Anonyme dit /
En lisant le flyer déposé hier dans ma boite aux lettres, j’ai été très heureux d’apprendre que le 13 avril il y avait une manifestation à Messigny et Vantoux.
No comment…..
LA VIGIE CITOYENNE.
Anonyme dit /
En lisant le flyer déposé hier dans ma boite aux lettres, j’ai été très heureux d’apprendre que le 13 avril il y avait une manifestation à Messigny et Vantoux.
No comment…..
LA VIGIE CITOYENNE.
Une Conseillère, Madame GAY, aurait envoyé sa lettre de démission au Maire !!!
LA VIGIE CITOYENNE.
C.Kayser dit :
Très grand MERCI à Yvon de prendre l’initiative de procéder au nettoyage (impeccable) du ‘pentu de la route de Saussy (rue Maillot). Il est regrettable que la municipalité refuse de manière caractérielle l’aménagement ‘gratuit’ proposé pour cette pente. Nous constatons que les trois élues municipales de la rue Maillot (une richesse pour le quartier!) sont impuissantes à soutenir ce projet face aux qualités premières de la municipalité. Cette dernière cherche une seconde ‘fleur’??? Le jury ne sera pas dupe tant est triste le reste du fleurissement du village!
LA VIGIE CITOYENNE.

A proximité de la route de Val-Suzon, peu après la sortie de Messigny et Vantoux ont été exploitées deux carrières. La première dite des « Archignoles », la seconde 200 mètres plus loin à l’entrée de la combe d’Arvault. La carrière des « Archignoles », la plus proche du village, aura été exploitée de 1920 à 1926 desservie notamment par un embranchement ferré permettant aux wagons d’accéder sous un portique où arrivaient les wagonnets de pierres. S’extrayait, dans ces carrières, de la pierre pour construction ou réfection des routes de la région. Avec l’arrivée massive de l’automobile on sortait des chemins terreux et caillouteux pour entrer dans les routes que nous connaissons actuellement une fois goudronnées. Pendant une bonne cinquantaine d’années Messigny et Vantoux aura bénéficié, de cette importante activité, en contrat avec les entreprises spécialisées.
Un peu plus éloignée du village, la carrière située à l’entrée de la combe d’Arvault, s’ouvrira vers 1934, puis avec de plus grosses entreprises vers 1938 dès lors qu’elle sera à son tour desservie par un embranchement ferré relié à la voie Dijon-Aignay le Duc. Cette carrière recevra d’autre part une ligne électrique avec transformateur puis concasseur, le tout lui permettant une grande activité. A partir de son ouverture, des familles de Messigny y trouveront un emploi, surtout l’été. Ce fut le cas des familles PARRIOT et BARON. Deux enfants de mon âge André BARON et Marcel PARRIOT y venaient ainsi chaque soir, dès sortie de l’école, y casser des cailloux, à genoux sur un sac, juchés sur le tas de pierres, la « massette » à la main pour aider leurs parents. On perçoit aisément combien fut pénible pour eux la vie couplée d’écolier et carrier. Oui, tous les soirs à genoux sur un tas de cailloux, avec lunettes de protection, pour faire de « la pierre à 8 ». Aujourd’hui, on imagine mal une telle vie d’écolier et pourtant c’était hier !
C’est à proximité de cette carrière qu’était installée la Société de Tir de Messigny « Les Francs Tireurs de Jouvence » avec un stand de tir pour des cibles à 10, 20 et 100 mètres. Cette société cessera tout naturellement en 1940, avec l’occupation, alors que M. Henri CARTERET, patron des Laboratoires PALC rue du Moulin, en était le grand mécène.. A la Libération, collaborateur reconnu, M. Henri CARTERET sera destitué comme conseiller municipal et privé de ses droits civiques.
C’est vers 1945, venant de COURTIVRON, que sont arrivés Paul et Rita LAZARONI pour travailler à la carrière. Ils s’installeront dans le stand de tir, après quelques aménagements, avant de l’améliorer au mieux petit à petit. Paul et Rita deux figures extraordinaires, d’une gentillesse hors du commun, parlant un français parfait mais teinté d’un accent qui le rendait savoureux. Chez eux le sourire était permanent et l’invitation à trinquer une règle d’or. Pourtant, leur vie n’avait jamais été facile avec la fuite d’Italie à l’avènement de Mussolini. Arrivés en France ils seront orientés vers les chantiers forestiers de Courtivron.
Le « dada » de Paul à la carrière c’était la mine. A le voir raccourcir toujours un peu plus la mèche retard on tremblait pour lui. A force de manier l’imposante « barre à mine », le dos toujours courbé, même sous les intempéries, il a terminé ses jours de carrier- mais oui- en portant un corset d’acier. C’est dire la volonté de cet homme malgré la permanence des souffrances. Je l’ai vu pleurer d’avoir perdu un ami, jamais de ses douleurs.
