! . La partie de cache cache continue …Un coup je te vois, un coup je ne te vois pas. Etrange !!!

Conclusion sanitaire ( Prélèvement N° : 00137759) du 4 mars 2019.

 

Eau d’alimentation conforme aux exigences de qualité en vigueur pour l’ensemble des paramètres mesurés. A noter la teneur faible en chlore dans l’eau au moment du prélèvement. Le système de désinfection doit être vérifié.

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L’humble violette, symbole de la modestie !!!

T’as de beaux yeux, tu sais ? Quand ils sont verts j’y vais cueillir la pâquerette Quand ils sont bleus j’y plonge au fond de leur marine Quand ils sont noirs j’y prends le deuil de ma voisine Quand ils sont mauves alors j’y cueille ta violette. T’as de beaux yeux, tu sais ? Regarde. .. Regarde. ..
T’as de beaux yeux, tu sais ! – Léo Ferré

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Hommage aux lavandières …

Mme GARNIER dit :

Bonjour à Monsieur Balliot et compliments pour cet hommage rendu au dur métier de lavandières….Je me souviens de ma mère lavant directement notre lessive familiale dans la rivière Armançon, été comme hiver, un travail harassant. Merci pour elles toutes…..

LA VIGIE CITOYENNE.

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Quel crédit accorder aux avis publiés sur internet !!!

Vero dit :

Bonjour, merci pour cet article intéressant. Et, comme vous semblez vraiment vous y connaître, j’ai une question qui me taraude. J’ai lu sur un site ( https://avisnegatifs.wordpress.com/ ) qu’il faut utiliser les avis utilisateurs pour mon restaurant.Mais, je pense qu’il ne faut pas utiliser ce type de publicité car cela apporte trop de buzz négatif. Or, un restaurant avec des mauvaises notes, c’est la mort assurée ! Donc, le risque me semble gros de mettre une fiche Google My Business pour mon restau… Vous en pensez quoi ?

LA VIGIE .

Les clients consultent de plus en plus les avis publiés sur internet avant de choisir un restaurant, un hôtel ou avant d’effectuer un achat. Ils n’ont pas les mêmes goûts, les mêmes attentes. Deux phrases reviennent souvent dans les commerces «  »et avec çà !!! » et au restaurant au moment de régler l’addition  » çà vous a plu « . Les clients répondent le plus souvent oui, même si ils ne sont qu’à moitié satisfaits. Et le restaurateur est convaincu qu’il fait bien son travail . Si le client fait une remarque, on lui répond le plus souvent on ne me l’a jamais dit. Peu de personnes acceptent les critiques même si elles sont justifiées. Lorsque je fais une critique de vive voix ou sur un site internet, elle est sincère et je l’explique. Elle se veut constructive . Maintenant, le commerçant est libre d’en tenir compte ou non c’est son problème. Mais je suis persuadé que c’est son intérêt et celui des futurs clients.

LA VIGIE CITOYENNE.

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Depuis 1830, à Messigny et Vantoux, on lave le linge sale à l’eau de Jouvence –

0585Aujourd’hui, passant devant le lavoir de Messigny, ou celui de Vantoux, on imagine mal qu’il y a seulement 50 ans de cela, y résonnaient encore les « rouillots » des lavandières. Elles étaient là, très tôt le matin, même en hiver. Parfois une dizaine ou plus, notamment le lundi. Chacune avait sa place, non pas réservée, mais née d’un certain respect coutumier. Certes la cohabitation entre toutes n’était pas toujours « coulant de source ». Il leur fallait savoir oublier les « brouilles » souvent stupides, qu’elles soient de famille ou du voisinage. Le lavoir de Messigny sera dessiné par le maire Henri FREMIET qui s’était fait la promesse de l’eau courante en son village. Les travaux, dirigé par lui-même débuteront le 8 Novembre 1829. Ce lavoir est notamment remarquable par sa toiture compluvium, bien qu’alimenté par l’eau de Jouvence, quelle référence !

En principe le linge était « décrassé » le lundi, pour être « rincé » le mardi. Pour certaines femmes c’était leur métier, leur « gagne pain ». Tel était le cas de Marie GUIGNOT, laquelle demeurait, quelle chance pour elle, au n° 4 de la rue du Lavoir. Entre le décrassage, la préparation du « cuvier », le « coulage » du « lessu », le  rinçage, l’essorage, l’étendage et le repassage c’était un peu l’enfer tous les jours !

