Rétro … janvier 2018 …

4 janvier 2018 : à propos de l’atrazine ; ( LEO, le MAIRE ) écrivait :

 » La seule question qu’il faut se poser c’est de savoir si le forage sur le site de la Ferme des Marcs d’Or a t’il jamais été connecté au réseau d’eau public? « 

10 janvier 2018 :  » Poubelles çà sert à quoi de se décarcasser !!! »

 » Ce matin, les poubelles jaunes et bleues fleurissaient les rues du village. Les habitants ont semblent-il été perturbés par la communication disséminée et tardive de la Mairie sur le changement de l’alternance des semaines de collecte à partir du 1er janvier 2018 pourtant saluées par l’avisé Léo. »

21 janvier 2018 :  » Une nouvelle page de l’histoire locale d’un  » village Français  » Messigny et Vantoux . »

 » Cette nouvelle page d’un » Village Français » devrait aider les membres du groupe de travail chargé d’enquêter sur le comportement du Maire Émile MONTIGNY face aux allemands pendant la dernière guerre mondiale. Ce deuxième témoignage devrait nourrir leur réflexion »

25 janvier 2018 :  » Quel avenir pour le presbytère de Messigny et Vantoux « 

 » Le presbytère de Messigny et Vantoux nécessiterait, selon la Mairie, des travaux d’entretien trop importants pour son budget. Une solution alternative serait envisagée. Elle pourrait se porter acquéreur d’une maison actuellement en vente, place de l’église, pour loger le Curé. »

28 janvier 2018 :  » disparition miraculeuse de l’atrazine « 

» Le Maire assure qu’à ce jour, la Commune, le délégataire de la concession eau de la Commune, Suez Environnement, en relation avec l’Agence Régionale de Santé, ont tout mis en œuvre pour identifier les causes de cette anomalie « 

28 et 31 janvier 2018 : « une Conseillère énervée -Une chaîne anti crottes « 

 » Le vendredi 26 janvier, une habitante rentre d’une promenade rue du stade avec son chien. Elle se trouve sur le bas côté de cette rue à hauteur de l’ancienne gare. Le chien n’était pas attaché mais prêt de sa maîtresse, occupé à renifler une touffe d’herbes devant le bâtiment. Soudain, elle a entendu une voiture freiner brusquement dans son dos. »

 » C’est moi la victime et je peux confirmer que la tentative d’intimidation a bien été effective ! La voiture de la Conseillère est montée brutalement sur le trottoir derrière moi et j’ai eu une grande frayeur, j’ai aussitôt pris mon chien dans mes bras … »

31 janvier 2018 :  » la présence d’atrazine inquiéte toujours les habitants « 

 » La communication partielle et incomplète de l’équipe municipale sur les résultats des différents prélèvements ne rassure pas les habitants. Et la volonté sous-jacente, ressentie par les habitants, de vouloir minimiser, leur cacher la vérité les exaspère. »

LA VIGIE CITOYENNE.

 

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Une cache d’armes dans les locaux de la laiterie de G.Muler …

C.Kayser dit :

KAMIKAZE, c’est peu dire. Au mois d’octobre 1965, sa fille Jacqueline est venue nous voir pour nous conduire vers une cache remplie de matériel militaire. Cette cache se situait sous l’escalier menant au 1° étage de cette laiterie, là ou tout un chacun passait au quotidien dans un va et vient continu. Qui aurait pu penser que Gaston Muler aurait été assez inconscient pour placer une cache à cet endroit? Il est connu que lorsque les choses sont par trop évidentes on va chercher ailleurs ce que l’on a sous les yeux. C’est le propre des caches réfléchies! Le contenu de cette cache a été évacuée discrètement à bord d’un 4×4 Renault tous terrain de la Gendarmerie Nationale. Il y avait là un véritable arsenal: des pistolets-mitrailleurs STEN, des fusils MAS 36, une ou deux carabines US M1, des caisses de grenades, des caisses de bâtons de dynamite avec leurs cordons, un lot de munitions non négligeable, le tout en excellent état de fonctionnement et d’entretien. Nous ne savons si lecteur de ces lignes peut mesurer le courage de Gaston Muler et le risque pris à cette époque pour lui-même, pour sa famille, pour la population de Messigny et pour les maquis avec lesquels il était en contact? Le lecteur peut-il s’imaginer la réaction des allemands si cette cache avait été découverte? Ce derniers se ravitaillaient en lait dans ce commerce, certains d’entre eux ont sans doute emprunté cet escalier! Le patriotisme de Gaston Muler et de bien d’autres dans notre village passait avant tout le reste. Aujourd’hui nous nous posons une question simple: si une telle page d’histoire locale devait s’écrire quels sont ceux qui au sein de notre communauté prendraient de tels…risques?

