Réguler le cours du Suzon …

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Le Suzon devient, chaque année, un oued pendant plusieurs mois. Il est appelé à disparaître !!!

Contribution de Claude Kayser.

« Depuis des siècles l’homme se penche sur cette rivière Suzon dans l’espoir de comprendre ses mystères. Au VI° siècle, il est connu que Suzon charriait ses eaux abondantes et limoneuses jusqu’aux remparts du castrum dijonnais. Vers le XI° siècle les moines de Saint Bénigne propriétaires des terres engagèrent le déboisement du vallon modifiant ainsi l’histoire de ce qui était encore considéré comme un torrent. Plusieurs publications ont trait à ce cours d’eau dont les flots étaient absorbés par des ‘betouers’ (conduits souterrains naturels). En 1561, le célèbre architecte Hugues Sambin se mit en quête de « de voir ou l’eau du Suzon se perd ». Il songea même à paver le lit de la rivière, projet abandonné faute de financements. Entre 1118 et 1607, les notables dijonnais s’excitèrent sur les modalités de captage de ce courant. En 1825, le commandant Henri Fremiet maire de Messigny dote son village de quatre points d’eau. Le 17 juin 1830, Monsieur Boudot communique à la séance de la Commission des Antiquités sur un document intitulé ‘ Notice sur le torrent du Suzon’. En 1837 débute le projet de Monsieur Henri Darcy qui allait conduire l’eau des sources de la vallée jusqu’à la porte Guillaume le 6 septembre 1863. Cette même année Monsieur Lory publie ‘Sainte Foy et ses sources’. Un article de Presse (non identifié) publié en 1938 s’intitule ‘La mort d’une si jolie rivière – Les captages du Suzon’. Sur la base du projet Darcy et un point de situation en date de l’année 2002 il est noté que Dijon absorbe 30 000 m3 d’eau provenant des captages de la vallée Suzon ce qui correspond à la moitié des besoins en eau potable de la cité. Les années de sécheresse abaissent ce volume à 5 000 m3 ! De nos jours en regard du développement de la capitale des Ducs de Bourgogne les besoins vont obligatoirement augmenter. Alors quid de ce projet louable de plan d’eau ? » C. Kayser.

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Naturels ou artificiels, les plans d’eau constituent des pôles d’attraction. Convoités pour de multiples usages, mais aussi pour le caractère patrimonial, ce sont des milieux à forts enjeux économique et touristique.

LA VIGIE CITOYENNE.

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