C’était la situation de Jeanne Marie Le CALVE, brave lavandière à Tôt dans la Manche où en 1970 un agent publicitaire, en machines à laver le linge, fera d’elle une vedette, lorsque installée au bord de la Gerfleur, rivière du lieu, elle lance un truculent  « ch’est ben vrai, cha ! » Ainsi s’est trouvée popularisée la machine à laver le linge, libérant la femme de cette corvée. Non seulement répétitive, contraignante et terriblement épuisante mais le devenant davantage encore, lorsqu’il fallait remonter la brouette de linge mouillé, par une longue côte comme c’était le cas à Messigny. Et que dire alors de Curtil St Seine, par exemple, où le lavoir était situé dans un coteau, à 1km 300 au nord du village, en pleine forêt, à proximité de la route Vernot- Francheville. Remarquable lavoir d’ailleurs !

Malgré toute l’admiration que l’on peut porter sur notre magnifique lavoir, laissons-nous surtout gagner par un respectueux hommage envers toutes les femmes qui ont connu, en ces lieux tant et tant de souffrances. Agenouillées dans leur « carrosse », courbées des heures entières vers ces pierres posées en lavoir, le dos balayé par un constant courant d’air, les mains en permanence au contact de l’eau glacée, crispées sur cette maudite brosse en chiendent pour frotter, frotter et frotter encore, avant de se saisir du « battoir » pour frapper, frapper ce linge, afin d’en sortir toutes les impuretés.

Armand LELONG, garde champêtre, l’homme à tout faire du village, comme le sont aujourd’hui Patrick et Yvon, vidait et nettoyait régulièrement le lavoir municipal chaque dimanche matin..

Dans le courant des années 1970, avec l’utilisation des « pierres d’éviers » modernes, puis l’arrivée progressive des machines à laver, les lavandières seront de moins en moins nombreuses à fréquenter le lavoir municipal. Alors, voulant économiser l’eau, la municipalité prendra la décision de réduire de moitié la capacité du bassin, par un muret construit en son milieu. Une décision qui entrainera la révolte. Les lavandières, arguant, avec raison,  que l’eau devenait rapidement beaucoup trop sale. Sans oublier un tassement des places disponibles, entrainant des changements et comme les places, au lavoir, étaient plus « sacrées » que les places à l’église ! En signe de protestation, des pots de fleurs furent installés sur le muret séparatif. Une façon comme une autre de manifester leur mauvaise humeur, par la délicatesse des fleurs !

Au lavoir on parlait peu de politique, sinon municipale. D’ailleurs les femmes ne venaient d’obtenir le droit de vote que depuis peu. C’est le 21 Avril 1944 que Charles De Gaulle signera l’ordonnance allant dans le sens de l’Assemblée Consultative d’Alger. Elles voteront pour la 1èrefois le 29 Avril 1945 à l’occasion des élections municipales. Pourtant, dès 1936, des femmes étaient entrées au gouvernement Léon BLUM, Irène JOLIOT CURIE à la Recherche Scientifique, Cécile BRUNSCHICG à l’Education Nationale. Tout un événement, alors que n’ayant pas le droit de vote !

Il n’y avait encore que peu de radios écoutées et pas encore de télévision. Dès lors, malgré les difficultés, la vie communautaire était plus étroite. Le lavoir et les bistrots étaient là pour relayer les bonnes comme les mauvaises nouvelles…! Ainsi allait le monde rural en ce siècle passé, durement secoué par deux guerres.

Aujourd’hui ce splendide lavoir municipal aux piliers en pierres de taille, formant huit belles arches, est abandonné à son triste sort. Le muret de la discorde qui divisait son bassin a été démoli. Mais pour autant il n’en est pas moins devenu affreusement triste ce superbe lavoir de quelques 14 mètres de longs sur 2 de large. Ses deux « rinçoirs » avec, pour chacun, deux bornes d’alimentation, sont intacts. Tout au long du fond, la longue dalle en pierre, qui servait à poser les « carrosses » ou les baquets de linge est toujours présente. A l’extérieur, côté sud, le grand abreuvoir d’une quinzaine de mètres, où venaient se désaltérer les troupeaux du bas du village, a été comblé. Mais ses deux bornes d’alimentation sont encore présentes ! Par contre l’emplacement situé à l’avant est devenu un parking autos. Dans les années 80 il avait été question de transformer ce lavoir en musée de l’outillage. Mais il ne verra jamais le jour.