LA VIGIE CITOYENNE.

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Pour une rue Gaston Muler …

Capitaine dit :

Après la place Émile Montigny je signe tout de suite pour une rue Gaston Muler.

S.Mouchon dit :

Oui, une rue pour Gaston Muller. C’est un devoir de mémoire. Ceux qui ont risqué leur vie pour qu’on continue à vivre libre, méritent notre admiration et notre respect. Leurs noms ne doivent pas être oubliés. Soutenons l’appel de ceux qui réclament une telle initiative.

LA VIGIE CITOYENNE.
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Gaston Muler, le laitier Kamikaze…

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Gaston Muler au centre vêtu d’un imperméable clair.

Gaston MULER –

La laiterie MULER à Messigny avait son entrée à l’angle de la rue Traversière » et de la rue « Maillot ». Chaque jour les camions partaient de bon matin pour les tournées de ramassage du lait, par exemple, sur Messigny, Vantoux, Saussy, Chaignay ,Marsannay le Bois, Epagny et Savigny le Sec. Pierre CORNU était l’un des chauffeurs. De retour à la laiterie, le lait, comme ce fut la règle sous l’occupation, était « ramené » à la densité de crème exigée. Après quoi il pouvait être livré dans les différents dépôts à Dijon et alentours, selon les contingentements prévus.

Nous avons là les parties visibles de cette laiterie. Mais, à partir de 1943, son activité allait se doubler de la partie invisible et pas n’importe laquelle. Cette collecte du lait allait conduire la laiterie MULER à des relations plus particulières avec la ferme de MORTIERE devenue un centre important de parachutages entre Chaignay et Villecomte. Dès lors il a été vite convenu de rapports orientés au service de la Résistance et de l’intérêt que présentaient les camions de laitiers.

Dans cette perspective, et pour tenter de faire face du mieux possible au danger, Gaston MULER décidera de faire installer un double plancher dans ses camions, par un ami sûr, garagiste dijonnais M. JOLY. Pas pour y planquer du beurre ou de la crème, non, mais des armes de guerre et munitions. Et c’est ainsi, pendant de longs mois avant la Libération, que quantité d’armes et munitions transiteront en provenance des parachutages vers des destinataires dans la nécessité d’être pourvus. Parfois même directement à destination de Résistants isolés, en vue d’une mission particulière à assumer. Pour Gaston MULER et Pierre CORNU ces pourvoyeurs « kamikazes », recevoir et livrer cet armement était devenu un combat naturel. Ils refusaient d’en considérer les risques et pourtant, là, dans l’éventualité de la découverte de ces transports d’armes et de munitions, ils n’avaient absolument aucune chance de s’en sortir. Ils ne l’ignoraient pas, mais refusaient d’entrevoir cette redoutable échéance. Ils l’ont fait, parfaitement, mais néanmoins, confieront-ils, avec un grand ouf de soulagement le jour venu de la Libération. On le comprend aisément.

Gaston MULER n’était pas homme très « causant », ne fréquentant aucun des sept cafés du village, toujours accaparé par sa laiterie, ses collectes ou livraisons de lait. Constamment il portait son tablier bleu (un d’ventail disaient les anciens) cordelette passée derrière le cou l’autre attachée à hauteur de la ceinture. Mais, pour lui, c’était surtout la vaste poche centrale qui présentait de l’intérêt. Comme Il y glissait tout : monnaie, billets, papiers, il lui suffisait d’y plonger la main !