Rita, elle, cassait les cailloux à la massette et poussait les wagonnets. Elle n’aurait jamais accepté de céder sa part de travail. Dure au « boulot » elle était d’une rare bonté. Paul était chasseur, à l’automne il aimait tirer les geais. Il se postait en bordure des buissons et les attendait. Mais Rita en avait assez de manger ces oiseaux alors, sans cesse, elle lui répétait dans son accent si particulier « Y en a marre de tes « zais » qui sont durs comme du « scien » !- C’était savoureux de les entendre. Ils étaient l’un et l’autre formidables.
Un jour, à la carrière, ils ont vu arriver les gendarmes de St Seine l’Abbaye qui leur rapportaient leurs économies. Quelques heures auparavant, alors qu’ils étaient à la carrière un évadé de la prison de Dijon, s’était introduit dans leur modeste maison et s’était emparé du porte- feuille trouvé dans un tiroir. Arrivé à Ste Foy, ayant fait halte au café, il a été repéré par Lucie FLOCARD qui a tout de suite noté sa tenue étrange et ses chaussures sans lacets. Ayant téléphoné aux gendarmes ceux-ci, vérifications faites, ont arrêté l’individu qui a tout avoué. C’est comme ça que Paul et Rita sont rentrés dans leurs économies avant même d’avoir constaté qu’ils avaient été volés.
Vers 1975 Paul et Rita LAZARONI sont partis vers leurs enfants à Courtivron et Is/Tille. Depuis, la plate forme de la carrière est occupée par le service local de l’Equipement Départemental, ex Ponts et Chaussées. Je suis persuadé que nombre d’anciens du village, passant devant cette maison, aujourd’hui fort bien restaurée, ont une pensée immédiate pour Paul et Rita. Ils ne peuvent être oubliés, de cœur ils resteront toujours parmi nous !

Le corset acier que portait Paul LAZARONI pour travailler. Incroyable et pourtant !….
G. BALLIOT
Comme la fraise à le goût de fraise, ainsi la vie a le goût de bonheur.
Alain Extrait de Propos d’un normand – Alain
L’optimiste est un homme qui s’abrite sous une fourchette le jour où il pleut des petits pois . Pierre Henri Cami .
§§§
Quand on n’a que pommes et poires, on n’a envie que de coings. » (Proverbe arménien)
Les glycines
Elles annoncent l’été et pourtant,
elles sont souvent liées à la nostalgie,
au temps qui passe
Le poète de Cyrano l’évoque en amoureux transi
« A mon balcon cette glycine
Tend ses bras fleuris dans le soir
Avec le tendre désespoir
D’une princesse de Racine. »
LA VIGIE CITOYENNE.
Groupe de travail et de réflexion sur l’opportunité d’honorer l’ancien Maire Émile Montigny .
Questions diverses (réunion du Conseil du 19 février 2018 )
Monsieur le Maire fait savoir que, pour faire suite à la réunion du Conseil Municipal du 23 juin 2017 au cours de laquelle il avait été décidé de mener une réflexion en vue d’identifier des personnes qui ont œuvré, par le passé pour le bien de la Commune et de ses habitants et ce, afin de pouvoir le cas échéant honorer leur mémoire en donnant leur nom à un lieu ou un bâtiment public, une réunion du groupe de travail se tiendra le jeudi 08 mars 2018 .
Les membres de ce groupe de travail envisageraient de se représenter à la prochaine élection municipale pour avoir le temps d’approfondir leur réflexion !!!
Mais, est-ce que 2 mandats seraient suffisants !!!
§§§
Réhabilitation de la décharge communale …
La Vigie publiait le 15/02/2018
La DREAL, annonce le début des travaux de réhabilitation pour très bientôt. Elle attend « les résultats d’analyses complémentaires pour définir la nature de la couverture finale » Rappelons la genèse de cette Histoire. Deux chasseurs constatent, début 2016, une déferlante de … Lire la suite
Pas d’information lors de la dernière réunion du Conseil …
§§§
Vente d’un terrain communal, plateau de la Mare .
Après en avoir délibéré le 11 décembre 2017,
Le Conseil Municipal, à l’unanimité,
CEDE à la SAS Pierres et Territoires de France BFCA sise 75 Chemin des Luminaires – 71850 CHARNAY-LES-MACON, un ténement de terrain d’une superficie totale de 6965 m2 situé dans le périmètre de la ZAC dite « Parc de Santé », constitué des parcelles ZN 90 – ZN 338 – ZN 352 et ZN 353, au prix de 357 660.00 euros HT, défini comme suit :
– 5925 m2 à 60 euros ht/m2, soit 355 500 euros HT
– 1040 m2 pour un prix global de 2160 euros HT, correspondant à la partie du terrain non aménageable compte tenu de sa forte déclivité.
afin d’y réaliser un programme immobilier constitué de 9 maisons individuelles et d’un immeuble collectif comportant 11 logements.
