Hommage au Lieutenant -Colonel Arnaud Beltrame …

22-23nov-2014-coq-et-eglise-053-copie.jpgUne cérémonie a été organisée ce matin à 11h 30 devant le monument aux morts à Messigny et Vantoux pour rendre hommage au Lieutenant-Colonel Arnaud Beltrame tué par Radouane Lakdim dans le Super U de Trèbes dans l’Aude. Une cinquantaine de personnes se sont déplacées pour assister à cet hommage. C’est le premier Adjoint, en l’absence du Maire, qui a officié. Un Adjoint, certainement distrait, ou submergé par l’émotion, a oublié de retirer son couvre- chef comme c’est l’usage dans de telles circonstances.

Parmi les habitants présents, certains ont voulu aussi, par leur présence, rendre hommage aux 3 autres victimes, à leurs familles et aux blessés, qui semblent un peu oubliés. Ils n’ont  rien cherché, rien provoqué,  leur seul tord avoir croiser la route de Lakdim.

mini revue de presse…

img_0482.jpgimg_0481.jpgLA VIGIE CITOYENNE.

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Un commentaire pour Hommage au Lieutenant -Colonel Arnaud Beltrame …

  1. claude kayser dit :

    Le serment des conscrits de Messigny – dimanche 23 avril 1911.
    « Nous jurons solennellement et librement de faire tous nos efforts pour devenir des soldats habiles, vigoureux, intrépides; de conserver intact dans nos coeurs l’amour de la France, le culte de l’armée, le dévouement au drapeau. Nous jurons enfin, si la France était envahie ou si nous étions appelés à la défendre en terres lointaines de faire le sacrifice de notre vie pour sauver l’honneur de la patrie ».
    Il serait fastidieux de traduire en quelques lignes la présence de ce monument représentant une page tragique de l’histoire de Messigny et Vantoux au cours de la journée du 21 janvier 1871. Cette page s’inscrit dans la bataille de Dijon qui mit aux prises les Prussiens du général Zastrow et l’armée hétéroclite de Giuseppe Garibaldi. Ainsi, le 21 janvier à 9 heures les 330 hommes des ‘Enfants perdus de la Montagne’ (savoyards de 16 à 19 ans) prennent la relève de la Garde Nationale dans Messigny. Vers 11 heures, les Prussiens du major Conta venant de Savigny le Sec, abrités dans les bois des Lavières (rue éponyme) attaquent les Garibaldiens de concert avec les compagnies des lieutenants Schultz et Freyer qui tentent d’encercler le village par le chemin de Norges. Le combat est d’une violence inouïe entre les jeunes Garibaldiens et les troupes aguerries de l’envahisseur. A 13 heures, Riciotti Garibaldi, alerté par le bruit du combat arrive à la rescousse à la tête de 600 francs-tireurs des ‘Chasseurs des Alpes, de l’Aveyron et du Mont-Blanc’. Près de mille hommes s’entre tuent dans la plus grande pagaïe. A la tombée de la nuit le bilan est lourd. Côté prussien: 46 tués, 131 hommes hors de combat, 42 prisonniers et 12 disparus. Côté garibaldiens: 20 tués, 80 francs-tireurs hors de combat.
    L’actuel monument exécuté par le ciseau de Louis Courte n’est pas celui prévu à l’origine par le Comité des Survivants de la 4° Brigade. En effet, la municipalité d’Auguste Raclot refusa dès 1908 un emplacement parce que « le Chasseur des Alpes qui doit surmonter le socle du monument porte un ‘chapeau’ et des ‘bottes’ emblèmes séditieux et nuisibles à la moralité des futurs citoyens ». Après d’âpres discussions Louis Courte modifie la statue du ‘Chasseur des Alpes’: le militaire n’a plus de barbe au menton,il ne lui reste que la moustache; au lieu du chapeau il est coiffé d’un képi; les bottes sont remplacées par des souliers et des guêtres.L’attitude de la municipalité provoqua un conflit larvé entre partisans et adversaires des Garibaldiens, en d’autres termes entre « républicains » et « cléricaux ». L’histoire de ce monument ne devait pas s’arrêter là du fait que son installation était prévue à l’emplacement de notre Monument aux Morts devant le parvis de l’église. Après bien des échanges houleux entre les deux clans le monument déplacé est inauguré le dimanche 10 juillet 1910 sous la municipalité de Jules Javelle, des Survivants de la 4° Brigade de l’Armée des Vosges et d’une foule très nombreuses toutes tendances politico-religieuses confondues….en apparence seulement. La presse régionale ‘Le Progrès’, ‘Le Petit Bourguignon’, ‘Le Bien Public’, ‘Le Rappel Socialiste’ ouvrirent largement leurs pages à cette inauguration et plus particulièrement aux contenus des forts nombreux discours ne manquant ni de piquant, ni de sous-entendus. Depuis, le « Mobile » de 1871 monte la garde tout en surveillant la plaine dijonnaise dans l’attente d’un hypothétique ennemi….

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