Gaston MULER disparaitra hélas bien trop jeune, à 42 ans, en 1950. Avoir tant fait pour un retour à la Liberté et si peu en bénéficier c’était vraiment trop injuste. Cette terrible maladie n’allait pas manquer, avec lui, de secouer tout le village. Pierre CORNU quittera Messigny lors de la fermeture de la laiterie au tout début des années 1950.

LA VIGIE CITOYENNE.

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 » Au fil du suzon  » lu et apprécié à l’étranger !!!

Salutations de l’Ohio! Je me suis ennuyé au travail, j’ai donc décidé de consulter votre site Web sur mon iphone pendant l’heure du déjeuner. J’aime beaucoup les connaissances que vous fournissez ici et j’ai hâte de jeter un coup d’œil quand je rentrerai à la maison.
Je suis choqué par la rapidité avec laquelle votre blog est chargé sur mon mobile.
Je n’utilise même pas le WIFI, seulement la 3G. En tout cas, un site extraordinaire!

LA VIGIE CITOYENNE.

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La funeste rencontre du Lt Sambain …

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Aspirant Sambain chantier de jeunesse de Fontaine les Dijon 1943 ( photo propriété de sa fiancée.)

L’affaire du lieutenant Raymond Sambain n’a pas fini de faire couler beaucoup d’encre du fait de l’absence de témoins du drame et de quelques zones d’ombre. Nous avons conduit notre propre enquête pour tenter de comprendre et de tenter de faire la part des choses. Nous avons consulté les archives des : Bundesgeschäftstelle (septembre 1958) – Deutsche Dienstelle Berlin (août 2005) – Volksbund Deutsche Kriegsgräberfürsorge (juin 2005) – Nous avons également rencontré les personnes suivantes en codant de manière réglementaire la valeur des informations recueillies:

Mme Hélène …x……, fiancée de Raymond Sambain (A) – Mme Louise Sambain Debacker, mère (A) – Mme Madeleine….x…., fille de Résistant (B) – Mr Henri Lhuillier, pilote de la moto (D) – Mr Vincent…..x……, maquis de Saussy (B) – Mr Michel….x….., maquis Tarzan (B) – Mr Georges….x……, maquis Liberté (B) – Mr Emile Denis….x….. (B), en lien avec Mr Georges Balliot. – Mr Ernest Kratzeisen, Malgré Nous alsacien, déserteur, maquis Liberté (A).

Notre intervention à la suite de l’article de Mr Balliot ne constitue qu’une synthèse des évènements tant les déclarations et les écrits des témoins se sont avérés riches parfois précis parfois contradictoires.

Le sous-officier Raymond Sambain avait été très grièvement blessé en 1939-40 (Ligne Maginot et Belgique) subissant deux trépanations qui lui avaient laissé de sérieuses séquelles d’audition de l’ordre de 60%. Promu Aspirant il est affecté au Ministère de la Guerre (Maréchal Pétain) en charge d’organiser les Chantiers de Jeunesse dont celui de Fontaines les Dijon, promotion ‘de Bournazel’. Début 1944, le vent de la guerre change de direction, l’Aspirant Sambain déserte avec quelques-uns de ses stagiaires se repliant dans les bois d’Hauteville pour prendre contact avec le maquis. Nous n’avons pas été en mesure de traduire cette période restée floue quant au rôle exact de cet officier dans la Résistance. Le 8 septembre 1944 Raymond Sambain accompagné du pilote de la moto apparaît au café du Lion d’Or à Messigny. Selon une première version, malgré les conseils de prudence prodigués par deux clandestins locaux : André Roux et Pierre Martin, il décide de partir en éclaireur dans le Val Suzon et ce de sa propre initiative. Une seconde version précise qu’il partait rejoindre ses hommes à Curtil Saint Seine. Nous connaissons la fin tragique de Raymond Sambain, sauf que :

Le tenue militaire de l’Aspirant Sambain détenue par Mme Hélène…x…., sa fiancée montre à l’évidence qu’il avait été fauché au niveau du bassin par un tir de Sturmgewher (cal.7,92). Il est certain que l’officier commandant la colonne allemande a cherché à tirer des renseignements de ce soldat dans un état comateux. Les traces de tortures en témoignent ainsi que le fait qu’une balle dans la tête ait mis fin à ses souffrances. Raymond Sambain était atteint de surdité il n’avait pas entendu venir les éclaireurs allemands dont la progression était cachée par le virage. Ces derniers se montraient extrêmement prudents dans leur retraite sous très haute tension. Aurait-il eu le réflexe de réagir ?

