Six juin 1944, 6 juin 2019 – 75 années de Paix …

1er Juin 2019- REVOL jumelage 005

« Jour pluvieux, jour heureux » dit le proverbe. En ce samedi 19 mai 1984 à 11heures. Monsieur MULLER bourgmestre d’Harxheim et monsieur REVOL maire de Messigny et Vantoux symbolisent le jumelage des deux communes, sous la pluie. Cliché de 35 ans, devenu historique, d’une fraternité ô combien réconfortante.  Merci !

SOIXANTE QUINZE ANS !…

C’était le 6 Juin 1944…comme le temps passe et comme changent vite les mentalités ! Le 6 juin 1944, par exemple, personne ne s’est alors préoccupé de la religion, de la couleur de peau, de la nationalité, de toutes ces femmes et de tous ces hommes impliqués, jusqu’à la mort, pour venir nous Libérer du joug nazi ! Et le disant je ne saurais oublier tous les drames et sacrifices de Stalingrad, lesquels ont contribué à affaiblir l’occupant, rendant possible notre Libération. Comment expliquer que 75 ans plus tard, trop nombreux sont nos concitoyens enclins à oublier ce que nous devons à d’autres peuples, pourquoi ? Oui, pourquoi avons-nous perdu toutes ces valeurs qui avaient forgé la réputation de la France ?

Après la Libération quantité de réformes économiques et sociales, proposées par le Conseil National de la Résistance, ont été promulguées. Qu’en reste-t-il 75 ans plus tard ? Ces dispositions avaient-elles tant de tares qu’il s’imposait de les réduire ou supprimer ? Ou est-ce surtout la résonance politique qui contrariait ?

Oui, soixante quinze années sont passée par là … ! A ce point que, même un maire, pour réponse à une requête souhaitant honorer l’un de ses prédécesseurs, en l’occurrence M. Emile MONTIGNY, exemplaire pendant l’occupation, surtout au moment où s’est constitué dans le village un groupe de Résistants, n’a rien trouvé mieux que de s’exclamer «Il y a plus de 70 ans de ça,  je n’en ai rien à faire je n’étais même pas né ». Est-ce là le respect et l’honneur que l’on doit à un honorable citoyen et à la Résistance, surtout étant un élu donc avec des devoirs ? Une commission a bien été instituée pour examiner l’hommage à rendre à Emile MONTIGNY, par ailleurs maire pendant 28 ans, mais elle ne sera qu’une seule fois réunie et sans le moindre écho. Quand on se dit que la sagesse, la reconnaissance et le mérite auraient pu conduire à honorer M. Emile MONTIGNY 75 ans plus tard, nous sommes en droit de nous poser quelques questions sérieuses. Quelles sont les motivations d’un tel refus, d’ailleurs resté sans aucune justification ?

J’ai honte pour mon village, qui n’est plus ce qu’il était !

Par contre, soyons heureux et fiers de constater, année après année, combien le dynamique comité de Jumelage de Messigny et Vantoux continue d’entretenir et développer ses relations avec Harxheim. C’est tellement merveilleux de sublimer la paix plutôt que préparer la guerre. Félicitations aux responsables. Sans oublier M. le Sénateur honoraire Henri REVOL qui a su, en son temps, lancer ce jumelage. Grand merci à lui !

G. BALLIOT

LA VIGIE CITOYENNE.

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Une invitation à ramasser les déchets des autres !!!

Anonyme dit :  » à C.Kayser  »

Bravo Mr le donneur de lecon, votre sens du civisme aurait du vous conseiller de ramasser ces dechets et de les mettre vous memes dans les bacs correspondant,

LA VIGIE CITOYENNE.

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çà cartonne rue Maillot …

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C.Kayser dit :

La pollution n’est pas que dans nos terres, elle s’affiche aussi dans certaines de nos rues! Madame, Monsieur il y a un mois et demi vous avez abandonné à cet endroit un carton d’emballage d’un matériel électro ménager. Aujourd’hui ce carton réduit en plusieurs morceaux fleurit le macadam de notre rue. Il y a quinze jours vous avez déposé un carton ayant contenu un mobilier au même endroit. S.V.P ayez la gentillesse de récupérer ces matériaux pour les réduire en petits morceaux et les « rippeurs » se feront un plaisir de vous les embarquer le jour de la collecte. Ce ne sont pas les deux élues mitoyennes qui vous feront un quelconque reproche pas plus que d’autres dont c’est le parcours quotidien, le propreté de cette rue n’est pas dans leur mission! Notre propre sens du civisme doit se mettre en action… Merci d’entendre notre appel et bien cordialement.

