VOICI VENIR LE TEMPS DES CHAMPIGNONS …

GEORGES BALLIOT .
Eh oui, l’hiver s’estompe et enfin arrive le printemps. Je dis enfin tant cette pandémie nous aura confinés, au point de nous faire passer à côté de tellement de choses, même parfois simples, mais qui sont le « sel » de la vie.. Vive le printemps, non seulement l’officiel annoncé par le calendrier, mais l’authentique. J’entends par là celui des jours grandissants, avec le coucou cet infatigable annonciateur du promeneur en forêt. Laquelle forêt d’ailleurs …va s’habiller sans tarder de son plus beau vert, protégeant ainsi le premier muguet. «  Ya d’là joie »  chantait Charles TRENET ! J’ose et veux croire qu’avec l’été et les vaccinations nous allons enfin nous faufiler vers des jours meilleurs, que nous saurons apprécier entre amis, par un soleil généreux.
Dans des temps déjà anciens, à Messsigny et Vantoux, le printemps était surtout attendu de pied ferme par les chercheurs de champignons. Dès qu’arrivait « mi-Mars » les champignons devenaient le sujet majeur des discussions dans les cafés du village. C’était d’ailleurs assez étrange tant il était aisé de noter que certains cueilleurs n’aimaient pas trop s’épancher sur la question alors que d’autres, au contraire, s’appliquaient, année après année, à en ajouter toujours un peu plus…Quoiqu’il en soit tous les commentaires étaient dignes de récits hautement savoureux. Sauf, qu’ils omettaient toujours, avec soin, de préciser les lieux producteurs. C’était là une règle, bien établie entre tous. Pour chacun d’eux primait toujours la protection de SES récoltes convoitées. Que de précautions étaient prises ! C’est étrange comme chacun parlait et se voyait « propriétaire » de SES « mousseronnières », de SES places à girolles, de SES secteurs à morilles, etc…Il est pourtant des « cercles » de mousserons   « tricholomes de la St Georges » qui n’ont été cueillis que par la descendance d’une même famille. Ainsi la famille COUTURIER : Théophile, Albert et Michel. Mais c’est dire s’ils prenaient les précautions nécessaires pour les protéger : que ce soit dans la cueillette comme à l’encontre des intrus. Tout un art !
Au fil du temps, des groupes s’étaient constitués. Les uns quêtaient au Bois de Vantoux, d’autres en Chenault, d’autres au bois de Grancey, etc…Dès lors, il devenait interdit de changer de lieux. C’était convenu, entre les uns et les autres, comme une sorte de contrat de bonne conduite. En cas de rupture à cette règle c’était le scandale. L’intéressé passait alors « un sale quart d’heure ! » En ce milieu des chercheurs de champignons il y avait des règles, d’une sorte de savoir vivre, qui se devaient d’être respectées. Par les propos qui s’en suivaient malheur au tricheur repéré !
Mais tout ça, quoi que l’on puise en dire, c’était l’inestimable joie de vivre des divertissements nés de la truculence du monde rural. Et ça n’avait pas de prix !

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Il faudra attendre quelques mois pour les cèpes

LA VIGIE CITOYENNE.

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