L’Abbé Thibert à l’écoute de tous…

Capture d_écran 2018-09-07 à 17.08.53En ces journées commémoratives de la Libération de notre Région, je me permettrai de vous conter l’histoire d’un personnage qui a marqué la vie de notre village, pendant l’occupation. Oui, il serait injuste d’oublier, en ces temps de commémorations, l’abbé THIBERT.
Arrivé à Messigny en 1933, Antonin THIBERT,pas très grand, assez enveloppé, portait constamment la soutane comme de rigueur à l’époque.Dès son arrivée il allait surprendre bien des paroissiens, par ses démarches et les pratiques de son sacerdoce en net contraste avec son prédécesseur l’abbé Pierre FERTAT installé à Messigny depuis 1908.Pour faire simple, on peut avancer que l’abbé THIBERT était du genre prêtre ouvrier. Il allait au-devant de ses paroissiens, quels qu’ils soient! Et, s’il le fallait, il allait même les rencontrer jusque dans les cafés du village. Il n’était pas rare en effet qu’il vienne s’y entretenir avec des bûcherons, des charbonniers ou des ouvriers agricoles qu’il savait y être présents en fin de journée. Le curé THIBERT n’attendait pas qu’ils viennent à lui, il allait à eux.Une ou deux fois la semaine ces ouvriers forestiers quittaient temporairement leurs chantiers et « baraques » pour descendre au village, y faire leurs « courses » et trinquer entre amis.C’était pour l’abbé THIBERT le moment opportun pour les rejoindre, les écouter, les conseillers, prendre des informations de la famille, des malades,etc…Oui, c’était à cette époque, un prêtre « pas comme les autres » Pour tous il était devenu un ami. Un ami à qui on pouvait se confier, raconter ses joies et ses peines, comme celles de la famille. Rapidement Antonin THIBERT deviendra très populaire et à cela rien de surprenant. Jusqu’alors ces bûcherons et charbonniers ou ouvriers agricoles n’avaient jamais rencontré un prêtre à ce point à leur écoute. Ils pouvaient se confier, parler librement, obtenir d’utiles renseignements sur tout. Antonin THIBERT était devenu leur Dieu.
Dès l’arrivée des allemands, en Juin 1940, l’abbé THIBERT conscient de la valeur de certains pièces de son église s’empressa de les cacher dans le caveau de la famille d’Orges, au pied de la chapelle Sainte Catherine.
L’Tonin c’est ainsi qu’il finira par être appelé, c’était alors de mode dans le village, ne cacha pas son aversion pour l’occupant, au grand désespoir d’un monde qui n’était vraiment plus le sien.

Georges Balliot.

LA VIGIE CITOYENNE.

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