LA VIGIE CITOYENNE.

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Peintres du dimanche, à vos palettes …

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COQUELICOT quel joli mot

Un mot qui rime avec bécot

Léger baiser – rouge baiser

Posé vite fait, tendre et léger

COQUELICOT Prince des champs

Fragile et tremblant sous le vent

Mais tellement beau sous le soleil

Avec ses frères, il émerveille

COQUELICOT qui symbolise

Les huit années d’union exquise

Et qui incarne la frêle ardeur

Dans le beau langage des fleurs

COQUELICOT vite se fâche

Il se flétrit quand on l’arrache

Du grand tapis si coloré

Où il poussait en liberté

Michelle FLAMME

LA VIGIE CITOYENNE.

 

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Alice et Pierre au  » Pays des Urgences « …

Alice (79 ans) et son époux Pierre (84 ans) arrivent à 17 h 30 sur le parking des Urgences. Alice n’étant plus mobile, Pierre part en quête d’une chaise roulante. Apparaît un ‘cerbère’ de quelques 60 ans, maugréant, désagréable au possible, poussant la dite chaise. « Qu’est-ce qu’elle a donc votre femme ? » – Pierre réponds « Rien ! » transférant seul son épouse sur l’engin datant des années 1930.

Le couple intègre une salle d’attente encombrée comme une place de marché de patients bruyants ou rigolards. Un panneau annonce ‘Délai d’attente : 7 heures’.

Passage au bureau d’Accueil ou tout un chacun papote avec sa voisine sur des sujets divers tout en enregistrant les arrivées ce qui fait que l’on oublie de noter certains éléments dans le dossier de la patiente !

Vu l’état d’urgence d’Alice définit par une note très précise de son médecin traitant Pierre tente de solliciter une priorité comme la chose est affichée. En vain, une infirmière ( ?) répond « Chacun son tour » !

21 heures, pliée en deux dans son fauteuil, Alice s’effondre en larmes. Arrive une infirmière pour une prise de sang « Cela avancera dit-elle ».

Le cerbère réapparaît hurlant le nom d’un patient. Ce dernier se rebiffe exigeant un minimum de politesse. « ça fait 30 ans que je fais çà et puis c’est tout ».

22 heures, arrive une autre infirmière pour une prise de sang. Sa boîte contient les tubes de prélèvements remplis d’Alice par la précédente infirmière ! Pierre dit « C’est déjà fait » – « C’est fait ? Ah bon ». Effectivement cette infirmière s’est trompée de fiche et de boite !

22 heures 15 environ, le panneau affiche : ‘Délai d’attente 8 heures’.

23 heures, « Madame Alice », le nom claque sec, le cerbère s’empare de la chaise roulante en direction de la salle des consultations. Pierre veut suivre « Non, vous restez là » dit brutalement le cerbère.

1 heure 30, Pierre s’inquiète. Il s’approche du bureau d’Accueil ou l’on s’amuse beaucoup. « Je voudrais avoir des nouvelles de mon épouse » – «  Attendez… je téléphone…vous pouvez y aller ». De toute évidence la présence de l’accompagnant Pierre avait été oubliée !

Alice gît sur un brancard d’un autre siècle sous une vive lumière braquée en plein visage, elle qui ne supporte pas cette violence de son seul œil valide. Pierre appelle une infirmière pour faire modifier cette luminosité. Cette dernière précise sur une tonalité inquiétante « Le médecin sait que vous êtes là, il va venir, moi je ne peux rien vous dire ».

2 heures, le docteur Pinocchio entre dans la salle « Votre femme va passer un scanner que j’estime inutile car je suis sûr de mon diagnostic, je laisse çà à mes collègues ». Le médecin disparaît…

Pierre décide de rester aux côtés de son épouse dans l’attente des résultats du scanner.

