Histoire de pêche en pays de chasse !!!

G. BALLIOT

Depuis des décennies, chacun connait la réputation dont s’honore Messigny et Vantoux, en tant que lieu de rendez vous de chasse. Il ne viendrait à l’idée de personne de lui accorder une renommée piscicole. Surtout avec une rivière asséchée environ 4 à 5 mois par an. Que les histoires de chasses soient nombreuses et plus savoureuses les unes que les autres, oui ! Mais les histoires entre pêcheurs c’est une toute autre affaire !

Et, pourtant ! Dans les années 1960, deux pêcheurs amis n’en rivalisaient pas moins régulièrement sur leurs compétences respectives. Le correspondant local de presse que j’étais alors recevait très fréquemment l’un ou l’autre venant compter ses exploits et montrer sa pêche. A Messigny et Vantoux pourtant, la pratique de la pêche n’était pas simple, c’était soit dans l’un des barrages : Grosbois- Panthier ou Cercey, soit en Saône ou Vingeanne. Surtout qu’alors c’était le plus souvent aller et retour, avec le vélo. Filer à Grosbois ou autre barrage oui, mais dès le petit matin il fallait monter le Val-Courbe, gagner Sombernon avant de se laisser glisser jusqu’à l’un des barrages, donc au moins 45kms. Il fallait adorer la pêche car si les p’tits matins dans le Val Courbe n’étaient pas faciles le soir les retours jusqu’en haut de ce Val-Courbe ne l’étaient pas davantage. En plaisantant je pourrais ajouter : surtout avec la charge des poissons…! En réalité, c’était surtout les « coups de soleil » qui étaient vraiment pénibles à supporter aux retours.

Donc, nos deux compères, qui ne partaient jamais ensemble, ni au même lieu, surtout pas, ne rêvaient que d’être à chaque fois le meilleur. Cette sorte de compétition entre eux les conduisait à s’équiper du matériel le plus performant. C’était à celui qui pêcherait avec le nylon le plus fin pour ramener le plus de poisson. Chaque semaine j’avais droit au récital de l’’un deux, sur ses aventures ou mésaventures.

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M.Bertrand présente sa pêche.

Un jour l’ex parisien, M. BERTRAND, ayant pris une belle friture, s‘est présenté pour que son exploit paraisse, avec photo dans « Les Dépêches ». Ayant fini par me convaincre de cette nécessité et la rédaction du journal l’ayant accepté, quelques jours plus tard son compère Maurice PIRON arriva à la maison pour que soit publié un seul petit poisson. Il avait lui aussi une belle friture, mais c’était la plaisanterie qui l’intéressait. Autant vous dire que l’ex parisien accepta très mal cette raillerie, pour lui du plus mauvais goût ! Du coup, adieu l’amitié réciproque que se portaient ces deux chevaliers de la gaule. En résumé, je vous ai livré là, une curieuse rupture d’amitié dans un village qui lui, avait cultivé la pêche, mais dans les vignes. C’était encore au temps des « glorious », alors que nos deux compères ne l’étaient pas… d’origine !

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Maurice Piron présente sa pêche.

LA VIGIE CITOYENNE.

 

 

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