Passant fréquemment devant je ne peux m’empêcher d’avoir une pensée émue pour toutes ces lavandières. Par tous les temps, le froid, la neige, dans les courants d’air, elles venaient ici s’agenouiller des heures et des heures, devant cette pierre inclinée, pour faire leur lessive. Et je me dis que bientôt, plus personne au village, ne sera là pour leur accorder le moindre souvenir, n’ayant pas connu cette époque et les « misères » qui étaient les leurs. Y compris pour remonter la brouette chargée du linge mouillé. On admirera peut-être encore ce beau lavoir, tant mieux, mais qui pourra bien songer à ce qu’a été ici la vie des «  Marie- Berthe- Jeanne- Denise- Gisèle- Geneviève- Odette- Alice- Albertine- Marguerite- Irène- Françoise- Marie Louise…et de très jeunes filles comme Yvette et Simone, sans ignorer tant et tant d’autres ! Je pense que chaque lavoir aujourd’hui, par respect et reconnaissance, devrait être baptisé «  Temple de la souffrance féminine»

G. BALLIOT

cartes postales J.MARTIN 049Légendes des photos

De gauche à droite : Mesdames Geneviève TISSIER- Philomène LELONG-Albertine ROGER- Simone SOULIER-Gisèle ALLARD- Marguerite RENOT-Charlotte AUBONNET.

Le nombre de brouettes, stationnées devant le lavoir, est très significatif de son utilisation..

LA VIGIE CITOYENNE.

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Où promener les toutous !!!

Clémentine dit :

Ça devient vraiment grave, maintenant c’est le terrain de la salle des fêtes qui va être démoli, si vous savez où il y a un terrain ou un bout de terrain clos ou à clôturer, je suis preneuse, ainsi que tous les propriétaires de Chiens, on aimerait avoir un endroit pour lâcher nos loulous.

LA VIGIE CITOYENNE.

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Ah ! çà défoule …

A la caisse d’un supermarché, une vieille dame choisit un sac en
> plastique pour ranger ses achats.

> La caissière lui reproche de ne pas se mettre à l’écologie et lui dit :
 
