La Compagnie des Sapeurs Pompiers de Messigny …

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les pompiers de Messigny et Vantoux au concours départemental de Chatillon/Seine en 1930.où ils avaient obtenu 1 prix d’excellence et 2 prix d’honneur.

C‘est en 1910 que Messigny se dotera d’une compagnie de Sapeurs Pompiers avec à sa tête, comme lieutenant, Emile MONTIGNY. Elle disparaitra avec la guerre 1914/1918 pour être reconstituée en 1920. En prendront successivement la tête Charles CREPIN, puis Jules GAUSSOT, Albert JAVELLE, André CHOUMETTE, et André MEURET. Elle disparaitra en 1953 par une démission collective suite à des invectives sur la façon de marcher au pas lors des défilés, puis sur un incident de moto pompe un jour d’incendie. Participant à de nombreux concours départementaux elle avait pourtant connu une grande célébrité face à des compagnies autrement plus importantes, preuve de sa discipline et de la qualité de ses entrainements.

Chaque année elle organisait une fête au village connaissant un très grand succès, avec loteries et stands très animés. Se dotant par ailleurs d’une clique, clairons et tambours, avec participation à toutes les commémorations et fêtes. Chaque manifestation avait alors « de la gueule » comme on dit couramment. Les relations dijonnaises de monsieur CHOUMETTE, avec la clique des pompiers dijonnais, y ayant beaucoup contribué.

Emile GALLAND et la sonnerie aux morts !

En 1947, viendra s’installer à Messigny monsieur Emile GALLAND, chef de la clique des sapeurs pompiers dijonnais, prenant sa retraite après 40ans de service. Dès son arrivée au village avec Jean et Pierre ses deux fils et leur famille respective, ils s’investiront brillamment dans la clique municipale lui apportant un tonus supplémentaire. En 1926, monsieur André CHOUMETTE connaissant Emile GALLAND comme un excellent musicien et compositeur lui avait demandé alors une sonnerie spécifique pour marquer les hommages à rendre aux soldats tombés aux Champ d’Honneur. Sonnerie qui n’existait pas, ce que déplorait monsieur CHOUMETTE. C’est ainsi qu’Emile GALLAND, répondant à cette requête amicale, composera la si émouvante sonnerie « Aux Morts », aujourd’hui mondialement connue.

Hélas, seulement 4 années après son arrivée à Messigny, monsieur Emile GALLAND décédait. Le mardi 17 Juillet 1951, à l’issue de la cérémonie religieuse, monsieur CHOUMETTE lui rendra un mémorable hommage qui marquera les esprits, car peu d’habitants étaient au courant du talent et des mérites du défunt. Monsieur GALLAND, dans sa modestie, n’avait jamais cherché à obtenir la reconnaissance de sa composition. La popularité de ce chant si tragique lui suffisant amplement. Sa reconnaissance officielle lui importait peu. Cet hymne sera exécuté, pour la première fois à Paris le 14 Juillet 1931, par la Garde Républicaine, sous les ordres de Pierre DUPONT, lequel s’en verra du coup attribuer la composition.

Vues et Emile GALLAND- 13-3-2019 015

-original de l’allocution de M. CHOUMETTE, le 17 juillet 1951.

Après le décès de son père, Jean GALLAND partira habiter et travailler à Dijon comme facteur. Pierre, resté à Messigny y décèdera en 1963, laissant son épouse et ses huit enfants : Denis- Rolland- André- Jean Pierre- Jean Louis- Bernard- Yves et Christian. Leur maman partie à Dijon y est décédée voici quelques mois. De son séjour à Messigny et Vantoux Mme GALLAND, maman exemplaire malgré tous ses soucis, a laissé d’excellents souvenirs. Toutes celles et ceux l’ayant alors connu peuvent témoigner de son extraordinaire bonté.

