Le 21 janvier 1871, les Garibaldiens s’opposent aux Prussiens dans les rues de Messigny et Vantoux …

PAS DE COMMÉMORATION ORGANISÉE À MESSIGNY ET VANTOUX !!!

C’était il y a 150 ans, le 21 janvier 1871de violents combats opposant Prussiens et Garibaldiens ensanglantèrent les rues de Messigny et Vantoux. Le récit de cette journée reconstitué au travers des archives franco-italo-allemandes serait trop long à développer, nous nous contenterons d’une synthèse basée sur l’essentiel. Le 20 juin 1871, une colonne du VII° corps d’Armée Prussienne de 1.000 hommes commandée par le major Conta bivouaque aux environs de Savigny le Sec. Le lendemain matin, l’ennemi se porte en direction de Messigny occupé par le Cdt Jules Garnier et ses 200 Volontaires du Génie (St Etienne) lequel se replie sur Vantoux laissant la place aux 330 hommes des « Enfants Perdus de la Montagne », jeunes de 16 à 20 ans originaires de Savoie, commandés par Riciotti Garibaldi. Vers 11 heures, jouant de l’effet de surprise la 9° compagnie du capitaine Baubach pénètre dans le village par le cimetière, la 11° du capitaine Comte Schwerin débouche par le chemin de Norges, la 10° du cne Kriesz se place en réserve dans le bois de Norges. Surpris les jeunes Garibaldiens réagissent avec vigueur. De violents combats s’engagent sur trois points de fixation : la Grande Rue, la rue des Ecoles et la ruelle au Pauvre. Aux environs de 13 heures, la situation des Enfants Perdus de la Montagne devenant critique, Riciotti envoie des renforts. Le combat cesse à la nuit tombée vers 16 h 30. Durant toute la journée le cdt Garnier observera la situation sans bouger depuis les hauts de Vantoux « n’ayant pas reçu d’ordres, dira-t-il plus tard, pour intervenir ». L’histoire allait se reconduire puisque lors du combat de la Libération de notre village en septembre 1944, un groupe du Maquis liberté observa l’engagement du Groupe Choumette depuis les hauts de Grandchamp ! Les F.F.I non plus n’avaient pas reçu d’ordres pour intervenir. Bilans officiels des pertes : côté prussien, 3 officiers, 43 sous-officiers et soldats tués. 3 officiers et 78 sous-officiers et soldats blessés, 12 disparus, 42 prisonniers. Côté Garibaldiens : 20 tués et 80 blessés. En 1896, se crée à Dijon le Comité des Survivants de la 4° Brigade de l’Armée des Vosges. Il est décidé d’élever un monument commémoratif place de l’église. Débute alors un très long combat d’un autre genre entre cléricaux et républicains qui allait durer jusqu’au 12 juillet 1910 date de l’inauguration en grande pompe du monument que nous voyons à proximité de l’église. En ce 21 janvier 2021, que reste-t-il de ces tragiques évènements ? Une façade criblée d’impacts rue des Ecoles, une tombe discrète dans notre cimetière. Y reposent en paix : le St-Major Pierre Durée (30 ans), César Troudlé (17 ans), Jean Horreau (20 ans) et 3 Garibaldiens inconnus. 150 ans après ce combat meurtrier, ces Morts Pour la France n’auront pour eux que la Mémoire de l’Oubli. Pourtant il est écrit quelque part « Ceux qui pieusement sont morts pour la Patrie ont droit qu’à leur cercueil la foule vienne et prie ».

C.KAYSER.

LA VIGIE CITOYENNE.

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