>  » Votre génération ne comprend tout simplement pas le mouvement
> écologique. Seuls les jeunes vont payer pour la vieille génération
> qui a gaspillé toutes les ressources ! »
>
> La vieille femme s’excuse auprès de la caissière et explique :
>
> “-Je suis désolée, il n’y avait pas de mouvement écologiste
> de mon temps.”
>
> Alors qu’elle quitte la caisse, la mine déconfite, la caissière ajoute :
>
> – « Ce sont des gens comme vous qui ont ruiné toutes les ressources à nos
> dépens. C’est vrai, vous ne considériez absolument pas la protection de
> l’environnement dans votre temps.
>
> Alors, un peu énervée, la vieille dame fait observer :
>
> – A cette époque on retournait les bouteilles de verre. Le magasin les
> renvoyait à l’usine pour être lavées, stérilisées et remplies à nouveau.
> Les bouteilles étaient recyclées, mais on ne connaissait pas le
> mouvement écologique.
>
> Elle ajoute :
>
> De mon temps, on montait l’escalier à pied : on n’avait pas
> d’escaliers roulants et peu d’ascenseurs. On ne prenait pas sa voiture à
> chaque fois qu’il fallait se déplacer de deux rues : on marchait jusqu’à
> l’épicerie du coin. Mais, c’est vrai, on ne connaissait pas le mouvement
> écologiste.
>
> On ne connaissait pas les couches jetables : on lavait les couches des
> bébés.
> On faisait sécher les vêtements dehors sur une corde
> On avait un réveil qu’on remontait le soir.
>
> Dans la cuisine, on s’activait pour préparer les repas ; on ne disposait
> pas de tous ces gadgets électriques spécialisés pour tout préparer sans
> efforts et qui bouffent des watts autant qu’EDF en produit.
>
> Quand on emballait des éléments fragiles à envoyer par la poste, on
> utilisait comme rembourrage du papier journal ou de la ouate, dans des
> boites ayant déjà servi, pas des bulles en mousse de polystyrène ou en
> plastique
>
> On n’avait pas de tondeuses à essence autopropulsées ou auto-portées :
>
> On utilisait l’huile de coude pour tondre le gazon.
>
> On travaillait physiquement ; on n’avait pas besoin d’aller dans un club
> de gym pour courir sur des tapis roulants qui fonctionnent à l’électricité.
> Mais, c’est vrai, on ne connaissait pas le mouvement écologiste.
> On buvait de l’eau à la fontaine quand on avait soif.
>
> On n’utilisait pas de tasses ou de bouteilles en plastique à jeter.
>
> On remplissait les stylos dans une bouteille d’encre au lieu d’acheter
> un nouveau stylo.
>
> On remplaçait les lames de rasoir au lieu de jeter le rasoir entier
> après quelques utilisations.
>
> Mais, c’est vrai, on ne connaissait pas le mouvement écologiste.
>
> Les gens prenaient le bus, le métro, le train et les enfants se
> rendaient à l’école à vélo ou à pied au lieu d’utiliser la voiture
> familiale et maman comme un service de taxi 24 H sur 24.
>
> Les enfants gardaient le même cartable durant plusieurs années, les
> cahiers continuaient d’une année sur l’autre, les crayons de couleurs,
> gommes, taille- crayon et autres accessoires duraient tant qu’ils
> pouvaient, pas un cartable tous les ans et des cahiers jetés fin juin,
> de nouveaux crayons et gommes avec un nouveau slogan à chaque rue.
>
> Mais, c’est vrai, on ne connaissait pas le mouvement écologique !
>
> On n’avait qu’une prise de courant par pièce, et pas de bande
> multiprises pour alimenter toute la panoplie des accessoires électriques
> indispensables aux jeunes d’aujourd’hui.
>
> ALORS VIENS PAS ME FAIRE CHIER AVEC TON MOUVEMENT ECOLOGISTE !
>
> Tout ce qu’on regrette, c’est de ne pas avoir eu assez tôt la pilule,
> pour éviter d’engendrer la génération des jeunes cons comme vous, qui
> s’imagine avoir tout inventé, à commencer par le travail, qui ne savent
> pas écrire 10 lignes sans faire 20 fautes d’orthographe , qui n’ont
> jamais ouvert un bouquin autre que des bandes dessinées, qui ne savent
> pas qui a écrit le Boléro de Ravel… (pensent même que c’est un grand
> couturier), qui ne savent pas mieux où passe le Danube quand on leur
> propose Vienne ou Athènes, etc. mais qui croient tout de même pouvoir
> donner des leçons aux autres, du haut de leur ignorance crasse !
> CROTTE à la fin
>
> Merci de ne pas imprimer ce message afin de préserver l’environnement.
> Mais ne vous privez pas de faire suivre ! ! !

LA VIGIE CITOYENNE.

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Le jardin s’éveille doucement à l’annonce du printemps …

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Guy RANCOURT
Jonquille, acrostiche

J…aune comme le soleil la jonquille.
O…n la voit un peu partout dans les rocailles et parterres.
N…arcisse l’appelle-t-on parfois.
Q…ue tu es magnifique dans tes dentelles!
U…ne mini trompette se cache dans tes pétales.
I…mpossible d’imaginer le printemps sans ta présence.
L…égère et délicate, tu te balances au vent
L…aissant derrière ce déhanchement tant de grâce
E…t d’essences subtiles, toi la jonquille…

LA VIGIE CITOYENNE .

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Des rumeurs, encore des rumeurs, toujours des rumeurs !!!

Antoine dit :

Non Alain, il faut arrêter de « prendre les enfants du bon dieu pour des canards sauvages »:
– le dépotoir, l’atrazine, le plan d’occupation des sols toujours en attente depuis 5 ans, les inondations prétendues absurdes rue du Stade, l’affaire Montigny étouffée avec une commission sous l’éteignoir, la porte cochère rue de la Mare, les pierres du mur de la rue des écoles, le transfert absurde et coûteux des terrains sportifs, les travaux dangereux au- dessus de l’aqueduc Darcy, etc, etc…Tout était « imaginaire » et « élucubration »…?
Je me pose la question de savoir si au conseil municipal on s’est déjà interrogé sur le  » Principe de Peter ».