3 heures, retour d’Alice hébétée sur son brancard. Arrive le docteur Pinocchio « Il n’y a rien au scanner et puis votre femme est en situation de fin de vie ou pas loin ». Pierre prend cette annonce en pleine figure, épuisé de fatigue après trois nycthémères de veille, il encaisse « Et maintenant ? » dit -il.

Le docteur Pinocchio « Je la renvoie chez vous en fin de matinée ». Le médecin tourne les talons peut-être pour rejoindre l’animation festive d’un anniversaire qui se déroule autour du bureau central de la grande salle. Animation joyeuse, bruyante, on trinque !

Pierre tel un zombie gagne sa voiture, rentre chez lui sans trop savoir comment. La réalité vue par le docteur Pinocchio lui revient à l’esprit, le bouleverse, le hante. A 4 heures, Pierre s’effondre sur son lit.

6 heures, le portable laissé au rez de chaussée fait entendre sa sinistre sonnerie en même temps que des coups violents sont assénés contre le volet de la porte d’entrée.

Pierre hagard, ouvre et face à lui une géante d’un bon quintal, ambulancier de profession « On vous ramène votre femme » – « Comment êtes-vous entré dans la cour ? » -« En passant par-dessus le mur, on la met ou ? » – Pierre se hasarde « C’est une propriété privée et…. »

Pierre jette un œil par-dessus l’épaule du gaillard et aperçoit son épouse sur le brancard au milieu de la rue ! A côté une jeune personne…

Entre la porte de la cour et le transfert d’Alice sur le canapé du salon moins de 5 minutes se seront écoulées. Le brancard délesté est engagé dans le véhicule qui part sur les chapeaux de roues…. Ni bonjour, ni au revoir, ni rien…

Pierre, ne réagit plus, il cale Alice du mieux possible, prend le temps de comprendre ce qui se passe. Pourquoi cette précipitation et cette heure très matinale ?

11 heures, ce même jour, arrive un courrier du CHU avec une mise en demeure de fournir à l’Administration de cet établissement sa carte de Mutuelle sous 48 heures, faute de quoi etc…. Cet envoi est le résultat du laxisme du bureau des entrées….

Pierre durant cette longue attente aux Urgences eut tout loisir d’observer le paysage. Certes, il existe un manque évident de moyens matériels et peut-être humains. Pierre dit ‘peut-être’…

Un infirmier qui à 1 heures du matin devise avec un collège en civil durant 3/4 d’heure avant de dire « Il fait que j’y aille, j’ai du boulot » paraît étonnant. Du personnel qui va et vient en tous sens d’où fusent des réflexions « Au fait je vais où ? – Je fais quoi ? » . Surprenant !

Dans la salle d’attente des patients ou leur parenté passent la nuit. Certains sont là depuis midi la veille, ils attendent on ne sait quoi, ils râlent mais c’est tout. D’autres annoncent qu’ils feront ceci ou cela en sortant, quelques clients entrent et sortent sans rien demander à personne. Seraient-ils en quête d’un endroit pour passer la nuit ? Il semblerait que ce fut le cas pour deux personnes.

Sortie du service avec une prescription au large spectre, une sorte de parapluie responsabilité oblige, Alice a encore beaucoup souffert devant un Pierre désemparé jusqu’au lundi 13 mai. La forte pression extérieure sur qui de droit a fait qu’Alice a été évacuée par Pierre lui-même dans un établissement hospitalier dijonnais. Il n’y a pas d’ambulance de disponible pour un …particulier.

Le diagnostic du médecin urgentiste a été rapidement remis en cause comme quoi la vie d’un patient tient parfois à un fil qu’un docteur Pinocchio peut couper selon son bon vouloir et son incompétence !

Les identités ont été changées .

Alice et Pierre .

LA VIGIE CITOYENNE.

