Les grandes grèves à l’origine des conquêtes sociales …

S4660003

Une mobilisation exceptionnelle de plusieurs milliers de personnes.

Les grandes grèves sont à l’origine de la plupart des conquêtes sociales des soixante dernières années et sont le moyen utilisé par les syndicats pour préserver les acquis sociaux tels que les conditions de retraite, la sécurité sociale ou le système éducatif public. Ce droit est fondamental pour les travailleurs, qui n’auraient donc pas, en l’absence des grèves et en cas de mésentente, un moyen efficace de se défendre contre la hiérarchie.

S4660008

Les principales avancées gagnées par les luttes sociales depuis 1906.

1906 : Repos compensateur de 24 heures hebdomadaire sous un ministère Clemenceau (radical-socialiste).
1910 : La durée maximum du travail est limitée pour tous à 10 heures quotidienne. Loi Millerand (socialiste puis centre droit à l’époque de cette loi) sous un ministère d’Aristide Briand libéral.
1910 : Retraites à 65 ans sous un ministère Briand ancien socialiste devenu libéral.
1918 : Allocations familiales : Émile Marcesche à Lorient janvier 1918 et Emile Romanet à Grenoble 29 avril 1918 (Deux chefs d’entreprises). Généralisé en 1930 sous la présidence du Conseil d’André Tardieu Centre droit.
1919 : Temps de travail loi du 17 avril 1919 sous la présidence de Clemenceau (radical-socialiste) instaurant la semaine de quarante-huit heures et la journée de huit heures
1928 : Assurance maladie sous le ministère de Raymond Poincaré de l’Alliance démocratique.
1936 : Délégués du personnel sous le Front populaire (socialistes, communistes, radicaux de gauche).
1936 : Congés payés de quinze jours sous Léon Blum Front populaire (socialistes, communistes, radicaux de gauche).
1936 : Semaine de 40 heures sous Léon Blum Front populaire (socialistes, communistes, radicaux de gauche).
1936 : Convention collective sous Léon Blum Front populaire (socialistes, communistes, radicaux de gauche).
1941 : Comités sociaux d’établissement sous Pétain.
1941 : Minimum vieillesse et Retraite par répartition Loi du 1er janvier 1941 par le secrétaire d’état René Belin, ancien leader CGT, sous le régime de Vichy (Pétain).
1941 : Salaire Minimum Loi du 4 octobre 1941 contenue dans la Charte du Travail 10
1941 : Nationalisation des différentes caisses d’assurances santé qui deviendra à la Libération la Sécurité Sociale.
1942 : La Loi du 28 juillet instaure la Médecine du Travail obligatoire pour les entreprises de plus de 50 salariés. Sous Pétain.
1945 : Transformation des comités sociaux d’établissement en Comité d’Entreprise sous De Gaulle conservateur par Mendès-France radical-socialiste
1945 : Mise en place du système de protection sociale (la Sécurité sociale) par Ambroise Croizat
1946 : Création du statut de la fonction publique par Maurice Thorez communiste. Généralisation de la médecine du travail à toutes les entreprises par Ambroise Croizat communiste.
1950 : SMIG ancêtre du SMIC, créé sous la présidence de Vincent Auriol socialiste
1956 : Congés payés Troisième semaine Guy Mollet (secrétaire général de la SFIO)
1958 : Assurance chômage sous le gouvernement Pflimlin centriste.
1969 : Congés payés Quatrième semaine sous De Gaulle conservateur.
1967 : Intéressement et actionnariat ouvrier ministère Pompidou sous la présidence de De Gaulle conservateur.
1971 : Formation Professionnelle Continue sous la Présidence de Pompidou conservateur.
1975 : Assurance Vieillesse pour tous, Ministère Chirac sous la présidence de Giscard conservateur.
1982 : Congés payés Cinquième semaine par Pierre Mauroy sous la présidence de Mitterrand socialiste.
1982 : Temps de travail ordonnance n°82-4111 instituant la semaine de trente-neuf heures sous Mitterrand
1983 : Retraite à 60 ans sous la présidence de Mitterrand socialiste.
1998 : Temps de travail lois Aubry du 13 juin 199812 et du 19 janvier 200013 instituant la semaine de trente-cinq heures, socialiste.   Source Wikipedia.

S4660013Tous les salariés ont toujours bénéficié des conquêtes sociales obtenues par la grève y compris les non grévistes. Ces salariés qui n’ont pas fait la grève, pas perdu de salaire, qui se plaignent d’être pris en otage, des gênes dans les transports etc … n’ont pas pour autant renoncé, un jour, aux nouveaux droits acquis par la grève.

LA VIGIE CITOYENNE.

Cet article a été publié dans Messigny et Vantoux. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s