A l’appui du rappel sur l’existence d’une Compagnie des Sapeurs Pompiers à Messigny et Vantoux, il eut été anormal de ne pas souligner la participation du musicien compositeur Emile GALLAND ayant marqué, par son talent, notre histoire locale et nationale d’un hymne inoubliable. 

Novembre 2011 001

– Monsieur Emile GALLAND 

G. BALLIOT

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Un couple de  » col vert « explore le Suzon à la recherche de l’endroit idéal pour nicher …

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Les canards mâles ont au derrière le plumage vif et chatoyant que les mousquetaires ont au chapeau pour affirmer leur virilité. Les canes ont le plumeau gris terne que les concierges ont dans l’escalier pour souligner leur féminité.
Fonds de tiroir – Desproges

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Rénovation de la salle des fêtes : 2,8 M€ ou 3,8 M€ !!!

Arlette dit :

C’est vraiment çà. Dans le journal Bien Public de dimanche dernier on peut lire dans l’article sur la salle des fêtes écrit au journal par le maire et pas par le local: la rénovation-extension de la salle des fêtes et la création d’un espace sportif (pour ENVIRON 2,8 M€) regroupant etc…ENVIRON c’est qu’on ne sait pas bien si c’est çà ou pas? Il faut lire 3,8 M€ laisse entendre quelqu’un du conseil. Donc faute de frappe du journal. Et puis avec ce budget total de 3 M€, ils veulent faire tout le reste, ils se moquent de nous. C’est du foutage de g….

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Le centre de vacances  » La Cigogne  » de nouveau en vente !!!

Jacques dit :

Il parait effectivement que l’ex-colonie de vacances  » La cigogne » soit de nouveau en vente après presque 1 an d’attente!
Les casseroles aux fesses du soit disant intéressé un certain Monsieur TOTA ont eu raisons compte tenu de l’importance de l’investissement.

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Une lectrice a aimé les  » travailleurs des forêts … »

Mme GARNIER dit :

Merci Monsieur Balliot, je suis à jour dans les lectures de tous vos récits tellement précis et vivants rendant hommage à ces travailleurs des forêts, des hommes courageux pour des travaux précis et finalement riches de connaissances professionnelles.
C’est passionnant, tellement bien raconté et les photos ajoutent encore aux qualités de ces hommes dur au labeur.

LA VIGIE CITOYENNE.

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Pas de crise de vocation à Messigny et Vantoux …

Joseph Joséphin dit :

49% des maires sortant disent vouloir abandonner tout mandat électif, d’après une étude menée auprès de 35.357 élus et publiée ce jeudi.

Les maires de France ont le blues. D’après une enquête de l’Observatoire de la démocratie de proximité publiée jeudi en partenariat avec le Cevipof de Sciences-Po et l’Association des maires de France (AMF), un maire sur deux ne souhaite pas se représenter aux municipales de 2020, notamment dans les petites communes. Au total, cette étude a été menée auprès de 35.357 élus. 20% des maires interrogés ont répondu au moins partiellement au questionnaire qui leur a été soumis.

Entre « résignation et incertitude », 49% des maires sortants interrogés disent vouloir « abandonner tout mandat électif ». En 2014, 40% des maires avaient effectivement été renouvelés aux municipales. Si un tel renouvellement traduirait « une vitalité de la démocratie », il « met aussi en exergue une certaine crise des vocations ».

Messigny et Vantoux semble, heureusement à l’abri de cette crise des vocations. Le maire sortant et sa valeureuse équipe seraient prêts à relever le défit pour un deuxième mandat. Difficile et douloureux pour eux d’abandonner des chantiers qu’ils ont initiés. Et ils ont à coeur de mener leur mission jusqu’à son terme avant de passer la main en laissant une situation saine et enviable à leurs successeurs.

LA VIGIE CITOYENNE.

