Rouletabille et l’alambic …

Rouletabille dit :

Alambic du Syndicat de Messigny – cet alambic a été acheté en 1909 et il a servi dès novembre-décembre de la même année. Vu son imposante structure, il fallait le loger ce qui donna lieu a de mémorables différends consignés dans un registre. En 1910-1911 il est accueilli par Julien Midant pour être ensuite transféré dans la cuverie de Mme Carteret. S’ensuivit une série de quiproquos entre plusieurs personnes sur le transfert de cet alambic qui ne pouvait s’effectuer sans un acquit de transport délivré par la Régie! Finalement une convention fut signée entre le Syndicat et la Veuve Bultey, née Eugénie Paillet, à Messigny qui s’engage à loger l’alambic dans sa grange fermée du 1° juillet 1911 au 23 avril 1912 moyennant un loyer de 8 fr 50 par an.Location reconduite chaque année. La grange est située au N° 6 de la rue de la Corvée du Pont. Il existe un pamphlet manuscrit de 61 strophes intitulé « Histoire d’un alambic perfectionné », stigmatisant l’utilisation de cette mécanique. Nombre d’habitants du village en prennent pour leur grade! Le document est anonyme!

LA VIGIE CITOYENNE.

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L’faisou d’goutte !!!

G.Balliot.

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– Le moment crucial : l’eau de vie commence à couler, il faut alors veiller à ce que ce ne soit pas trop rapide, qualité et quantité en dépendent.

Un bien étrange métier ! Exigeant beaucoup de savoir faire, une grande connaissance de son alambic et surtout une appréciation très pointue de ce qu’il va devoir distiller. Tout un chacun peut faire de la « goutte », de l’eau de vie pour parler correctement. Encore que l’appellation « eau de vie » n’est sans doute pas, sans qu’il soit besoin de l’avis du corps médical, la mieux adaptée. Quoiqu’il en soit, avec le produit une fois passé par l’alambic, il y aura « eau de vie » et « eau de vie ! Elle sera excellente, parfumée ou exécrable ! Il suffit d’un petit rien et tout peut basculer du bon au mauvais. C’est là où intervient la maitrise du « faisou de goutte ». En plus du savoir, il lui faut un grand doigté qui entre en jeu tout au long de la distillation. S’y ajoute l’art « du bouilleur de cru ». Pour chaque « chauffe » en fonction du fruit à traiter, de sa présentation et de la quantité il doit définir ce qu’il faut faire et surtout éviter. De lui dépendra pour beaucoup la qualité de l’eau de vie !

C’est un métier ou il faut savoir être patient. Un peu de précipitation et la «  chauffe » risque de brûler quelque peu, voire de coller, ce qui donnerait un très mauvais résultat. Il lui faut également éviter une accélération au moment où l’eau de vie commence à couler. Il lui faut refroidir le serpentin avec délicatesse, sinon… ! Attention à « la goutte » arrivant trop vite, elle serait trop rapidement stoppée. Il faut savoir entretenir le feu d’une façon constante pour éviter les à coups de chauffage dans la cuve. Bref il faut savoir veiller à tout et tout le temps. Il faut surtout « avoir la main » ! Oui, « la main » car c’est elle qui tâte la tuyauterie et doit être à même de déceler rapidement le refroidissement ou la surchauffe. C’est cette « main » qui reste le meilleur avertisseur du « faisou d’goutte ». C’est cette main qui le renseignera le plus efficacement sur la conduite à tenir.

A Messigny et Vantoux, dans les années 1930, sauf cas de force majeur, c’est Armand LELONG, par ailleurs garde champêtre, qui sera le « bouilleur de crus » du village et des alentours. La réputation « de sa main » était grande, sa serviabilité et son honnêteté aussi. Chaque année, vers Novembre, l’alambic était installé à côté du lavoir, devant le grand abreuvoir. C’était à chaque fois un événement. Jusqu’en 1953, chacun pouvait distiller sans aucun inconvénient, ce qui n’est plus le cas. Désormais il est obligatoire d’être propriétaire des fruits pour bénéficier d’un tarif préférentiel sur les taxes imposées, et dans une certaine limite d’alcool. Pour le surplus et les autres postulants à la distillation, les taxes deviennent très élevées afin d’ être dissuasives.

Malgré la proximité du lavoir, il y avait alors beaucoup de monde en permanence autour de l’alambic. Il n’était pas le seul à distiller…quantité de foies s’y exerçaient, non sans mal pour certains. Quelques femmes également, ne rechignaient pas sur un p’tit verre de gnôle ! Sous couvert de « déguster » la « goutte » de Pierre, Paul ou Jacques certains arrivaient à faire plusieurs visites dans la journée. Autant dire que pour eux, le soir venu, la remontée de la rue n’était pas toujours chose facile. Surtout que tout en haut, il fallait passer entre deux bistrots !…Et là, la tentation était grande…quand ce n’était pas un copain, bien intentionné, qui invitait à y faire une pause. Je ne sais si vous avez déjà remarqué, mais c’est fou comme on se plait à offrir à boire à ceux qui n’ont plus soif …et que ça s’voit !