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Le forgeron …

Paul MULER- 10-5-2019 001

-Aux abords de la forge de Messigny et Vantoux, le forgeron Paul MULER, le merlin dans les mains, ajuste le cercle de fer, chauffé à blanc, sur la roue en bois, avant de noyer le tout. Face à lui Louis PAUTHENET charron, entre les deux COLOMBIER ouvrier maréchal. Dans les spectateurs on peut reconnaître au fond et au centre Jules Grandchamp, sa légendaire casquette en arrière et la main droite posée sur l’épaule de son voisin.

A Messigny, la forge était située après le pont du Suzon, à droite en allant à Vantoux. Le forgeron, que ce soit Paul MULER ou Albert MICHOT qui lui succéda avant la seconde guerre, était parfois charron et d’autres fois maréchal-ferrant.

L’intérieur de l’atelier avait un certain côté dantesque avec son énorme enclume, une grande forge dont le charbon rougeoyait en permanence, ayant à son sommet une immense hotte munie d’un énorme soufflet que l’on pouvait actionner à partir d’une chaîne équipée d’une poignée. Un peu partout au sol des barres de fer et, accrochés aux murs disponibles, des outils en tous genres : tenailles, cisailles marteaux, grandes pinces sans oublier quantité d’autres outils parfois étranges.

Monsieur Albert MICHOT était surtout maréchal-ferrant, c’était véritablement là sa pratique essentielle. D’abord des chevaux de trait, puis des bœufs pendant la seconde guerre avant d’en arriver dans les années 1960 à ferrer les chevaux d’équitation. Il faut dire que progressivement l’équitation allait prendre de l’importance alors que le cheval de trait allait quasiment disparaître, tracteurs et autres engins motorisés agricoles ayant pris le relais.

Personnellement j’adorais l’odeur de la corne brûlée lorsque le fer rougi était ajusté au sabot du cheval. Le maréchal-ferrant devait donner au fer une forme la mieux ajustée possible au pied du cheval et ce n’était pas toujours très simple. Surtout lorsqu’il fallait tenter de corriger certains défauts du pied. C’est dire si ce travail n’était pas à la portée du premier venu. L’observation de la marche du cheval, la connaissance de ses pieds, la préparation appropriée qu’il convenait de donner aux sabots en coupant et limant la corne puis aux fers étaient autant d’opérations délicates qu’il fallait savoir maîtriser, donc requérant pour chacune d’elles une grande compétence. Celles de M. MICHOT feront de lui le maréchal-ferrant de plusieurs centres équestres à Dijon et Plombières notamment. Ce fut là une reconnaissance de son art, qu’il acceptera avec sa modestie légendaire. A sa disparition brutale, la forge sera fermée. A la vente de la maison et de toute la propriété M. POTRON deviendra propriétaire. C’est alors que la forge disparaitra pour faire place à une large pièce d’habitation.

A partir de là il ne fut plus question d’entendre le son si caractéristique du marteau frappant le fer ou l’enclume. Pourtant si distinctif : trois fois frappant le fer et une fois se posant sur l’enclume. Ainsi se trouvait rythmée la cadence du travail du maréchal-ferrant, surtout lors de la finition de la pièce qu’il forgeait.

Au temps de Paul MULER, le forgeron devenait parfois charron et là c’était une toute autre technique. J’ai surtout assisté à ce travail, tout un spectacle si l’on peut oser dire, dans ma prime jeunesse à Cussey les Forges, le charron étant M. POISOT. Je suis resté subjugué  par le ferrage des roues qu’il effectuait avec ses aides au bord de la Tille, un peu hors du village à gauche de la route conduisant à Villemervry. Là, un énorme brasier chauffait les cercles de fer jusqu’au rouge. Je dis les fers car ce travail très particulier, nécessitant beaucoup de préparatifs, avait été programmé pour plusieurs ferrages. Pour le village c’était tout un spectacle et plus encore pour nous les gosses. Sur le pré, de belles roues en bois, travail de bien des journées du charron, chacune bien calée de niveau attendait sa garniture ferrée. A quelques pas de là, la paisible rivière allait bouillonner en recevant la mission de refroidir le cercle de fer qui allait enserrer la roue en bois. Le charron et ses aides armés de grandes pinces allaient saisir le cercle dans le foyer pour l’ajuster avec précision sur la roue en bois. Puis rapidement, après ajustement du cercle, le tout était transporté, toujours avec les grandes pinces, dans le lit de la Tille. Spectacle un peu diabolique avec toute cette vapeur sortant de la rivière. Quelle ambiance, sous les applaudissements! C’était comme un jour de fête, surtout que plusieurs roues étaient ferrées le même jour. Que de qualités dans le métier pour en arriver là, car le charronnage d’une roue n’est pas à la portée du premier venu ! Tout un savoir comme charron, puis forgeron, un travail de force, face à la chaleur ou dans le froid mais finalement un travail d’art. Le moyeu de la roue, les rayons, donner au bois le cercle parfait, alors qu’il devra en être de même pour le cercle ferré et que l’ensemble devra « tourner rond » sans à-coup. Bravo l’artiste. A l’identique à Messigny, près de sa forge, Paul MULER s’y appliquait également mais je n’ai pas vu faire. La photo que j’en ai, je la dois à la gentillesse de notre regretté ami Jacky MARTIN qui nous a, hélas, quitté bien trop jeune. Lui qui avait tant et tant de connaissances sur le passé de notre village il nous manque terriblement. Crois moi, j’ai grand plaisir Jacky à te replonger dans ton village, à travers cette photo un jour confiée si aimablement.