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Les réactions de 3 lecteurs …

Rouletabille dit : ( citoyens vigilants )

Ce système semble être une découverte pour la municipalité, pourtant il existe depuis longtemps dans plusieurs de nos quartiers. Inutile d’afficher ce logo en entrées de village. Cela fait ‘chic’ mais ne décourage en rien les voyous. Il y a beaucoup plus astucieux à mettre en oeuvre…..

Antoine dit : ( citoyens vigilants )

Parfaitement d’accord, d’autant que ce système a plutôt une très fâcheuse réputation vous ne trouvez pas.

Anatole dit : ( pourquoi un 2ème mandat )

J’ose croire si je m’en tiens à certains échos qu’il trouvera sur sa route une autre liste qui lui posera des problèmes. C’est logique d’ailleurs après l’imposant échec des sortants.

LA VIGIE CITOYENNE.

 

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Pourquoi un second mandat ?

Jean Ris dit :

Vincent est dans l’obligation de faire un nouveau mandat pour ne pas voir ses revenus s’effondrer brutalement. Comme il n’y a pas d’opposition sérieuse en face, ça ne devrait pas être compliqué malgré la batterie de cuisine qu’il traîne. Reste à trouver 18 potiches.
Certains adjoints aux dents longues devront avaler une nouvelle couleuvre.
Bien joué Vincent, au royaume des aveugles, les borgnes sont rois.

LA VIGIE CITOYENNE.

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Quid de la participation citoyenne à Messigny et Vantoux !!!

 

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Le 11 décembre 2018, la VIGIE écrivait :

«  Le Major Jean- Philippe Cottin a fait un exposé sur la » participation citoyenne » en préambule de la réunion . Il a proposé au Conseil Municipal que la commune adhère à une » convention citoyenne » pour contribuer à l’amélioration de la sécurité des personnes et des biens dans le village. Une réunion publique devrait se tenir en janvier pour informer les habitants et faire appel à des volontaires qui désirent devenir « référents » de quartier . »

Une réunion s’est bien tenue en janvier 2019 à la salle des fêtes mais depuis plus de nouvelles. !!! Pas de volontaires !!!

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LA VIGIE CITOYENNE.

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Les débardeurs et les schlitteurs …

A. DECAMP et Schlitteurs- 16-3-2019 008

  • Deux schlitteurs l’un derrière l’autre. Voyez la charge de bois et comme les pieds doivent s’accrocher au sol pour la descente. Après il faudra remonter la schlitte sur le dos. Quel métier et « chapeau » messieurs les schlitteurs !

Un hommage de G.BALLIOT à : Julien MULLER- André MEURET et Michel CAMUZAT

Antérieurement les chevaux, ou les bœufs parfois, étaient utilisés pour transporter le bois de chauffage, de la forêt au domicile des particuliers, que ce soit à la campagne ou à la ville. Ils étaient également attelés pour « débarder » le bois en forêt et du parterre de la coupe vers un dépôt en bordure de route.

C’était, en forêt surtout, un métier extrêmement dangereux, nécessitant en permanence une appréciation exacte du terrain, de ses déclivités, comme des possibilités inhérentes à l’attelage. Bien des hommes y ont été blessés, bien des chevaux y ont laissé leur vie. Le débardeur, dans les coteaux en particulier, devait prendre constamment d’énormes risques. La moindre erreur d’appréciation pouvait lui être fatale, comme à l’attelage. C’était, pour lui et sa famille, constamment « le salaire de la peur ! » En terrain moins accidenté les arbres étaient attachés à un « triqueballe » sorte de chariot à deux roues pour être conduits en place chargeable.

A Messigny et Vantoux, deux hommes s’étaient particulièrement spécialisés dans le débardage et le charroi du bois : André MEURET et Julien MULLER. Ils connaissaient les moindres détails des territoires forestiers des environs. Bien avant la pointe du jour, ils étaient déjà sur la route. De retour au domicile en fin de matinée, l’après midi ils repartaient pour livrer le chargement de bois dans les villages alentours ou à Dijon. Rien ne les arrêtait, le lendemain était fait comme la veille, quel que soit le temps ! Entretenir le matériel, soigner et nourrir les chevaux, le repas, dormir un peu et déjà, sur le coup des 3 heures du matin, les préparatifs pour un nouveau départ. Infatigables…ils étaient infatigables ! Et pourtant comme ils devaient être longs, finalement, ces parcours répétitifs vers Curtil, Val-Suzon, quand ce n’était pas Francheville.