L’alambic restait installé pendant plusieurs mois. Il s’y distillait des dizaines et des dizaines de litres de « gnôle » chaque année. Que ce soit de la prune, du kirsch, du marc, que ce soit des fruits forestiers : alises ou sorbes. Il est vrai qu’au village et ceux alentours il y avait alors beaucoup d’arbres fruitiers et à Messigny beaucoup de vignes. Il faut dire qu’en ce temps là il se buvait aussi beaucoup d’eau de vie en de nombreux ménages. Parfois même dès le matin après le petit déjeuner, mais presque régulièrement, chaque dimanche, au terme du repas. C’était devenu une tradition. Personne n’y voyait grand mal. On citait même couramment l’exemple de personnes très âgées qui s’étaient « bien conservées » grâce à la « gnôle » ! A entendre certains c’était un véritable élixir de vie. !

Pendant des décennies monsieur Armand LELONG a fait « la goutte ». L’âge venu il s’est entouré d’un aide, M. ROUSSEL, pouvant le remplacer le moment venu. La succession s’est faite fin des années 70. Puis l’alambic changera de lieu pour s’installer rue de la Corvée du Pont, face à la rue du Stade, avant de revenir rue du Moulin, près le l’atelier communal A son tour M. ROUSSEL passera le relais. C’est ainsi que chaque automne l’alambic était installé dans le village. 2018 n’a pas connu cet événement, serait-ce la fin d’une tradition jusqu’alors bien locale ?

Messigny et Vantoux doit son alambic au Syndicat viticole et horticole qui s’était constitué, il y a de cela des décennies, pour permettre aux nombreux récoltants d’écouler régulièrement leurs produits dans les meilleures conditions. Chaque année, aux diverses récoltes de fruits, les propriétaires récoltants livraient deux fois par semaines, au lieu indiqué dans le village. Voyez comme nous sommes loin aujourd’hui de cette époque qui subsistait encore dans les années 1960. Se livraient alors au Syndicat : fraises, framboises, groseilles, cassis, cerises, prunes, pommes, poires, sans oublier le raisin. Ces cultures sont aujourd’hui quasiment disparues du territoire communal, du moins pour satisfaire une vente régulière. Il faut dire aussi que bien souvent elles étaient propriétés entretenues avec soins, par des ménages modestes pour permettre d’améliorer les revenus du ménage. Au retour d’une dure journée de travail, au bois, à la carrière, en agriculture ou en usine la soirée s’achevait à l’entretien, dans son petit lopin de terre, de toutes ces « richesses » délicates et parfumées. Pour entretenir ces moyens de subsistances il fallait hélas commencer par accepter de supporter les courbatures. Mais il fallait voir leur fierté devant la qualité de leurs récoltes. N’est-ce pas Alice…Auguste et tant d’autres ? Comme vous aviez raison et bien au-delà de ce que vous pouviez en juger à l’époque..

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Nous sommes en 1958, Armand LELONG l’alcoomètre à la main s’apprête à « peser » l’eau de vie et à la « régler » avec la « petite eau ». Avant de sortir la « chauffe qui s’achève Georges PERNOT, son aide, savoure sa cigarette.Entrer une légende

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L’atrazine , le retour !!!

Joseph dit :

En parlant d’informations nous devrions bientôt apprendre que de nouvelles traces d’atrazine auraient été découvertes dans les dernières analyses à Grandchamps…à moins que l’information ait du mal à circuler! Il serait intéressant d’enfin savoir d’où viennent toutes ces pollutions ?

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Une pétition générale !!! pourquoi pas …

Once Bouge dit :

En accord total avec Monsieur Balliot, c’est une pétition générale qui doit être organisée afin de faire prendre conscience de l’ineptie de ce projet, tant du point de vue de la mise en cause de la sécurité, des nuisances occasionnées que de l’ampleur démesurée de son coût financier. Dans le même temps, par le biais de la Vigie, les opposants à ce projet pourraient se concerter en vue d’examiner l’opportunité de déposer un recours administratif avant qu’il ne soit trop tard.

LA VIGIE CITOYENNE.

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L’insécurité du  » Cul de sac … »

G.Balliot dit :

Je vous en prie arrêtez de vous « défausser » sur les riverains du plateau festif et sportif de la rue en « cul de sac » du Stade. En cas d’un drame possible hélas, mettant en cause l’encombrement de cette rue, en quoi les riverains seraient-ils plus responsables que les habitants du reste du village. Nous avons une municipalité qui s’entête à entreprendre des travaux en un lieu avant même de lui avoir donné une accessibilité parfaite. C’est une faute, mais les autorités départementales ne sont-elles pas là pour y remédier, que ce soit au niveau des pompiers, du service hospitalier d’urgence ou de la Police ? Si localement une démarche doit être entreprise, c’est par une pétition générale pour enfin faire prendre conscience des dangers encourus. Que l’on soit habitant du bas ou du haut du village un drame qui aurait pu être évité, dans nos murs, doit nous toucher tous de la même façon, sinon je ne comprendrais plus dans quel pays j’habite !

