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Once Bouge sur article :  » Mieux vaut tard … »

Abandon du quartier du pont.
par Once Bouge.
Si vous avez l’occasion de circuler à pied, ou en voiture, dans la rue de la Corvée du Pont, vous ne pourrez pas manquer d’apprécier le joli décor qu’offre ce quartier, en particulier aux abords du pont, de chaque côté de celui-ci. Globalement, vous noterez, à première vue, que la route, les bas-côtés et le pont lui-même sont restés dans leur jus, tels que les plus anciens Messigniens ont toujours connus ces lieux. Chacun s’habituant à son cadre de vie sans y voir l’usure opérée par le temps, les négligences humaines ou leur indifférence, finit par ne plus percevoir la réalité de ce qui l’entoure. Passer et repasser inlassablement aux mêmes endroits rend aveugle aux changements subtils mais continus infligés par les années. Il existe toutefois une limite au-delà de laquelle nos sens réagissent toujours. C’est lorsqu’ils sont confrontés à l’excès. Excès de laideur en l’occurrence. Car c’est bien de cela dont il s’agit à propos de ce quartier. En effet, à y regarder de plus près, l’endroit apparaît, tel qu’il est, c’est-à-dire abandonné. Littéralement. Visite guidée.
Le centre de la place. Un monticule terreux, fait de bric, de brocs (sans mauvais jeu de mots) et de lessiveuses remplis de cailloux, sert de centre de gravité au mouvement giratoire de la circulation. Cette éminence, entre capharnaüm et écomusée agricole où trône un vestige du passé, sorte d’emblème du modernisme local ou de symbole implicite de la ruralité, prévient les automobilistes égarés qu’ils pénètrent bien au cœur de la France profonde.
Le pont. Il est dans un état lamentable. La végétation commence de s’en emparer. Les pierres se disloquent. Aux abords immédiats, de chaque côté, des trous dans le sol sont si importants qu’un passant peut s’y blesser par mégarde. Le trottoir est à peine praticable. Côté rivière, durant les longues périodes de sécheresse, on y découvre des petits sacs bleus dispersés ici et là. Ce qu’ils renferment? Tout simplement des déjections canines… que des maîtres distraits ont laissé tomber par mégarde… Nous sommes cependant bien à Messigny-et-Vantoux, village que les thuriféraires locaux louent inlassablement et portent au pinacle des villages de référence.
La rue de la Corvée du Pont. On notera qu’elle ne dispose pas de trottoir le long de la barrière en bois qui sépare la chaussée de la rivière, simplement un accotement boueux impraticable en période de pluie et criblé de déjections canines le reste du temps. Derrière cette clôture réalisée en planches grossières dont il subsiste encore des traces de sa couleur marron, dans un bien piteux état, se développe une végétation sauvage et spontanée où se côtoient dès le printemps, l’ortie, le pissenlit et d’autres herbacées vivaces peu décoratives conférant au lieu un « esprit village » à l’authenticité discutable. Les quelques bordures en pierre qui subsistent à proximité du pont ont accompli leur devoir et mériteraient d’être remplacées avant de s’être entièrement délitées.
Bref, cet espace public est quasiment resté dans son jus depuis la fin de la guerre. Il serait temps que les élus en prennent conscience et décident d’un authentique programme de réhabilitation afin de le rendre digne du village. A l’opposé de tout projet pharaonique aussi prestigieux que superflu ne concernant qu’une minorité, un aménagement approfondi constitue une véritable priorité municipale d’envergure que la population, dans sa diversité, plébisciterait et serait sans doute fière d’accompagner.
Once Bouge

LA VIGIE CITOYENNE.

 

 

 

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4 commentaires pour A lire aussi le commentaire de …

  1. claude kayser dit :