L’acquéreur pressenti, n’a pas à priori donné suite à sa proposition d’achat . Lorsque l’on décide de vendre les bijoux de famille, c’est pour répondre à un besoin urgent de trésorerie. La somme de 355000€ représentant le prix de vente devait donc avoir une affectation à des dépenses conséquentes et proches. Les habitants seraient sûrement très heureux de connaître la destination envisagée par le Conseil de cette somme importante.
LA VIGIE CITOYENNE.
Anonyme dit :
Je me souviens aussi du « Dėdė », avec son vélo à sacoches, qui n’hésitait pas à apporter le courrier à la maison pour s’hydrater d’un petit pastis en fin de tournée dans les années 90.
LA VIGIE CITOYENNE.

Marie et Victor Théophile COUTURIER (alors en tenue militaire). Théo, ainsi l’appelait-on, sera pendant de longues années facteur auxiliaire. il décèdera en 1974. Son épouse Marie, porteuse des télégrammes, décèdera en 1978. Albert leur fils, ancien militaire, deviendra facteur au village et leur petit-fils Michel occupera un poste de responsable au Centre de tri postal de Dijon. Autant dire une famille PTT, « Théo », grand « chiqueur, finira ses jours en se déplaçant complètement courbé, marqué par les durs labeurs et toutes les vicissitudes de l’époque..
Les P.T.T., les Receveurs et facteurs.
Eh oui !….avant et encore dans les années 1960, on disait couramment les P.T.T. (Poste-Télégraphe-Téléphone). Personne alors n’imaginait l’arrivée du portable et d’internet, entrainant à terme la disparition du télégramme et de la cabine téléphonique. Personne ne se serait alors aventuré à pronostiquer la fermeture éventuelle du bureau de poste local. Et pourtant, voyez où nous en sommes aujourd’hui ! Même le facteur ne connaît plus la notoriété qui était la sienne…ce n’est plus l’homme « attendu » qui apportait, avec sa présence amicale, les bonnes et parfois moins bonnes « nouvelles ». A son insu, la boîte aux lettres et l’auto l’ont écarté de la population. Non seulement le bureau de poste rendait de bons et loyaux services à toute une population, surtout rurale et ancienne, limitée dans ses déplacements, mais le facteur était l’homme providentiel, riche d’un élogieux prestige. C’était l’homme sur lequel on pouvait compter qui pouvait, dans le monde rural notamment, vous donner quelques infos et vous faire quelques commissions. C’était un fonctionnaire très populaire. Hélas le fil conducteur s’est rompu. Curieusement, malgré toutes les évolutions en matière de circulation : autos-trains- avions, la lettre qui nous arrivait le lendemain de son expédition, par un facteur à pied ou à bicyclette, ne vous parvient plus aussi ponctuellement et encore sous réserve d’un timbre spécifique, sinon !…On nous dit aujourd’hui … « le volume du courrier est en diminution »… oui mais, en plus du progrès, on a tout fait pour l’écarter ! La meilleure preuve, les deux tarifs !
A Messigny, dans les années 30, la « receveuse »Emilie MONTIGNY était installée au n°22 de la place de l’église. Elle fut remplacée en 1939 par Charles MOUGENOT qui occupera le poste jusqu’en 1945. Mademoiselle CHARPENTIER lui succèdera en 1957 date de sa retraite, elle sera remplacée pendant 9 ans par M. MOURLIN. Le 6 Octobre 1966 arrivera M. DEVELLE qui tiendra ce poste pendant 15 ans, étant remplacé le 5 Janvier 1982 par M. Alain VIARD qui prendra sa retraite à Messigny en 2002. M. Serge LECLERC sera installé à ce poste jusqu’en 2005 date à laquelle il rejoindra une autre affectation. Depuis, hélas, de sérieuses menaces « plombent »le bureau de Poste de Messigny et Vantoux. Aujourd’hui devenu plus une agence postale qu’un bureau. L’ouverture au public est limitée à 4 jours par semaine et l’après midi seulement. Là aussi, la politique du fric compte plus que le service public. L’Etat n’est plus au service du citoyen, c’est le citoyen qui doit dorénavant s’incliner devant la mise en sommeil progressive des services publics. Et là; à l’instar d’autres services, ce sont surtout les ruraux qui trinquent, victimes de services privés en recherche du profit.
La localisation de notre bureau des P.T.T. aura changé De l’arrière de l’église il passera en contre bas, de l’autre côté de la route nationale, le 30 Janvier 1940. Puis partira rue des écoles, au n° 6 bis le 16 Mai 1978.