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On peut braver l’interdit avec un peu d’honneur et de courage …

Rouletabille dit :

Joséphin on ne vous a pas vus souvent parmi les spectateurs des séances publiques car si cela avait été le cas il y a des phrases que vous n’auriez pas écrites. Notez, si vous le voulez bien pour votre gouverne: que dès le début du mandat le maire a interdit formellement toute diffusion d’informations à destinations des électeurs (trices), tout comme a été interdit toute intervention publique au cours des séances bien préparées à l’avance! Il y eut même une soirée mémorable à ce sujet. La liste majoritaire a pris fait et cause pour cette décision ce qui signifie que ces élus ne savent pas ce qu’ils représentent et encore moins à quoi ils servent. Pour ce qui est des « démissionnaires » interrogez-les et vous obtiendrez des réponses. Le maire a toujours « refusé » de lire en public une lettre de démission dite ‘ouverte’ ou de la publier sur le site privé de la commune. Ce qui se comprend lorsque l’on connaît le contenu de l’un ou l’autre de ces envois. La Tetubo est une affection chronique inguérissable qui fait des ravages. Si F.G est partie c’est peut-être aussi pour des raisons très personnelle, donc inutile de lui jeter des cailloux même sous forme de gravillons. A préciser que cette personne pensait sans doute, être suivie par d’autres élus. Hélas, le courage n’est pas dans les rangs des pleurnicheurs. Rouletabille engage le pari que si une liste concurrente, intelligente et ouverte se crée d’ici mars 2020 des élus actuels ‘sortants’, nous disons bien ‘sortants’ quitteront le navire en naufrage pour tenter de rallier cette nouvelle liste. Il sera intéressant de connaître leurs motivations qui ne manqueront pas de souffle ou de culot (au choix).

 

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Abonnez-vous au journal local pour être informés !!!

Jean Ris dit :

Les deux premiers démissionnaires ont fait l’objet d’un article dans Le Bien Public. Les raisons de leurs démissions y figurent. De mémoire, ils étaient en désaccord avec lepretenom et ont préféré partir en voyant comment aller se dérouler le mandat. Visiblement ils n’ont pas eu tort.
Tels sont les éléments connus. Tout le reste n’est que supposition. Maintenant il est toujours possible d’aller directement leur demander leur version de l’histoire puis de la confronter à celle du pretenom.

LA VIGIE CITOYENNE.

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Prenez rendez-vous…

Joseph Joséphin dit :

Messieurs Kayser et Jean Ris, vous suggérez donc aux électeurs des démissionnaires de prendre rendez-vous individuellement avec eux si ils veulent avoir des informations sur les raisons de leur démission . Toujours très critiques sur l’absence de communication du maire, vous semblez pourtant, selon votre logique,  vouloir lui donner raison en invitant les habitants à le rencontrer individuellement pour obtenir des informations sur les actions de l’équipe municipale !!!

LA VIGIE CITOYENNE.

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Absence de mobilisation des riverains et des autres …

C.Kayser dit :

Monsieur Le Gros, en toute sympathie, ‘kayzer’ s’écrit ‘kayser’ depuis 1870-71 (document à l’appui). Ceci étant précisé avec un sourire taquin qui agace les ‘copains’!!! Ce complexe se fera, un point c’est tout . Ceux auxquels il a été imposé par le ‘chef’ et peut-être le ‘sous-chef’ ne sont pas domiciliés dans ce quartier donc pas de nuisances. Il est simplement étonnant comme le soulignait indélicatement une correspondante de la Vigie qu’aucun riverain ne se mobilise contre ce projet qui peut encore être bloqué. Pourtant nous avons entendu geindre presque aux larmes quelques habitants de ce quartier ! Il est certain que leur propriété va perdre de la valeur dans une proportion non négligeable. Au fait monsieur le maire n’habite plus le village il cherche vainement un logement sur place…si vous avez une adresse…merci pour lui!

LA VIGIE CITOYENNE.

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Le secret des démissions !!!

Joseph Joséphin dit :

Les candidats à une élection demandent aux électeurs de leur faire confiance. Mais une fois élus, ils exercent secrètement  leur mandat en oubliant rapidement de rendre des comptes sur leurs actions à leurs électeurs. Pas la peine de chercher dans les comptes rendus du conseil municipal ou d’assister aux réunions pour avoir des informations. Il faut chercher ailleurs, écouter les rumeurs ou lire la vigie pour recueillir des bribes d’informations. Plusieurs conseillers ont démissionné. Les habitants l’apprennent encore par la rumeur ou le site » au fil du Suzon « . Aucun d’entre eux n’a apparemment cherché à informer les habitants qui les ont élu sur les raisons pour lesquelles ils ont été conduit à démissionner. Ils auraient pu, par respect pour leurs électeurs, attendre le prochain conseil pour lire leur lettre de démission ou demander une lecture par le maire ou un conseiller en séance publique. Hélas, ils ont choisi de se taire, de continuer à entretenir le secret de l’action ou l’inaction de l’équipe municipale qu’ils ont observées pendant la durée de leur mandat jusqu’à leur démission. Comme si ils voulaient continuer à protéger le maire qui les a pousser à la démission.

LA VIGIE CITOYENNE.

 

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