M.MICHOT- 10-5-2019 007

– M. Albert MICHOT au Centre Equestre du parc de la Colombière à DIJON. Son assistant tient la patte du cheval recourbée pendant qu’il élimine le surcroît de corne avec une râpe. Au premier plan : la caisse à outils.

C’est en forgeant qu’on devient forgeron et c’est en sciant que Léonard devint scie

Pierre Dac

G. BALLIOT

LA VIGIE CITOYENNE.

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Elections européennes 26 mai 2019 : résultats …

IMG_1146Inscrits : 1185                 Votants :  711           Valablement exprimés : 701         Blancs:          Nuls: 10

°  La France Insoumise :                                                               11       1,4    %

  •  Alliance Royale :                                                                     0           0     %
  •  La ligne claire :                                                                        0           0    %
  • Parti pirate :                                                                              1           0,14 %
  • Renaissance :                                                                        240         34,2 %
  • Démocratie Représentative :                                                 0            0 %
  • Ensemble Patriotes et Gilets Jaunes :                                   1            0,14 %
  • Parti des Citoyens européens :                                              0             0  %
  • Urgence Ecologie :                                                                    15          2,13   %
  • Liste de la Reconquête :                                                             0          0 %
  • Les Européens :                                                                        24           3,42 %
  • Envie d’Europe :                                                                       38           5,42 %
  • Parti Fédéraliste Européen :                                                    0           0 %
  • Oui Référendum d’Initiative Citoyenne :                              0            0 %
  • Debout la France :                                                                    19            2,7 %
  • Allons Enfants :                                                                          1             0,14 %
  • Décroissance 2019 :                                                                   0             0 %
  • Lutte Ouvrière :                                                                          1             0,14 %
  • P C Français :                                                                            13              1,85 %
  • Ensemble pour le Frexit :                                                      16              2,28 %
  • Printemps Européens :                                                           18             2,56 %
  • À Voix Egales :                                                                            0             0,14 %
  • R National :                                                                             106           15,12 %
  • Neutre et Actif :                                                                         0             0 %
  • Parti Révolutionnaire Communiste :                                    0             0 %
  • Espéranto :                                                                                 0             0 %
  • Évolution Citoyenne :                                                              0             0%
  • Alliance Jaune F. Lalanne :                                                     0            0 %
  • Les Républicains :                                                                   87          12,41 %
  • Europe Écologie :                                                                    90          12,83 %
  • Parti Animaliste :                                                                    17            2,42 %
  • Les Oubliés de l’Europe :                                                         2            0,28%
  • Union Démocratique pour la Liberté, l’Égalité, la Fraternité :           0    0 %
  • Une Europe au Service des Peuples :                                                       1    0,14%

LA VIGIE CITOYENNE.

 

 

 

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Elections Européenne; VOTEZ !!!

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Seulement 14 panneaux sur 34 sont garnis d’affiches !!! Les  » petites listes  » n’ont pas pu faute de moyens faire imprimer leurs affiches et leurs bulletins de vote. Vous pouvez cependant voter pour elles en imprimant vous même le bulletin de vote de votre choix sur internet.