Qui se souvient encore du facteur, enveloppé l’hiver dans sa grande pèlerine avec son énorme sacoche porteuse des lettres et journaux. Il allait d’un bon pas, frappant à la porte des maisons pour y remettre ce que le contenu de sa sacoche lui dictait. Avant les années 1950 la boite aux lettres n’était pas exigée. Quelques mots sur le temps, la santé, les infos avant de s’éloigner alertement pour poursuivre et terminer sa « tournée ». C’était l’homme attendu qui devait se prémunir de toutes les offres de boisson. Un métier compliqué pour éviter de déplaire, tant ce n’est pas facile de refuser constamment… ! Du fin fond des bois, comme des fermes isolées, grâce au facteur, ces citoyens restaient reliés à la société.
Messigny et Vantoux connaitront comme facteurs: Emile BAUDRY-Louis PAIN-Eugène COTTET- Marcel MARANDE- Albert COUTURIER de cette époque révolue du facteur à pied. Le bureau des P.T.T. de Messigny desservait bien entendu le village mais également avec ses facteurs :Vantoux- Asnières- Savigny le Sec-Epagny- Marsannay le Bois- Sainte Foy- Curtil St Seine et Saussy, y compris toutes les fermes isolées, baraques de bûcherons, etc.. . Dans les années 1930/1940 Théophile COUTURIER avait été affecté comme facteur auxiliaire pour effectuer les remplacements. Son épouse Marie était alors, pour les deux communes de Messigny et Vantoux la « porteuse » de télégrammes. Tâche ingrate, le télégramme étant souvent porteur de mauvaises nouvelles.
Depuis 1990 l’administration des P.T.T. une et indivisible a été transformée en Etablissement Public Industriel et Commercial. En quelques années de profonds changements sont intervenus, sous la pression d’une technologie en pleine évolution et d’un secteur privé glouton. Téléphone et télégramme ayant été découplés du secteur postal, des services privés se sont installés dans une concurrence sauvage, avec des tarifs élevés, sans que l’usager y retrouve son compte. Devenu trop esseulé et fragile, le service postal, ex PTT, a vu son quadrillage remis en cause et sa présence rurale fortement menacée. On voit même aujourd’hui des colis, arrivés à l’agence postale et non réclamés dans les 15 jours, faute d’en avoir avisé le destinataire, repartir chez l’expéditeur. Réponse du service postal: c’est à vous de suivre votre colis ! Où va-t-on ?…
Comme ils sont loin nos facteurs d’antan, à pied ou à vélo ! Eux qui savaient se transformer occasionnellement en coursiers auprès du boulanger, de l’épicier, voire auprès du docteur ou l’alerter, pour rendre service aux personnes âgées comme aux habitants des fermes isolées. On a coutume de dire « on n’arrête pas le progrès » certes, mais peut-on appeler ça le progrès ? Financier oui, mais social surtout pas !

Ce qui aura été le dernier bureau des P.T.T. de Messigny et Vantoux, inauguré en 1978
G. BALLIOT
Arlette dit :
Vous ne croyez quand même pas que ces dames qui emmènent leurs mômes à l’école en 4-4 vont prendre le bus? le maire dit que çà coûterait très cher pour très peu de gens alors? et puis ce n’est pas aussi prestigieux que la salle des fêtes. Au fait on n’entend plus à ce sujet les riverains râleurs contre cette salle. Grandes g….et rien dedans.
LA VIGIE CITOYENNE.
Joseph Josephin dit :
C’est l’histoire d’un singe qui vivait heureux dans sa jungle. Il se nourrissait des succulents fruits cueillis dans la canopée. Un jour, un individu chelou l’a sorti de son habitat naturel. Il lui présenta un saladier de fraises. Le singe regarda le plat avec ses beaux fruits rouges qu’il ne connaissait pas. Il ne touchera pas aux fraises et l’individu considérera qu’il n’avait pas faim.
Privés de transports en commun par leur municipalité, les habitants ont été contraints de s’organiser. Ils ont dû s’équiper d’une ou plusieurs voitures selon la composition de la famille et leurs moyens. D’autres, ont opté pour le scooter ou profite des déplacements de leurs voisins pour faire leurs courses ou se rendre chez un spécialiste à Dijon. Pour les plus jeunes c’est l’auto stop et le taxi pour les visiteurs qui rendent visite à leur famille ou des amis à la maison de retraite ou de convalescence sur le plateau de la mare. Face à la capacité d’adaptation de la population, la municipalité en a donc conclu que faire venir les transports en commun de la Métropole à Messigny et Vantoux n’était pas nécessaire et coûterait trop cher !!! Un argent que l’on peut gaspiller ailleurs pour satisfaire les égos de quelques uns. Mais les habitants ont-ils été un jour consultés ?
LA VIGIE CITOYENNE.