LVC dit :

 » Le célèbre Principe de Peter est que tout employé compétent bénéficiera d’une promotion jusqu’à ce qu’il atteigne son niveau d’incompétence… d’où il ne bougera plus. Conséquence logique (c’est son corollaire) : avec le temps, tous les postes seront occupés par des incompétents. »

LA VIGIE CITOYENNE.

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 » …les rumeurs, vraies ou fausses sont souvent révélatrices … » ( Christoph Waltz ).

Anatole dit :

Comment pouvez vous blâmer ce que vous qualifiez de « rumeurs » alors que ce climat est soigneusement entretenu par un conseil municipal refusant de donner les informations dues aux citoyens électeurs. Car finalement, que ça plaise ou non, l’origine des rumeurs prétendues incombe au Conseil Municipal. Lorsque ses membres pourront répondre aux citoyens que nous sommes il n’y aura plus de rumeurs, des critiques sans doute, mais c’est surtout celles là qui sont redoutées, d’où l’explication du silence. A bon entendeur

LA VIGIE CITOYENNE.

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Le presbytère est toujours occupé …

Alain dit :

Heureusement qu’il y a des rumeurs qui circulent pour alimenter l’imagination débordante des chroniqueurs abonnés à ce site. Et le viel adage : « il n’y a pas de fumée sans feu » leur permet toutes les élucubrations possibles et inimaginables. Que je sache le presbytère est toujours occupé par le père Ruiz. .Quand à l’état des finances de la commune on devrait en savoir plus prochainement lors du vote du prochain budget. . Wait and see. ….

LA VIGIE CITOYENNE.

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Infos en brèves …

L’administration de la commune ne compte plus que trois personnes…la quatrième a vu, il y a quelques semaines, son contrat non renouvelé. Ce « licenciement » serait-il en rapport avec le fait que la commune « aurait  besoin d’argent » comme le suggère un ancien maire !!!

Le site de la Cigogne est de nouveau disponible à la vente…les derniers acquéreurs potentiels ont déclaré forfait….pour quelle raison !!!

LA VIGIE CITOYENNE.

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Quels projets pour le presbytère !!!

C.Kayser dit :

Des logements sociaux à cet endroit ? La rumeur en circule et, c’est bien connu il n’y a pas de fumée sans feu! Il est aussi dit que ce projet servirait à…renflouer les caisses de la commune? Dans un souci de clarté, la municipalité dément-elle ces échos? Cette plate-forme de la cure a une longue et belle histoire qui se conforterait par sa transformation en une mairie digne de ce nom dont le coût financier ne serait pas aussi excessif que l’on veut bien le dire Le parc pourrait également être aménagé à moindre frais et pourquoi pas avec l’aide de bénévoles comme cela se pratique dans nombre de villages. Appuyé en partie sur les restes des remparts Est du vieux Messigny ce site deviendrait un lieu de rencontre au quotidien, une sorte de poumon vert au coeur du village. Mesdames et Messieurs les élu(e)s vous qui connaissez le village par coeur, qui êtes en permanence à l’écoute de la population, réfléchissez ne laissez pas tomber ce site entre les mains d’un promoteur…ce serait du gâchis que (peut-être) vous regretteriez plus tard et nous avec! Bien entendu ce ne sont là que des suggestions…..

LA VIGIE CITOYENNE.

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C’était Marie DELABORDE, la Marie Mielle …

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Pour les anciens du village, Marie DELABORDE c’était la Marie ou plus couramment « la Marie MIELLE » perpétuant là une coutume ancienne et locale où les jeunes filles mariées étaient toujours appelées de leur nom de jeune fille et non par celui du mariage. Pourquoi ? Peut-être à l’époque déjà le souhait de protéger la féminité ?