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LA VIGIE CITOYENNE.

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Les électeurs assistés à Messigny et Vantoux !!!

Élection Présidentielle mai 2017 :

Albert, dans un commentaire envoyé à la VIGIE le lendemain du 1er tour, en mai 2017, s’étonnait de la présence nouvelle d’un préposé aux enveloppes. Un habitant posté derrière la table distribuait une enveloppe à chaque électeur. Pourquoi ? Albert avait raison de s’étonner de cette initiative. L’article 62 reprenant les dispositions du Code Electoral est très clair.

Article L62 En savoir plus sur cet article…
Modifié par Loi 69-419 1969-05-10 art. 9 JORF 11 mai 1969
A son entrée dans la salle du scrutin, l’électeur, après avoir fait constater son identité suivant les règles et usages établis ou après avoir fait la preuve de son droit de voter par la production d’une décision du juge du tribunal d’instance ordonnant son inscription ou d’un arrêt de la Cour de cassation annulant un jugement qui aurait prononcé sa radiation, prend, lui-même, une enveloppe. Sans quitter la salle du scrutin, il doit se rendre isolément dans la partie de la salle aménagée pour le soustraire aux regards pendant qu’il met son bulletin dans l’enveloppe ; il fait ensuite constater au président qu’il n’est porteur que d’une seule enveloppe ; le président le constate sans toucher l’enveloppe, que l’électeur introduit lui-même dans l’urne.

LA VIGIE CITOYENNE.

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Les boulangers : « gagner sa croute « !!!

Messigny-ses cartes postales et ses Anciens 038

-Georges SOULIER et son mitron .

Etre boulanger avant la seconde guerre, pendant et directement après, était un métier extrêmement pénible. Même s’il n’est pas de tout repos de nos jours, plus rien de comparable avec cette époque. Les fours chauffés au bois exigeaient un gros travail avec l’approche de la charbonnette, le chauffage du four longtemps avant la première fournée du petit matin, puis un entretien permanent et calculé au fur et à mesure des fournées. Il y avait là tout un art appliqué à une connaissance parfaite de son four. Sans oublier qu’il fallait également manipuler les sacs de farine de 100 kg. La dernière cuisson faite il s’imposait de nettoyer le four, le pétrin, etc…puis préparer les tournées dans les villages voisins. Un p’tit repos après déjeuner et bien vite, en fin d’après midi, c’était déjà l’approche de la charbonnette au fournil, les sacs de farine, et le levain pour les pains du lendemain.. Le levain donnait une grande qualité au pain tout en le rendant plus digeste. Etre boulanger, c’était se condamner chaque jour à un réveil vers une heure du matin, voire même avant en certaines circonstances. Hier, le pétrissage de la pâte à la main, et pas n’importe comment, nécessitait force et compétence. Aujourd’hui, le pétrin moderne est le bienvenu en ce métier.

On ne peut être que confondu par la dextérité du boulanger, notamment à la pesée des boules de pâte. A quelques grammes près, c’est toujours proche du bon poids ! Un don déconcertant ! Des boules pourtant loin d’être identiques puisqu’elles seront reprises pour être préparées en « miches », « baguettes » ou « couronnes » et placées dans des bannetons assortis. Les « baguettes », encore en pâte, seront harmonieusement rangées sur des « couches » de jute, régulièrement lavées, que le boulanger repliera sur les côtés au fur et à mesure. A la mise au four les baguettes sont récupérées avec une spatule bois puis placées sur une pelle de bois à long manche. Là, elles recevront quelques entailles, faites à l’aide d’une lame. Puis, le four prestement ouvert, d’un coup sec du poignet, la pâte y est déposée à l’endroit précis souhaité. Pendant la cuisson la baguette de pain ne doit surtout pas toucher ses voisines de four, sachant d’autre part qu’il ne faut pas perdre de place. Il y a, dans le four, un rangement précis à respecter, malgré la rapidité imposée, c’est dire toute la difficulté.