La colonne allemande était composée d’un véhicule blindé du type Sonderkraft-fahrzeuge doté d’un canon de 38 et d’une mitrailleuse MG, de deux camions Opel, au moins d’une moto et d’une avant-garde de quelques dix soldats à bicyclettes. Soit un effectif d’environ 70 hommes.

Le combat de Messigny fut violent de part et d’autre malgré un ennemi très supérieur en nombre et en armement plus conséquent que celui des hommes du groupe Choumette qui se sont montrés à la hauteur de leur mission rivés à leurs postes de combat. Ne parvenant pas à rentrer dans le village, la colonne ennemie se replia emportant deux morts ou peut-être plus et au moins six ou sept blessés Cette précision importante a comme origine le témoignage de Mr Emile Denis…x… témoin de la halte de ces soldats au pied de son jardin à Val Suzon où l’on trouva un lot de photos perdues par l’un des allemands. C’est de l’une de ces photos, celle du matelot de la Kriegsmarine Walter Pittelkow qui faisait vraisemblablement partie de cette colonne que nous avons lancé notre enquête auprès des services allemands qui tous nous ont répondu avec courtoisie et une rare précision comme cela fut le cas pour la fosse commune des quatre fusillés du château de Vantoux.

L’Aspirant Raymond Sambain avait 32 ans……

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Ernest Kratzeizen  » un malgré nous  » décédé il y a une dizaine d’année

Nota : Raymond Sambain portait le grade « d’Aspirant » créé par le Maréchal Pétain. On disait à l’époque ‘Monsieur l’Aspirant’. Avec l’évolution au sein de la Grande Muette l’appellation Monsieur l’Aspirant se transforma en : ‘Mon lieutenant’. Le registre d’état-civil porte la mention ‘Aspirant’.

c.kayser

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Heures supplémentaires exonérées de charges sociales : une vraie mauvaise idée !!!

Le gouvernement propose de rétablir les heures supplémentaires exonérées de charges sociales mises en place par N.Sarkozy ( travailler plus pour gagner plus ). Les salariés qui le souhaitent, auraient la possibilité de faire des heures supplémentaires défiscalisées à partir du premier janvier 2019. L’idée paraîtra certainement séduisante à certains gilets jaunes. Mais elle n’est pas sans dangers pour l’emploi. Certaines entreprises pourraient être  tentées d’avoir recours à ces heures SUP…défiscalisées pour éviter d’embaucher.

La défiscalisation des heures sup, c’est 4 milliards de coût et 100000 emplois perdus. Ne l’oublions pas «    tweet de Christophe Castaner le 11 septembre 2013. ( le palmipède )

Mais la proposition est cohérente pour ce gouvernement habitué à favoriser les riches. Permettre à ceux qui ont un emploi de gagner plus est dans leur logique puisque les autres, les chômeurs « les fainéants  »  ne veulent pas traverser la rue pour chercher du travail !!!

LA VIGIE CITOYENNE.

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Un marché de Noël réussi …

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Le marché de Noël organisé place de l’église a attiré de nombreux habitants venus acheter plusieurs produits à des producteurs locaux pour agrémenter leurs repas des fêtes de fin d’année ( vins, miel, escargots etc …) Ils ont pu aussi boire des boissons chaudes avec des pâtisseries,  déguster des huîtres, des saucisses grillées ou des escargots. Une initiative à renouveler l’année prochaine.

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Une initiative de l’ A.S.C.M.V

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LA VIGIE CITOYENNE.

