Chant des résistants du camp Liberté …

En cette période du 74ème anniversaire de la Libération, ponctué un peu partout de cérémonies pour en marquer le souvenir, après rappel du « Chant des Partisans » je serais coupable d’ignorer, plus proche de nous , disons même: chez nous, à Messigny et Vantoux: » La Chanson du Camp Liberté ».
Selon les consignes reçues, les premiers éléments du groupe qui allait devenir « Liberté » se sont retrouvés le 6 Juin 1944 à la ferme de Savranges (entre Sombernon et Blaisy Bas) sous le nom de « Koenig ». Suite à quelques sabotages sur la ligne Dijon Paris, près de Blaisy-Bas, vite repéré ce groupe, alors d’une cinquantaine d’unités s’est transféré d’urgence à la ferme de Champ Griot, près de Ste Marie sur Ouche le 29 Juin. Le 3 Juillet il prend le nom de » Liberté »,puis se déplace vers Chamboeuf pour s’installer au col du Leuzeu. Là il recevra un parachutage qui lui sera précieux lorsque le Camp sera attaqué le 17 Juillet à 6 h du matin par quelques 400 miliciens. En prévision d’une attaque encore plus massive « Liberté » gagne Ternant avant de rejoindre finalement la ferme de Grande Montagne (ferme de la famille Bonneterre). Une partie de ce Groupe étant déjà, depuis début Juin, fixée au château de Saussy, le Groupe sédentaire de Messigny ( pour les raisons stratégiques que l’on sait) y étant rattaché.
Ce résumé rapide sur le maquis « Liberté » est extrait du Tome I des huit volumes que nous devons à l’historien de la Résistance Gilles HENNEQUIN, hélas décédé à Heuilley/Saône le 12 Avril dernier. Hommage à lui pour son immense travail de recherches et d’écriture sur la Résistance, plus particulièrement en Côte d’Or.
Le Camp Liberté s’était doté d’un chant, dont hélas j’ignore qui en fut l’auteur et compositeur. Ce chant a ceci de très particulier, dans ses deux premiers couplets comme dans son refrain, qu’il est hautement patriotique, moralisateur et très modéré. J’ai toujours apprécié qu’il se présente comme une réponse à tous ceux qui a l’époque clamaient hautement que les maquisards n’étaient autres que des voyous, des assassins aux ordres des bolcheviks. C’est cette vindicte de la collaboration que pendant des années et des années après la Libération il nous faudra encore supporter avec calme. Pour celles et ceux d’entre vous qui pourraient avoir des doutes sur un tel climat je mentionnerai en confirmation les écrits du Dijonnais Pierre GOUNAND, Docteur en histoire contemporaine . Dans son ouvrage » Carrefour de Guerre- Dijon 1940/1944, page 217″ il écrit : Les Résistants sont systématiquement qualifiés de « bandits » et de « terroristes » et leurs actions de banditisme.
IMG_0560C’est étrange, comme si pour ces gens le fait d’avoir contribué à la Libération de la France était assimilable au crime. Eux, dont un trop grand nombre, de par la France, se sont laissés aller jusqu’à la dénonciation auprès des autorités occupantes, ce qui allait conduire à des déportations et à la mort.
C’est bien pourquoi il est autrement plus sympa de connaître aujourd’hui des rencontres de jumelages, ainsi MESSIGNY et VANTOUX avec HARXHEIM. Entretenir la paix et l’harmonie entre les peuples, pour interdire la guerre: voilà une noble mission!

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LA VIGIE CITOYENNE.

 

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