LES FEUILLUS DES PROCHES FORÊTS DU NORD DIJONNAIS …

Il n’entre pas dans mes intentions de vous parler des forêts exceptionnelles de
Bercé (Sarthe) ou Tronçais (Allier) ni même, plus proche, de Citeaux ou Longchamp, mais bien de
la nature des bois qui habillent, décorent, coteaux et plateaux du nord dijonnais, du Val-Suzon ou
d’Is/Tille, par exemple.
Parmi la multitude d’essences forestières le chêne est dominant, puis vient le hêtre, l’érable, le
frêne, le tilleul, différents fruitiers : alisiers, sorbiers et je ne saurais omettre le cornouiller (bien
qu’un sous bois) très recherché dans les années 60.
Les forêts que j’évoque , selon le régime forestier, sont toutes sous le traitement des taillis sous
futaie. On y trouve donc, mêlés :du taillis comme de la modeste futaie. Rares sont les parties de
ces forêts qui peuvent prétendre devenir futaie, en raison des sols trop caillouteux. et escarpés.
Quelques parcelles de hêtraies sont permises mais sans plus ! Dans ces temps, dits modernes, la
recherche des petites futaies a trop conduit au massacre des parties taillis. Conduisant ainsi
inéluctablement à des conséquences graves, non seulement pour l’avenir de ces milieux forestiers
mais sur le climat. Le métier forestier était tout une science, il a été piétiné pour raison de
rentabilité financière immédiate. Un établissement « à caractère industriel et commercial » ne peut
pas vivre de l’air du temps. La loi de 1964 créant l’O.N.F. , en lieu et place de l’administration des
Eaux et Forêts, ne pouvait que conduire à cette situation. On ne joue pas avec les poumons de la
terre… Nous le vérifions tous les jours ! Espérons que sagesse et raison prendront le dessus
avant qu’il ne soit irrémédiablement trop tard.
Bien que modestes par la taille, comparés aux riches produits des forêts comme ; Bercé (Sarthe)
ou Tronçais (Allier) etc…nos bois locaux, chênes en particulier, n’en sont pas moins très
recherchés comme bois de charpentes ou menuiserie. Le hêtre très utilisé en ameublement a
semble-t-il beaucoup perdu. Les tilleuls comme par ailleurs l’ensemble des fruitiers sauvages
sont surtout appréciés des apiculteurs, puis une fois abattus pour la richesse de leurs bois en
ébénisterie. Le chêne est une essence de lumière, pour vivre et se développer. Jeune, pour lui,
c’est une exigence. A l’inverse, le hêtre exige de l’ombre. A noter par ailleurs que le hêtre est
souvent appelé « foyard » !
Ce qui est certain c’est la reprise commerciale du bois de chauffage. En cette période de crise en
électricité et gaz, c’est peut-être le moment propice d’utiliser cette situation critique pour faire
exploiter les taillis sous futaie des forêts domaniales genre Val-Suzon dont certaines parcelles ont
ou approchent la centaine d’années alors que la règle idéale était d’une exploitation tous les 40
ans. La richesse de ces forêts, on l’oublie trop, c’était leur exploitation régulière. Apportant ainsi
un maximum de bienfaits à l’humanité, par leur capacité à le faire, en raison d’une vigueur liée à
leur jeunesse, sans cesse retrouvée. Ce qui n’est plus le cas, ce dont nous souffrons tous, je l’ai
déjà expliqué.
Georges BALLIOT

LA VIGIE CITOYENNE.

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