Le temps de cuisson atteint et vérification faite il faut alors sortir « la fournée » dans un ordre bien établi et le plus vite possible. A certaines étapes de tout ce travail il est déconseillé de pénétrer dans le fournil, le moindre des courants d’air pouvant être néfaste à l’évolution de la pâte, et donc ruiner la qualité d’une fournée complète. Le boulanger travaillait beaucoup et gagnait peu. L’apprentissage était long, et d’une extrême rigueur. Avec l’arrivée de moyens techniques et mécaniques différents, même si ce métier s’est quelque peu amélioré, il n’en reste pas moins difficile. Depuis cette époque, les fours ont changé, ils ne sont plus chauffés au bois. La qualité des farines s’est également modifiée. Mais par contre je ne retrouve plus, personnellement, la qualité de notre pain d’antan, toujours parfait le lendemain et même le surlendemain, ce qui n’est plus le cas de nos jours.

Nous avions à Messigny deux boulangeries- épiceries, la boulangerie SOULIER par le « mi-temps » de la rue Principale et la boulangerie GAUTEY sur la place, à l’angle de la rue des Ecoles où elle reste aujourd’hui la seule.

Madame SOULIER, au doux prénom de Marianne, tenait le magasin épicerie. Dès qu’elles seront en âge de le faire ses deux filles Andrée et Simone participeront au développement du commerce. Très jeune Pierre, le fils, deviendra « mitron »l. A la mort prématurée de Georges, son père, il assurera la succession pendant quelques années avant de remettre la boulangerie.

La boulangerie GAUTHEY, d’abord tenue par les parents le sera ensuite par les deux enfants Albert et Yvonne. Eux aussi assuraient des tournées dans les villages voisins pour livrer pain et épicerie. C’est surtout à Yvonne que cette tâche incombait, alors que Mme GAUTEY mère servait au magasin et qu’Albert et son mitron s’affairaient au fournil. Inimaginable la rapidité avec laquelle Mme GAUTEY dressait la note de vos achats, sans jamais se tromper. Aussi performante que l’est de nos jours la calculatrice, laquelle ne s’imaginait même pas à l’époque. Gosse, j’étais toujours étonné de la voir faire l’addition.

Pendant l’occupation, avec les restrictions sévères sur le pain, nos boulangers locaux ont toujours fait au mieux de leurs possibilités pour leur clientèle. C’était important au plan alimentaire mais énorme aussi pour le moral. En 1959, toute la population sera dans la peine, au décès prématuré de Georges SOULIER, à l’âge de 54 ans. Lui ancien coureur cycliste sur piste au vélodrome des Allées du Parc à Dijon, lui qui avait tant donné de sa personne comme boulanger et Résistant.

Le pain a toujours la même importance, mais beaucoup moins qu’il ne l’était avant la seconde guerre. C’est de cette forte consommation que nous en avions qu’il nous fut si difficile d’en supporter les restrictions. Coupée dans une grosse miche, la tartine de pain, beurrée, avec du chocolat râpé dessus, pour nos « 4 heures » mais c’était merveilleux ! Que de souvenirs …Nous, les gosses, c’est déjà ça que nous avons perdu fin 1939 ! En cela, nous étions déjà des victimes ! A l’identique je n’oublierai jamais qu’en 1937 et 1938 un belle tranche de pain avec un bon morceau de lard gras, le tout bien enveloppé au fond de ma musette, m’accompagnaient « au champ les vaches » à la ferme Maurice COTETIDOT à Curtil St Seine. C’était simple et pourtant si bon ! La preuve, j’en salive encore !

Dans ses confessions, Jean Jacques ROUSSEAU rapporte qu’une princesse aurait clamé, parlant des paysans n’ayant pas de pain…« qu’ils mangent de la brioche ! ». Eh, oui grâce au travail de nos deux boulangers, nous pouvions nous aussi manger de la brioche le dimanche ! Sauf pendant l’occupation, bien entendu ! Merci à Georges SOULIER et Albert GAUTHEY et veillons à leur garder un bon souvenir,  ils ont tellement fait pour nous !

 » C’est marrant de dire qu’une boulangerie est un gagne-pain. »..Gilles Legardinier

LA VIGIE CITOYENNE.

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