Marie DELABORDE a commencé par se faire une certaine réputation à partir de « tournées » d’épicerie à travers les campagnes environnantes, dans le début des années 1930. C’est vrai qu’à l’époque l’auto était assez rare et les femmes au volant encore bien davantage, vous l’imaginez facilement. D’autant qu’au village il n’y avait guère que 5 à 6 autos. Alors « la Marie » est devenue une femme extraordinaire ! Dans tous les villages périphériques de Messigny « la Marie » arrivait, tel le prophète, avec sa fourgonnette bourrée en quantité de produits alimentaires et boissons. En chacun d’eux, elle avait plusieurs stationnements précis. Les clients arrivaient à l’appel du klaxon de l’auto, toujours le même jour, chaque semaine et à une heure identique. Tout était parfaitement organisé. Elle savait rester parfaite « commerçante », mais veillait pour autant à ne pas se laisser entraîner, dans la discussion, avec des retards qui seraient devenus gênants pour sa clientèle en attente. C’était tout un art pour ne pas blesser ou déplaire. Mais la Marie… savait faire !

Puis elle finira par décider d’installer une épicerie dans l’une des pièces de leur logement, 6 rue du Lavoir. A Messigny, il y avait bien déjà de l’épicerie dans les deux boulangeries mais pour elle, selon sa conception du métier, ce n’était là que du dépannage pour rendre service. Alors elle s’est installée, pour apporter un plus au village, à la clientèle. Pour accéder au magasin, il fallait descendre des marches. Son épicerie se présentait comme étant assez étroite donnant l’impression d’une certaine longueur, ce qui n’était pourtant pas le cas. Malgré cela, toujours très bien achalandée, avec des produits frais, son épicerie allait rapidement connaître un certain succès. Ce qui obligera parfois la clientèle à patienter dans la rue, faute de pouvoir pénétrer dans le magasin. C’était la vie rurale, toujours dans la bonne humeur. Sauf, qu’en Septembre 1939, la guerre étant déclarée, les premières mesures de restrictions appliquées sur le ravitaillement allaient notablement perturber le rythme commercial et les choix alimentaires. Toujours dans la bonne humeur, Marie DELABORDE saura constamment s’adapter, pour satisfaire au mieux ses clients, malgré l’absence de nombreux produits, remplacés par des ersatz, avec surtout la contrainte des tickets de ravitaillement. Tickets qu’il fallait détacher avec soin, tant ils étaient petits, pour ensuite les collationner afin de justifier le réapprovisionnement. Brave Marie …souvent dans la souffrance pour ses clients, parfois contraints de repartir le cabas vide, car l’autorité allemande, sur la place dijonnaise, s’était déjà servie, ne laissant rien pour l’occupé !

Après la guerre elle continuera son activité jusqu’en 1971, pour transmettre son commerce à Mme Colette Lacroix avant passage de cette dernière à Mme Danielle Jacques, dans une parfaite continuité commerciale de qualité. Mais l’arrivée des « grandes surfaces » dans la périphérie nord de Dijon ruinera tout espoir de survie des petits commerces locaux. A Messigny, suite au café TOURNIER puis MARESCHAL, s’installeront en début des années 1950 Germain FREMIET et son épouse Germaine LEDEY. Dans la partie nord du lieu, jusqu’alors réservée comme bureau de tabac – ce dernier étant « descendu » à l’angle de la rue des Ecoles – Germain FREMIET installera une épicerie. Et quelle épicerie ! Il faut dire que non seulement il y avait là un excellent commerçant mais également un jardinier de premier rang. Approvisionnant son épicerie avec ses propres récoltes tout en s’imposant chez les grossistes dijonnais pour se réserver toujours des produits de première qualité. Mais lui aussi devra s’incliner face aux grandes surfaces ! Quel commerçant il était, emporté hélas par la maladie alors que bien trop jeune retraité.

Justin, époux de Marie DELABORDE, travaillait chez Mulot & Petitjean, l’ancestrale et réputée fabrique dijonnaise du pain d’épice. Hors les travaux pénibles qu’il assumait à la maison en fin de semaine, il prenait soin de ne jamais s’immiscer dans le commerce de Marie, lui laissant toute latitude pour le conduire à sa guise.