Mais le plus pénible et surtout le plus dangereux restait le débardage en forêt dans les coteaux. Il y avait alors mille précautions à prendre pour que bêtes et hommes ne soient pas emportés par la poussée du chargement, veiller que le charroi ne se couche pas dans un dévers, ne pas glisser et se faire prendre par une roue, éviter les arbres ou les repérer à temps et s’en servir éventuellement pour stopper une descente compromise par une vitesse devenue trop grande qui aurait tout emporté. C’était un métier terrifiant, exigeant une connaissance parfaite des lieux comme des capacités de l’attelage. Avant 1945 et l’apparition des roues à pneus, important progrès pour le débardage comme pour la route, les charrettes étaient montées sur deux hautes roues en bois et ferrées. C’était encore autrement plus traître que les roues à pneus. Dans les pentes, parfois rapides, il fallait constamment une analyse prompte et sans erreur, sinon…

Pour remplacer bœufs ou chevaux est arrivé le tracteur. Mais pour autant les difficultés ne se sont pas effacées. Les dangers étaient toujours là, bien présents et aussi menaçants.

Qui se souvient de Michel CAMUZAT, commis de Pierre ESTIVALET. C’était un débardeur très expérimenté il savait se sortir de situations très difficiles, exemple dans le coteau pentu du belvédère de Sainte FOY. Combien de fois n’y a-t-il pas frôlé la mort. C’était, de surcroit, un dur au mal. Un jour, dans les coteaux de Jouvence derrière l’actuel Chenil, lors d’un débardage, suite à un accident, il s’est retrouvé, seul, avec une jambe cassée. Il réussira néanmoins, en se trainant, à rejoindre la route de Val-Suzon au pont Joliet, pour stopper un automobiliste et se faire conduire à l’’hopital. Quelque temps plus tard il reprendra son travail comme si rien ne s’était passé.

Le comble sera qu’il est mort chez lui, dans son garage, écrasé par son tracteur qu’il avait stoppé et qui s’est mis soudain à avancer inexorablement. Horrible fin de celui qui avait été un casse-cou du débardage en forêt.

Dans les forêts ou parties de forêts trop pentues, pour descendre le bois en bas de coteau il faut parfois en passer par le schlittage, pour ne pas avoir à jeter le bois à maintes reprises sur des centaines de mètres. Là encore, un métier qui n’allait pas sans prendre des risques énormes. Un métier qui exigeait une connaissance parfaite du terrain comme de ses propres capacités. Car là, attention, quelques 3 à 400 kgs de bois pouvaient rapidement vous passer sur le dos. La descente du schlitteur avait quelque chose de majestueux mais combien terrifiante. A la moindre erreur, à la moindre faiblesse, à la moindre glissade, ce pouvait être la catastrophe !

Débardeurs forestiers, schlitteurs …des métiers dont on parle peu, mais néanmoins, qui sont restés «  des métiers de titans » ! C’est pourquoi, écrivant ce «  papier », je me permets de rendre un hommage particulier à Julien MULLER, André MEURET et Michel CAMUZAT, tous les trois aujourd’hui disparus. Je ne peux oublier ce qu’ils ont fait, les risques qu’ils ont pris, souvent j’y pense.

Il y a, à MESSIGNY et VANTOUX, un « Vosgien » qui connaît parfaitement le schlittage pour l’avoir pratiqué. Il en parle merveilleusement bien, je me devais de vous le signaler !

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                           Un débardage au tracteur dans un « combet »

LA VIGIE CITOYENNE.

 

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