A lire le commentaire de G.Balliot …

Sur commentaire de Rouletabille …

Souvenons nous !…Au petit matin du 22 Juin 1944 la gestapo et la milice encerclaient la ferme « du bas » à Grandchamp. Le fermier Jean HALLIEZ y hébergeait cinq Résistants: Roger RICHIER, un dénommé MARTIN, un jeune de Beaumont/Oise, Paul JOUANNAUD un jeune de Messigny et Jean FROCHOT un jeune de Savigny le Sec. Ils tenteront bien la fuite mais impossible, la ferme était totalement encerclée. Tous arrêtés il est d’abord question de les exécuter immédiatement. Sauf que l’un des allemands qui s’était assis déclenchera son arme en se relevant. Blessé au bas ventre et perdant beaucoup de sang il est finalement décidé de rentrer d’urgence à Dijon. Les – hommes arrêtés seront conduits à la prison de Dijon. Le 15 Août, sauf HALLIEZ et FROCHOT ils seront conduits en gare de Dijon, direction l’Allemagne. Le 16 Août au matin le train est stoppé à Montbéliard, les voies ferrées étant détruites suite à un bombardement.. Les gardiens allemands décident de les faire descendre du train pour leur permettre de boire à une fontaine ronde sur le quai. Des ouvriers de l’usine Peugeot descendaient alors d’un train de l’autre côté du quai. Paul JOUANNAUD prestement en profitera pour se reculer dans ce groupe. L’un des ouvriers lui donne une veste, un autre une casquette tout en lui conseillant de s’écarter du groupe qui va passer à un contrôle. Après maintes péripéties Paul JOUANNAUD parviendra à rejoindre ses parents à Messigny, 6 rue St Antoine. Le boulanger Georges SOULIER se chargera de le conduire au maquis Liberté à Saussy. Ses copains seront déportés en Autriche pour n’être libérés qu’en 1945. Le dénonciateur sera vite identifié comme étant de Messigny. La veille de ces arrestations P…. C…. demeurant rue de la Maladière s’était présenté à la ferme sous prétexte d’un ravitaillement. Vraisemblablement il avait eu le temps de repérer des indices lui permettant d’alerter la gestapo. Plus tard il sera arrêté mais bien vite libéré. Ce qui lui permettra encore bien des années après la Libération d’avoir l’audace de changer de trottoir pour venir nous insulter. Ainsi était devenue la vie des Résistants. Il y a de cela 74 ans c’est vrai mais pour autant nous avons le devoir de ne pas oublier. C’était la vie douloureuse de Messigny comme de Vantoux, de notre village. A partir de 1943 les fermes isolées, la maison forestière, recevront fréquemment, sous des prétextes divers, la visite des miliciens du coin. Ils étaient aux ordres, dans la recherche des réfractaires au S.T.O.

LA VIGIE CITOYENNE.

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