Je ne saurais clore cette page sans parler de Charles MIELLE, le papa de Marie C’était un conteur merveilleux en histoires drôles, il en avait toujours deux ou trois nouvelles à vous raconter. Certaines étaient mignonnes, d’autres moins. Mais surtout il fallait rire sinon monsieur CHARLES n’aimait pas…mais alors pas du tout !…Il vous le faisait savoir avec force, prenant ça pour une forme de mépris. Il se fâchait tout rouge ! Il était comme ça Charles ! Un jour de neige et verglas, en charge de saler la rue du Lavoir devant l’épicerie, en lieu et place de prendre un sac de sel il a plongé à pleines pelletées dans un sac d’engrais. Qu’il a répandu consciencieusement dans la rue fier de l’efficacité de son travail, S’étant rendu compte de son erreur, pendant huit jours il n’a « pas mis le nez dehors », de crainte d’être l’objet de quelques railleries de la part de ses meilleurs copains. Ainsi était Charles, toujours prêt pour partir aux champignons, pour vous conter une histoire, mais attention à sa pointe de fierté, il était vite vexé, c’était sa nature ! Quoiqu’il en soit, c’était une «  figure » du village…et son « départ » laissa un vide indiscutable. Tout comme celui finalement prématuré de Marie et Justin DELABORDE.

G. BALLIOT

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Légende  des photos :

  • Marie DELABORDE dans son magasin 6 rue du Lavoir.

  • Germain FREMIET ici, devant la Mairie, au 50ème anniversaire de la Libération, et chantant la Marseillaise debout dans une Jeep. Instant émouvant, tant il avait un timbre de voix extraordinaire. Ayant parlé de lui je ne pouvais vous priver de cette belle image symbolique.

LA VIGIE CITOYENNE.

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Les Conseillers travailleraient discrètement !!!

Maxime dit :

Détrompez vous, ils s’activent nos conseillers. Il se murmure dans Messigny et Vantoux que le Conseil Municipal envisage de construire des logements sociaux. Dans la Cure et les terrains attenants. Étrange, non ?

LA VIGIE CITOYENNE.

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Le groupe de travail « Émile Montigny  » peaufine son rapport !!!

G.Balliot dit :

C’est moi qui vous remercie Capitaine, particulièrement d’évoquer votre souhait d’inaugurer une place Emile MONTIGNY. Hélas, vous le savez, notre maire y est particulièrement opposé. POURQUOI …? Une commission a bien été créée en Juin 2017, mais bien vite tombée dans l’oubli, sans la moindre réaction des membres désignés. C’est pour le moins étrange, non ? Le 11 Février 2018 le Président de l’Association des Anciens Combattants de la Résistance a écrit à M. le maire de Messigny et Vantoux, sur cet hommage à rendre à M. Emile MONTIGNY. A ce jour il est toujours en l’attente d’une réponse. Etre maire supprime-t-il des devoirs? J’ai toujours pensé le contraire….

LA VIGIE CITOYENNE.

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Émile Montigny, le groupe est toujours au travail !!!

Capitaine dit :

Merci, merci pour tous vos articles. j’ai hâte de découvrir vos prochains récits.
J’espère inaugurer avec vous la place ÉMILE MONTIGNY .

LA VIGIE CITOYENNE.

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La gare de Vantoux, était érigée ici …

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Bonjour à vous et merci de suivre aussi fidèlement » au fil du Suzon ». Concernant la gare de Vantoux elle était située avant la route conduisant à Asnières, face à celle pour gagner Vantoux. Le train arrivait à la gare après avoir coupé la route d’Asnières et gagnait celle de Messsigny en traversant la route à la hauteur du chemin qui passe derrière la ferme de la Maladière pour se diriger sur le chemin de Norges. Dans le prolongement de la gare de Messigny ( début de la rue du stade à droite ) on aperçoit, ( la photo ancienne n’est pas très fameuse) la vallée du Suzon et la Roche Chateau. Au mieux que je peux, je m’efforcerai de vous faire vivre encore le passé de Messigny.   G.Balliot

LA VIGIE CITOYENNE.

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Où situer l’ancienne gare de Vantoux !!!

Le Gros dit :  sur article  » les gares de Vantoux et Val Suzon  »

Bonjour et merci pour cette nouvelle histoire, par contre j’ai un souci avec l’orientation, je n’arrive pas à voir où se trouvait la gare de Vantoux.
Et celle de Messigny, on voit une colline derrière, ça fait bizarre.
Avez vous des infos sur tout cela?
Merci et au plaisir de nous instruire encore sur notre village.

LA VIGIE CITOYENNE.

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Le tacot et les gares de Vantoux et Val Suzon en 1903…

La gare de Vantoux avec madame Gremeaux dont le mari était chef de gare.

                                       L’inauguration de la gare de Val Suzon en 1903.

LA VIGIE CITOYENNE.

 

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