    Ce joli pont chargé des pas de nos anciens et de leurs troupeaux devait sauter au moment de la débâcle pour ralentir l’avance des forces allemandes. Monsieur Montigny maire avait alors démontré aux artificiers du 248 ème R.A.L.D que cela ne servirait à rien, ce pont n’étant pas stratégique. Aujourd’hui ce monument se réveille à nouveau. L’objectif de ce qui semble paraître comme un abandon est d’une part un retour sur Dame Nature à visée écologique pour préserver des herbes rares en voie de disparition suite à des pollutions aqueuses et d’autre part historiques pour tenter de faire renaître l’histoire des années 1920 dans certains quartiers du village qui ont encore conservé leur âme d’antan. Nous aurions ainsi une sorte de mini-Pérouges susceptible d’attirer le touriste. Il est même question dit-on, de déguiser occasionnellement des volontaires en tenue de ‘chienlits’ premier sobriquet des habitants du Messigny avant la visite de Louis XIV sur la place du village. Le seul obstacle susceptible de gêner cette évolution historique est la circulation qui ne sera plus de 6000 véhicule / jour mais de 6080 avec la construction des 20 logements dans ce que l’on appelle le Parc de Santé. Pour préserver ces futurs secteurs historiques il conviendrait peut-être de commencer à réfléchir avec ou sans les habituels cabinets d’étude à un contournement de notre village. C’est une suggestion de notre petit groupe, une simple suggestion! Encore que comme le dit une personne du conseil, « cette situation circulatoire n’est pas si grave que çà ». En effet, cette personne n’habitant pas sur l’axe vital du village nous la comprenons parfaitement. « M’enfin » comme dirait Gaston Lagaffe……

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  2. claude kayser dit :

    Monsieur Oncebouge vous n’avez rien compris au sens de ce décor du rond-point. Intrigué comme vous je m’étais approché du maire dès l’apparition de ce spectacle métallique pour avoir son avis sur cet étrange apport. Réponse » dans un décor il faut du minéral ».Point barre! Il y a quelques temps, incorrigible que je suis, j’avais donné un avis sur le fleurissement de la rue de la Maladière. Mal m’en a pris, jamais ma besace n’a été aussi chargée de paroles déplacées, agressives à la limite du correct. Peu importe tout le monde ne détiens pas un vocabulaire châtié. Encore plus récemment un ‘pseudo’ dans ma propre rue traduisait sur la Vigie sa colère au sujet de la propreté de cette voie. je fus immédiatement accusé de forfaiture par un tiers alors que cette personne n’est pas encore consciente que dans ce quartier comme dans d’autres tout le monde n’est pas ‘copain-copain’. Ces quelques lignes pour vous préciser Monsieur Oncebouge que le fleurissement est un monopole absolu quoique vous puissiez écrire ou dire. Une conseillère avait proposé il y a plusieurs mois des idées sur un fleurissement plus agréable, mal lui en a pris , elle a été clouée au mur de la mairie! Nous avons deux avantages Monsieur Oncebouge d’une part la liberté d’expression via le site de la Vigie ce qui nous est refusé sur celui de la commune et d’autre part il est constaté que ces petits faits de la vie courante animent le village au delà de ses limites communales. Il est vrai que l’on pourrait mieux faire pour ‘redorer’ notre blason. Seulement voilà les qualités requises pour un tel développement ne sont pas à l’ordre du jour et, croyez-moi c’est bien dommage. Les villages de Messigny et de Vantoux eurent leurs périodes de gloire, aujourd’hui de quoi sont constituées ces heures????????

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  3. Serge MOUCHON dit :

    Il serait temps que les élus en prennent conscience et décident d’un authentique programme de réhabilitation digne du village. Certes, ces travaux pèseraient dans le budget communal. Mais les bricolages et la gestion des bouts de ficelle coûtent plus cher encore. Et les communes environnantes l’ont bien compris qui investissent année après année dans l’aménagement de leur territoire communal pour moderniser leurs voiries, rendre accueillants et fonctionnels leurs espaces publics tout en les intégrant à l’esprit de leurs villages. Rien de cela à Messigny qui ne jure que par son projet opaque et coûteux de salle des fêtes ou de sport, on ne sait pas vraiment, et met tous ses œufs dans le même panier.
    La population mérite plus d’intérêt et une attention plus vigilante de la part de ceux qui décident et beaucoup s’interrogent à propos de ces choix dont la priorité ne s’impose pas d’emblée face à tous les autres besoins identifiables. Et le quartier du pont en fait partie. Plus on attendra, plus l’ardoise sera salée car l’écart entre les coûts galopants des travaux publics et la détérioration des lieux ira en se creusant.
    Once Bouge

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  4. Georges BALLIOT dit :

    Et que faut-il penser de la situation de la rue du Stade ? En état lamentable, surtout à proximité de la salle des fêtes et du stade, ce qui est loin de faire honneur au village. Je sais, on nous dira qu’il ne serait pas de bon ton d’entreprendre des travaux routiers avant les constructions à venir.
    Il n’empêche, surtout lorsque l’on constate comment les trous ont été – parait-il-rebouchés par une entreprise. Concernant le pont – de la Corvée- c’est hélas trop vrai. Les piétons sont contraints de passer sur la chaussée, le trottoir étant devenu inutilisable. Il y a danger!

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