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Une cruelle image de déshonneur …

C.KAYSER  dit :

Ce n’est pas de l’ingratitude mais une cinglante image de déshonneur que présentent ceux qui font un obstacle primaire à la mémoire des combattants d’un autre temps auxquels ils doivent ce qu’ils sont aujourd’hui. Une municipalité qui n’a que faire de l’histoire, des anciens combattants qui font de même ! Triste spectacle donné aux lecteurs de ce site. Ces ‘personnalités’ locales, c’est ainsi qu’elles se définissent ont refusé d’honorer les ‘Personnalités’ suivantes: Henri Fremiet dit ‘commandant Fremiet’, maire de Messigny de 1826 à 1830 – Emile Montigny, maire de Messigny de 1932 à 1960 et le pire, le Sergent Chapuis, Mort pour la France, renié par ceux-là même qui devraient prendre exemple. Dans les jours qui ont suivi la Libération nous avons vu fleurir les FFI de la dernière heure, en Algérie nous avons vu se développer et croître dès le 19 mars 1962 les ‘martiens’….et à Messigny et Vantoux?

LA VIGIE CITOYENNE.

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La famille Roux, une famille courageuse victime de l’ingratitude …

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Famille André ROUX-

Si Messigny s’est distingué, sous l’occupation, par l’activité de ses miliciens et autres « collabos », son honneur aura néanmoins été préservé par des Résistants actifs, quand ce n’était pas par des familles entières totalement impliquées dans la Résistance ainsi, en exemple, la famille André ROUX.

Longtemps, bien longtemps avant le 6 Juin 1944, la famille Roux saura se mettre au service de la Résistance, par exemple en proposant au Groupe CHOUMETTE qui se constituait, la disponibilité de son hangar, route de Savigny le Sec à l’angle de la rue Royer, pour y tenir ses réunions. Lieu idéal, à l’époque légèrement isolé, qui abritera confidences et secrets d’une Libération en gestation. Aucun des nombreux agents de la collaboration du village, ne parviendra à en avoir l’information. Mais, déjà là, la famille ROUX prenait de très gros risques. Bien davantage encore lorsqu’elle proposera ses locaux, dans la Grande Rue, pour le stationnement du Groupe F.F.I. et le stockage, en transit, du ravitaillement général des maquis. Il fallait que ces risques soient pris, la famille ROUX, les a spontanément acceptés. Y compris toute l’activité, nuits et jours, pendant 3 mois. Ils n’étaient plus chez eux, nous étions chez nous ! Et ce ne sont pas les responsables du Groupe de Saussy qui auraient pu dire le contraire. Que d’expéditions ravitaillement sur Dijon se sont fomentées là ! Car il faut ajouter, à toute cette activité diurne et nocturne, la disponibilité permanente d’André ROUX avec sa moto pour toutes sortes de missions risquées. Fallait-il faire intercepter un petit convoi allemand par le groupe Liberté de SAUSSY ? Aussitôt André enfourchait sa moto et, par la rue de la mare, parvenait à le devancer, prévenait les gars de Saussy qui avaient le temps de monter une embuscade à la sortie du village en direction de Vernot. Hélas tout allait « foirer », un habitant de Saussy interrogé par les allemands, sur la direction de Langres, leur conseillait… de faire demi-tour !

Fallait-il, en pleine nuit, rapatrier de la maison forestière d’ETAULES au maquis de Mortière le pilote de l’avion abattu le matin sur les terres de Grandchamps, André était encore là, avec sa moto, pour servir d’éclaireur dans ce transport nocturne à grands risques.

Pour tous les risques que cette famille ROUX a pris, au nom de l’exemple de patriotisme dont elle a fait preuve, pour que sa mémoire ne se perde pas et que les générations futures puissent se souvenir une fois de plus je me permets d‘insister pour que cette maison, n° 9 Grande Rue, soit mémorisée d’une plaque souvenir.

Oui, Madeleine LAVASTRE et Colette PEREZ peuvent être fières de leurs parents.

André ROUX et sa moto : tout un symbole de la Résistance locale ! Pour toute cette famille que de risques mais également que de mérites pour son implication totale dans la Résistance.      G. BALLIOT .

LA VIGIE CITOYENNE.

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